ALEXANDRE
.abstenir dorénavant de parler de la question du Nord-Ouest autre-
ment qu'avec nn mouvement.
profond de .repentir pour leurs fautes et d'humiliation pour leurs infarnies, : Comme après tout ces.
événementsappartiennent à l'his-
de réserve âne toutle monde comprendre; nous
toire et qu'on n’en saurait effscer..
la trace, nous nous. bornons ‘à prier nos adversaires d’avoir pitié” de nos chefs: Quant:à nous, la honte qu'ils nous font éprouver, doit suffire à noire ‘châtiment ét” nous faire pardonner d'avoir 616
leurs avétigles partisäne, |
Nous avons montré, à l'aide des preuves fournies par le rapæport du eomité du Nord-Ouest,
que la ‘conduite des ministres -conservateurs à l'égard des Métie, avait été un tissu de fourbe- ‘ries.. Jamais l'insolence et l'im- -prévoyance au début, et dans la «suite la mauvaise foi et l'astuce, n'ont été pousséos plus loin. 1 mous reste à revenir sur certains points et à marquer encore davrantege les traits de cette odiouse
pe
ÿ commencé par dire à Mgr. Taché * et au Gouverneur MecTsvish qui Vavertissaient des complications qu'allaient amener sa sotte impré-
voyance et son orgueilleuse suf-
£sance : Vous ne savez pe ce que vous dites. Ce refus de prèiter l'oreille aux avis des person.
nes qui connaissaient le mieux Je pays, arrachait su Gouverneur MeTavish cette douloureuse confidence :
“ Monsoïgneur, disait M. McTavish à
‘TÆréque Taché ti moment où celul.sl al.
lait partir pour Ottawa, au début des évé-
niéiseuté, ‘je sonbaite votre succès, mais Ju crains fort que vous no perdiez votre temps
eteutre peine J'arrive justoment d'Otiawa, et: quoique j'aie résidé quarante ans dans
le pays st que jen aie été quipxe ens le Gouverneur, je naipu faire accepler. aucun de mes avis par le. gouvernermimt -canadien.
Ces messieurs péusent conpaitre. le. pays mieux que nous. Cependant, que vous réusalssles ou non, vous aurez travaillé consclencieusement, et vous nurez la satiefactions srcie que. vous aves fait votre devoir
jitique. .
Le Ministère conservateur a
On ne voulut pas plus écouter Mgr. Taché qu'on n'avait voulu écouter M. McTavish. Etait-ce donc des choses bisn déraisonnables que demandait le prélat ?
Il va nous le dire :
“Je pris ls liberté de récommender an gouveraement d'envoyer an Nord-Ouest deux commissaires, dont un français et an aoglais, Ces commissaires devaient se mêler au pouple, s'assurer doses désirs, et faire rapport au gouvernement des 1iurés À prendre pour satisfaire le population. J'exptimal l'opinion qu'il serait bou de pérmet:
tre au pouple d'élire quelquec-32s des mem bres du Conseil. «usant Au gouverneur je suggérat de choisir un homme qui eut vécu au milieu de ls population et qui on état conu, et lorsqu'on mo démanda mon avis, … je 1ocomtasndai M. BcTavisb. Co monsieur ne parut pas disposé à auent:r Ja chatge, à causo du mauvais état do ea céulé, lorsque Je luf'en fs la demande; mais il Paurait
acceptée, comme je l'ai ditau gouverneinénf,
si on eut fait des instances,
# Je me rappolle malntendüt que lors du départ de l'on, M. MoDougall'« de on gouvernement tout fuit pour le Nord-Ouest, melgré la manière dont on avait :d4jà reçu:fies” cbservations, j'écrivis à Sir Georges de ne
pes risquer parellle démarche, de retarder :
le formation du Conseil jusqu'à l'artivés du Gonvernear et d'en choisir les -mébres pecmi le peuple du territoire, Je:n'ai jamair:
eu de réponse à celta letire. M, Langevin: :
répondit à uno .cointaunisetion que felnait :
Ge d'ano mauière respectueuse, en d .
qui me voyait pas ce qu'ily avait à faire dans: Le mormeni el qu'il espérait que mes crainles ta érouveraient à La fin exagérées, La crainte que j'exprimals à Dir Georges et à d’autres mer sieurs, était que si on établlasalt le gouver. : nement canadien dans ls payr, lo ani-diadt paitl canadien ne commit quélques ‘ézcès qui pussent causer un soulivement dates populetion. . Las cer
À coup sûr, on ne sa i ü time. , giner plus sages conseils, Îln'au-
reit rien coûté à nntre gouverrement de s'y rendre. M. Cartier n'avait qu'à faire taire sa nature de deépote. Mais consuiter le peuple, lui qui savait tout ; s’asgurer de ses désirs, lui qui tenait # les. méconnaître, alions donc !
