‹ Au pays des étapes [microforme]Chapitre 49 sur 67 · LP EE PE LS · texte numérisé non relu

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donne. } Unadjudant du 3°, d’un blond fadasse, >ien inté- un peu chauve, œil bleu pâle, s’est ré-

vélé à nous.

Il avait caché son jeu.

Au dessert, 1l nous foudroyait par le comique de ses gestes, de sa mimique ei D de ses paroles.

in. : Se penchait-1l? on riait. Remuait-il la e conduite D jade? on se tordait. Clignait-il de l'œil? c'était du délire. Ouvrait-il la boua mal aux he pour dire un mot? nous avions des points de côté!

le ont fait Cet adjudant fadasse était tout un ds frater- D boèrre du rire.

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Au punch, Antoine nous présentait un

e nous ON À Ldat-orchestre.

Ün vrai phénomène de foire, ancien > pas dans D isicien ambulant sans instruments.

Il jouait du piston avec sa bouche, de

h flûte avec son nez, du trombone avec

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ses mains sous ses aisselles, de la grosse caisse avec ses talons, variant ses airs mijotant une harmonie spéciale avec des moyens baroques, tout à fait nouveaux pour nous.

Ses doigts claquaient; il se déhanchait, chantaït parfois, roulait des yeux inspirés, dansant quand :ïl le fallait, Enfin, fanfare, concert et bal tout à la fois. |

Il eut un succès énorme dont le plus clair résultat pour lui fut une quantité

de petits verres qu’il absorbaiït en virtuose.

Il était tard quand nous entrâmes au quartier.

On sait s’amuser dans la ligne, mais on ne sait pas s’ennuyer.

Petitpierre n'avait pas eu son pendant pour les scies.

Personne ne le regrettait, sauf lui, qui aurait voulu voir un confrère.

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sous ma tente, assis — par terre, comme

2 Vun tailleur, mon cahier d’ordinaire sur mes genoux.

Nous sommes en route depuis ce matn pour rejoindre les camarades qui courent après Bou-Amena.

Hier, à onze heures du matin, nous recevions l’ordre de partir avec cent cinquante hommes par compagnie.

Pas facile, en six heures, de verser les fournitures, se procurer les vivres et assurer tout pour un départ aussi subit.

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Aux sergents-majors incombait cette besogne.

Ce n'était pas malheureux pour nous de recevoir l’ordre de partir, car nous commencions à grogner.

Comment! la légion étrangère, troupe d’action par excellence, aguerrie par les étapes, restait immobile à garder les femmes et les enfants du Tell, pendant que les camarades de France étaient transplantés dare dare dans le désert!

Nous nous faisions un joli paquet de bile.

Les femmes ne valaient plus rien, l'absinthe non plus, et, en recevant l’ordre de déguerpir pour le Sud, nous poussions des hurlements de joie.

Trente kilomètres, la première étape, Jusqu'à la deuxième pause, on chante galement ; à la. troisième, un certain silence. Quelques soldats de quinze jours

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