‹ Au pays des palmesChapitre 26 sur 34 · BERGER DE L AURES · texte numérisé non relu

BERGER DE L AURES

Biskra i i 3

à offrir aux hôtes de la Reine des Ziban une royale iiospitalité. On s'en préoccupa; des mercantis se trouvèrent pour édifier de vastes et somptueux caravansérails. On peut aujourd'hui recevoir des princes et Félix le Bel s'y peut risquer le proche hiver.

Mieux encore! les hardis initiateurs de l'hivernage biskri voulurent offrir au voyageur l'agrément du soir et les commodités habituelles des villégiatures mondaines; un casino surgit au milieu des palmes.

On se garda bien de jeter là quelque construction selon le mode provençal ou dieppois; jaloux de conserver à ce pays sa triomphante couleur locale, les promoteurs du grand œuvre de l'hivernage saharien, édihèrent un palais mauresque de la plus admirable pureté architecturale.

Il fut baptisé Dar-Diaf, — Maison des hôtes.

Le génie arabe inventa le mot et la chose. Ce peuple voué à d'incessantes pérégrinations, imagina ces gîtes que trouve le nomade ou l'étranger dans toutes les villes, dans tous les ksour, caravansérails aux murs nus, bons pour le repos d'une nuit. Le somptueux établissement qui offre à tout venant ses jardins, ses salons, ses spectacles, a pris de ces asiles le nom de Dar-Diaf, que l'on traduisit alors : Cercle des Etrangers.

Le monument que construisit Albert Ballu, a sa façade principale sur le grand chemin de Touggourt,

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de Wargla et de la mystérieuse Tombouctou... C'est une sensation rare assurément de rencontrer, après la longueur du trajet dans des espaces désolés, ce palais de féerie, aux dômes gracieux, éclatant de blancheur dans rinaltérable bleu; c'est une fête pour l'œil,

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