‘C'était. vouloir qu'il perdit l’occasion de passer à travers les Mélis
comme il avait passé à travers
“tant de choses égaiement respec-
tables. S'il avait traité les Métis
eù gens libres, nous aurions pu à bôn droit en être jaloux. Il préférait les traiter comme il avait
: vu nos oppresseurs anglais nous
. traiter en 1837-88, et envoyer à Fort Garry, lui ministre de la
milice, une certaine quantilé de
. cérabines et de munitions en même
témps que M. McDougall.
On laissa partir Mer. Taché
our Rome sens l'entendre, tandis p
:. qu'ou expédiait à Fort Garry de :: qüoi dompter son peuple.’ Mais
si #7
ne
an : de . que c'était Mpr : offert de revehir ét non
oh s'aperçut bientôt que ce peuple ne se isisserait pas domp-
. ter et que, carabines et munitions “pourraient bien servir à châtier coux qui les .pportaient. La peur
qui saisit M. MecDougall s’'étenitjusqu'à Ottawa. Dans cette angoisse on se tourna du côté de Mgr. Taché. Mais comment s'a-
… dresss-t-on à lui? Sans loyanté
et «ans bonne foi, en lui tendent iége. On voulait s'arrauger açon à pouvoir dire plus tard Mgr. Taché qui s'était
“le
:: gouvernement qui. l'avait de:
mandé ; que c'était lui qui avait
offert et pour ainsi dire imposé
‘son intervention et non
” tainistres qui l'avaient sollicitée, ” L'importance de cètte manœuvre
as ‘les:
Gt
Car AULGIL VU alors ! Que ne restiez - vous à Rome ! gomme auparavant il lui avait dit : Nous savons tout.
Pour mieux faire réussir cette manœuvre, on eut l'indignité de se servir de Mgr. Langevin qui ne s'aperçut pas du rôle qu’on lui faisait jouer à l'égard d'un cellè.
gue qui lui devait être plus cher encore qu'un frère, même ministre. Nons laissons la paroleà Mgr.
Taché. Il va nous raconter dans un langage circonspect, mais suffisamment clair cependant, ce cu: rieux épisode.
“Mgr. Langevin me monira une lettre de son frère, l'hone M. Langevin mention.
nant les difficultés de Ia Rivière Rouga et exprimant le désir de me voir revenir je n'entends pas dire que ce désir fût exprimé dans le lettre, mais Mgr. Langevin, eyant cette lettre entre les mains, me dit qu'it était bien msïheureux que je no puisse retourner an pays. Je lai dia alors : “ Votre frère connaît les raiscns qui m'ermpéchent do retourner.” Sur cela, fl ms dit : { Consen- . tirlez vous à retourner ?— Oui, lui répondis-je, je contens à rotourmer si le gouverne
dès
ment me le demande efme donne les moyens de .
régler la dificuité” Ii me demanda aléïrs 1e” permission de télégraphier à son frèts à cet effet et jy consentis. Le 8 janviér, il.
“m'apports une dépêche qu'il avait reçue de .
gon frère. Je produits cette dépêche,
« Mgr, Langevin LL Rome . .
Informez ‘Evêque ‘Teché que le gou-
vernsment da Canada ascepfe avea joie'sun
ofre patriotique de se rendre à-Fors Garry
et descsnde son retour immédink, {À :" 1.
7 “Hacrôn L. Lanëties © |
Lorsqu'on lui donna leeture de.
cette dépêche, Mgr. Taché vit
bien qu'on essayait de le metire
dans une fausse position. Sa pru-
dente, sa dignité s’alarmèrent.
Il se dit que “M. Langevin ne le
rappelait peut-être de Rome que pour le faire mettre de nouveau à la porte par Sir Georges E.
Cartier. M. Langevin faisait peut.
être l'oficioux rt M. Cartier ne lai témoiwnerait peut-être pas plus d'égards que par le passé. Il protesia que | rôles et qu'il tenait à garder le sien, le rôle d'un homme qui accepté des excuses et se rend à une prière, et non pas celui d’un homme qui, après avoir recu des affronts, offre de nouveau ses services. oo
“ Je pris alors la .iberté de faire remarquer à Mgr. Langevin que je ne m'étais pas offert pour retourner, et que j'avais simple. ment dit qre jirais si le gouvernement m'en faictit Ja demande, Les troubles étaient si eérieux qne je ne pensais jas pouvoir, ro:r des raisèns per:onnelles, re.
fuser Ge m'y rendre”
De peur de malentendu de la part de Mgr. Langevin et de piége de la part de nos ministres, Mgr. Taché tint à rédiger luimême la réponse qu'il ft signer .par Mer. Langevin.
“Je dis, en conséquence, À Mgr. Lan.
gevin que je réféchirais avant de donner une réponse ét que préparerais moi même da réponse à la dépéche, Il y consentit et je préparai la réponse à cétt: dépêche, qus je produis -
Hon H.L. Langevin, os Ministre des Travaux Publiès Ottawa. |
“A la demands du gouvernement üu Ca.
nada, l'Évêque Taché partira cette semaine, si possible.”
Rome, li janvier 1870.
