‹ Au pays des palmesChapitre 32 sur 34 · BISKRA THERMAL · texte numérisé non relu

BISKRA THERMAL

A quelque distance de la ville, au pied du Djebel- Sla, s'élève l'établissement thermal de Biskra. La source sulfureuse qui jaillit du flanc des derniers contreforts de l'Aurès fut baptisée par les Arabes : Hammam- Salahin ou Bains des Saints; sa température la fait communément appeler par les colons : la Fontaine chaude.

Les Romains connurent, dit-on, la vertu de ces eaux, auxquelles, de temps immémorial, se rendent les indigènes, accourus parfois des plus lointaines régions de la province d'Oran.

L'esprit profondément religieux de la race s'en est mêlé ; quelques marabouts ont bénit cette eau remarquable, l'ont dénommée « la Fontaine des Saints », et de toutes parts sont accourus les malades.

Mais alors ce fut la panacée universelle, et vous ne verrez pas ici un seul Arabe qui ne soit allé au Hammam pour quelque affection. A les entendre, on y guérit tout : les rates énormes, les plaies par armes à feu, les rhumatismes, les maladies des femmes, etc., etc., pour un peu ils en feraient une eau de Jouvence.

De nombreuses autorités médicales se sont occupées des eaux sulfureuses de Hammam-Salahin et ont étudié minutieusement leurs propriétés curatives. Elles furent analysées en 1861, par l'ingénieur Ville; en i865, par

Biskra i3(j

M. Morin, pharmacien militaire, puis par M. Sugère. du service des mines ; enfin, plus récemment, par MM. Muller, Dandrieu et Dicquemare. Les résultats obtenus furent sensiblement les mêmes et nous donnons ici la composition des eaux sulfureuses de la Fontaine chaude, d'après M. Muller, professeur à l'École des sciences d'Alger :

Densité à i8°4=: 1,0057.

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