TL ES ST TE
nn
onmm
Allons ! décidément, ça ne vaut rien les marches de nuit.
Nous apprenons que Bou-Amema a fait du propre.
Après Chellala, il a filé avec ses cavaliers vers les Hauts-Plateaux, où il a tout simplement massacré trois cents ou quatre cents alfatiers.
Oh ! si nous pouvons le rattraper de nouveau, en voilà un qui ne fera pas long feu. |
En attendant, nous partons à onze heures pour lui courir après.
Il s’en moque pas mal de notre poursuite.
Avec ses cavaliers, il fait cent kiïlomètres par jour et nous, quand nous en avons fait quarante, nous en avons assez.
Pour le pincer, il faudrait le poursuivre quand il a sa smala ou ses troupeaux avec lui. Mais il a pris soin de
Re TT Po
ee
nn nnrte
laisser ces choses gênantes à cent kilomètres au sud du Figuig.
Nous avons couru deux jours pour des prunes.
Bou-Amema nous a proprement distancés.
Hier, nous rencontrons un malheureux Espagnol à moitié mort de faim et de fatigue.
Fait prisonnier par les révoltés, il a pu s’esquiver de leur camp, avec une balle dans l'épaule.
Il nous apprend que les Arabes sont très nombreux et qu'ils emmènent en captivité une dizaine de femmes et quelques hommes. Les femmes ont été données aux chefs et les hommes servent d'esclaves.
Ils ont aussi avec eux quatre ou cinq soldats faits prisonniers à Chellala. Il paraît qu'ils ne sont pas maltraités.
22 ANR D PR QU
COMBAT DE CHELLALA,
tt tte .
Si nous avions des ailes pourtant !
A l'instant nous recevons l’ordre de rentrer dans le Tell, pour reprendre la campagne à l’automne.
Car il est impossible de vivre ici sans eau pendant l'été. Et puis nos espions nous ont appris que Bou-Amema se dirige sur Tafilalet, au diable, dans le désert.
Inutile de songer à aller le dénicher dans ce pays de feu.
À l’automne prochain alors !.…
servent
Ou cinq lala. Il és.
cit:
La Golonne de Négrier
Nous sommes campés à Ras-el-Ma depuis près de cinq mois.
Rien de particulier.
De l'ennui, de l’absinthe et quelques exercices au programme de chaque jour.
Ce que j'ai fait de siestes pendant ces cinq mois !
Un seul événement à noter.
Un bataillon de France, pris dans le centre et transplanté sans arrêt à Rasel-Ma, n’y a pas fait de choux gras.
Nous avions vu ici le 17°, le 32°, le 144, le 81°, le 41°, le 3%, le 16°, le 15°, etc., et nous fraternisions beaucoup.
Arrive le N° de ligne et ça change avec celui-là.
Le commandant, un homme toujours malade et particulièrement moral, avait