‹ Au pays des étapes [microforme]Chapitre 60 sur 67 · DD TT LS TS PTE TS · texte numérisé non relu

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défendu à tout son monde de nous fréquenter.

La suite fut presque un désastre.

Le commandant toujours sous la tente, les officiers bourrés de nostalgie et peu sociables par ordre, et les hommes, tristes, confinés dans leurs gourbis ne sortant pas de peur de rencontrer quelquesuns de ces sacripants de légionnaires.

Résultat : au bout d’un mois, la moitié des lignards sur le flanc ou enterrés dans l’alfa, et des ordres de rentrer en France.

Voilà où mène l’ostracisme : à la paresse, à l’hypocondrie et enfin à la mort.

Au Kreider, de nouveau.

Quel changement à vue. Au mois de juin, quand nous y sommes passés les premiers depuis 1870, on n’y voyait rien que les ruines d’une vieille redoute construite en 1852.

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Maintenant, des mercantis y vendent du rhum, du saucisson et des conserves, le chemin de fer y passe, une nouvelle redoute est on voie de construction et des femmes faciles sont même venues ï jeter des racines profondes.

Nous sommes ici sept mille chameaux, deux bataillons de la légion, deux bataillon, du 2° zouaves, deux bataillons du 2° tirailleurs, deux escadrons du 4° chasseurs d'Afrique, un escadron de hussards, deux compagnies du train et un colonel. Le général Delebecque doit venir

à la pa- bientôt nous y rejoindre.

la mort, Et, de plus, trente jours de vivres.

Nous avons pour chef notre nouveau

nois de colonel, M. de Négrier.

sés les | En voilà un qui ne badine pas.

ait rien Raïide comme le règlement, toujours > CONS- sur pied, très élégant, ganté de frais,

avec du linge blanc chaque jour, à che-

ns

val dès l’aube et mettant died à terre à la nuit.

Il mène les choses rondement.

Le légionnaire qui bronche est sûr de son affaire. |

Avec tout ça, estimé, admiré et redouté.

On a une confiance illimitée en lui.

Les hommes, qui le craignent, se feraient couper en petits morceaux pour lui plaire.

Aussi, tout marche à merveille.

Nous partons demain pour Sidi-el- Abiod. Il paraît qu'il y a là une kouba qui ennuie le colonel.

Nous y sommes, à Sidi-el-Abiod.

Hier, nous avons traversé le champ de bataille de Chellala, plus exactement El-Monalock.

Des ossements, des fémurs, des tibias,

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