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résident comme fonctionnaires ou rentiers, et le soldat, par force.
Quelques spacieux bâtiments en décorent les plus beaux endroits, entre autres l'hôpital militaire, qui, situé sur un point dominant, regarde au loin les nuages se déchirer sur la chaîne du moyen Atlas.
Son enceinte est un polygone irrégulier, accidenté de quelques bastions et percé de cinq portes.
Plusieurs petits villages. ont pris pied dans les environs, parmi lesquels Bab- Ali, rendez-vous des amoureuses, des troupiers et des charmeurs de serpents.
Le promeneur se heurte à chaque pas à quelque groupe, au milieu duquel pérore un loqueteux Arabe, qui embrasse de dociles reptiles. |
Bab-Ali mérite d’être vu et j'y allai :
pour donner raison à la tradition.
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Je tombai bientôt sur un vieillard cui.
vré, aux mille rides, à la tête rasée de près.
Assis par terre, au milieu de la rue, un stoïque petit noir se faisait tranquillement lécher la bouche, les yeux et le front par la langue visqueuse et fluette d’un gros serpent que le charmeur tenait par la queue.
A trois pas de là, formant demi-cercle et assis dans la poussière, un tambour et deux flûtes de roseau exécutaient une mélopée lugubre, déconcertante pour une oreille européenne.
Le reptile en avait bientôt assez de ces exercices et son maître le renvoyait à sa peau de bouc, où il se blottissait avec volupté, comme un acteur fatigué s'af fale dans sa loge après une scène à effet,
Le charmeur criait et mimait ensuite une prière arabe, avec des suppliques nerveuses, des gestes épileptiques, des salamalecs à donner le mal de mer.
Les spectateurs priaient avec lui et
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