UNE CAPITALE DANS UN LAG
depensera Stockholm, sans que la vision artistique des Stromparterren ne surgisse aussitdt, et ne passe, caressante, devant mes yeux : le nom de ce jardin charmant et celui de la Banda di Pratola sonl ddsormais, pour moi, a tout jamais inseparables.
A quelques pas des Stromparterren, a I'extrdmit^ sud duNorrbro, sedresse, majestueux, malgre' son architecture un peu lourde, I'immense quadrilatSre du « Palais Royal » (Fig. 41). La fa (jade qui « regarde » le Pont
Fig. 43. — Le Musee National, et les Stromparterren.
domine un perron, appeU « monte'e des lions », auquel on accede par une double rampe late'rale, a plan incline, qui conduit a la grande porte du centre. J'en visite les salles inte'rieures, Salle des fetes et Appartements royaux, qui, vastes et richement ddcore's, me'nagent, par les fenetres, d'admirables echappe'es sur la ville. II y a la en abondance, de beaux tableaux et de precieux objets d'art • et, bien qu'on puisse regretter que le marbre y soit, trop souvent, remplace par le stuc, on emporte, en le quittant, rimpression d'une demeure vraiment Royale. Au centre de ce vaste rectangle, se trouve une cour, que Ton traverse pour sortir par la porte de la fagade oppose'e. Celle-ci
i^i EN SOEDE
donne sur une place, ou coteau, qui incline, a droite et k gauche, pour conduire, soit a la vieille ville, soil au port. Au fronton de cette facade, je lis I'inscription suivai)te :
REGI . OPTIMO . FELICI . PIG . SEMP . AVGV :
ARCT : ORBIS . SPLENDORI . PATRI . PATRI^ .