LA BELLE JUIVE. 153 SP PRIOR PRE P LP PALRPROTÉRRPPE PTT ER
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l mot dité, et cela sous les formes d’une juive , abondante.
| latin, Jeune, à peine dix-huit ans, et déjà relité en plète et ronde comme un tonneau; mais ait que de cette chair brillante, de cet éclat incomparable, qui est l'apanage des femmes | d'Israël dans leur tendre jeunesse. Des parant M veux de velours, immenses, indécents é. | dans leur inconsciente langueur, un teint ensoleillé de blancheur, saupoudré du coloris vif d’un sang généreux. Un sourire d'une chasteté irrésistible, avec une bouche aux lèvres folles, gonflées de désirs et que Jour de promesses, s’ouvrant insolemment sur vant les D ja nacre blanche et régulière de ses fines quenottes. Un nez d’une esthétique idéale, vait un avec des narines minces et mobiles, des | valoir, pétales de rose frémissants comme des asser de D battements d'ailes de papillon. Beauté L pleines copieuse telle que la rêvent les Orientaux. rs. désirée, A lui faire la timi- Chaque matin avant le rapport, en
attendant l’arrivée du colonel, tous les sergents-majors du régiment flänaient dans la rue devant le poste, regardant Jes passants, humectant parfois leur gosier d’un excellent verre de trois-six que leur servait le fournisseur en face de la grille.
Au-dessus du fournisseur logeait la belle juive.
Elle aussi guettait un sauveur, et à l’heure du rapport, pendant la flânerie de l'attente, elle apparaissait, souriante et fraîche, à la croisée de son salon.
Sa venue était attendue comme Ja manne du matin, et sa présence saluée par une multitude d’yeux ardents, qui tous lui adressaient de tendres et pressantes sollicitations.
Larcher jouait son petit rôle dans ce concert de regards brûlants. Loin de lui cependant l’idée de croire qu’il pouvait être distingué des autres.
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Le timide est habituellement modeste et Larcher est décourageant de modestie, quoique cette excellente vertu ne soit nullement de mise chez lui.
C’est un très beau garçon. Grand, moustache frisottante, chevelure noire, drue et bien plantée, tête fière solidement attachée à deux épaules robustes, torse souple, jambes bien moulées, extrémités fines et des yeux petits, gracieux, profonds, d’où jaillissent des éclairs d’une douceur foudroyante. Des cils de soie, papillotants, des sourcils comme des hachures bien arquées, fines et fournies, un nez d’une coupe décidée. Et quelle belle barbe au menton! Deux pointes noires comme l'ébène, d’une facture délicate, ondulées comme la chevelure d’un Adonis.
Et cet imbécile de Larcher était fort surpris quand ses camarades lui disaient chaque jour, en le blaguant, que la belle juive lui tirait dessus à pleines bordées.
Il protestait avec énergie, se retirant
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chaque fois un peu offusqué de l’insistance de ses camarades.
Sitôt disparu, la douce fille d'Israël fermait brusquement sa fenêtre, avec un geste de dépit.
Désappointés, les sergents-majors rentraient au quartier et blämaient Larcher de les avoir privés du plaisir de leurs yeux.
Peu à peu, notre ami devint inquiet, incertain. |
Il rêvait la nuit, et toujours ses rêves prenaient les formes de la juive, lui souriant à sa fenêtre.
— Et si c'était vrai qu'elle me gobe?
se disait-il, à part lui.
Et ruminant toujours, il prend enfin une décision héroïque, s'empare d’une plume tout2 neuve et couche sur le papier une de ces missives qui mettent le feu aux cœurs les moins combustibles.
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