L'Eviqua Laxavre.
on changeait les |
Da moins cette fois, les minis- , tres ne réussirent pas à joner : Mgr. Taché. Il avait de suite : flairé le piôge. Mais ils devaient : être plus heureux dans d’autres : circonstances, et Mer. Taché n'é- : chappait à ce premier guet-à-pens : que pour tomber dans d’autres.
i S'il avait pu prévoir ce qui allait : lui arriver, il serait sans donte i resté à Rome et aurait laissé M.
Cartier se tirer d'affaire tout seul.
Avant de quitter Rome, Mer.
! Taché crût devoir consulter l'Âr- | chevêque de Québec, et voici ce | qu'il rapporte de cette entrevue:
ü L'Archevèque de Québec, Mgr. Baillergeon, me dit : ‘* Après la manière dont on
| vous a traité, je comp ends qre vous he
} puissiez partir, mais sû vous pouvez oublier i L'AFFRONT QUE VOUS AVEZ REGU, Îl p'y a acun douts qu: vous f:r z une bonne action en vous rendant à la Rivière.
Fougà ”
| | Cette parole de Mgr. Baillargeon dovait consoler Mgr. Taché de lafiront qu’il avait reçu de la part de Sir Georges E. Cartier, pas plus cependant que cette umble confession que lui fit à son retour le hautain ministre :
Le gouvernement a commis plusieurs erreurs, et nous ne devons pas être surpris si ls population encommet quelquer-ursg, Assorez-la que les dispositions du gouvernement à son égard sont telles qu'elle peut se fier à nous cn loufe sécurité.”
Pour veiller à l'exécution de cette solennelle promesse, le.
ministère gardait Ciarke en ré serve, Clarke .si bien fait pour compléter Schultz ! .
n'obtenait rien. Résigner ! c'est A bon pour M. Fournier; mais M.
Carüer, y pensez-vous? M. Car- Obtenez de suite l'amnistie ou |tier n’a consenti à demander résines, crie la Presse conserva. | l'amnistie que poussé à bout ; il tricé aux ministres bas-canadiens, | a absolument rien obtenu; on ‘Nous avons droit de lai ré. |ne luis pas demandé de résipondre: Avéz-vous jamais for- | 806T ; et s'il avait voulu, par immulé paréil ultimatum à vos possible, résigner, on l'en eût élisfs lorsqu'ils étaient an pou- | empêché.
voir ? Les avez-vous jamais pla- | Dans son iémoignege, M. Lan- : éésdans une pareille ternatire? gevin va jusqu'à dire: “Jamais ; et engore aujourd'hui | à je ne mo rappelle pas avoir jamais reçu ls Presso conservatrice prétend | intematten quésenne promesse on qu'au. qué le seul devéir des ministres | cane resertion ait ét faite à l'effot de met. conservateurs bas-canadiens était | tre en jen auprèsdu gouvernement impésiai de faire des vœux pour l'amanis- | les bons offices, l'influence on les représen. tie! Le seul mérite qu'elle, +- tations du goavernement on d'aucus membre clame pour Sir Georges E. ns . | du gouvernement dans ce sens, c'est-b-dire tier est d’avoir promis de s'employer | POUr obtenir Pamela activement pour oblenir Famnistie. ! M. Cartier travaillait si peu Voici ce qu'écrit la Minerve | pour ontenir l'amnistie, que M. danse son dernier numéro : Langevin est resté jusqu'à audt Mgr, Taché, M. l'abbé Riichot se seat, | jourd'hui sous l'impression qu'en adrensén à Sir Goorges dans tout: le ours | aUCune circonstance les boxs offides négociations st Sie Gaorges leur s pro. | ces on l'influence d'aucun membre mis de faire tous ses efforts comme ministre | dus gouvernement n'oit élé sis enpour que. justice fat rendus? Mais con. | jeu auprès du gouvernement imapéclusra-t-.cn de 1à, qu'il prewiait Fomnistie | rÿal, H est persuadé que M. Carcemme minisivef Poueci- en cette qualité | tier, pae plus que lui-même du d'engager pour es colfèjresT IE serait abvurde | reste, n’a fait quoi que cp soit en de le Med rl Georges ne pouvait que | ce gens." promsetire da demptryer actissment pour arri. Siuin 1$ . 2er le Hal Eva prju qu li al | Carton avait DrÉDELÉ Un 6. nel cher de Mes. Te En rtier avait préparé un .m Rage cer qu'à Mgr, L'aohl lmoire confidentiel fayoxsble à Ainsi, il est absurde de suppo- | l'ammistis et Pavait remis à Lord ser que M. Cartier ait pu pro- | Lisgar. Ce mémoire est resté mettre l'emnistie comme minis- | sans effet. A:-t-il résigné pour tre, absurde: de dire :qu'il ait pu | cela? Non pas. Il paraît avoir s'engager pour ses collègues. | attendu bien patiemment. 1870 Exiger de lui sa retraite du pou | achève, 1871 s'écoule, 1872 passe, voir perce ù’il ne pouvait obte- | 1878 commence : l'amxistie ne nir emnistie, aucun conserva. | vient pas et M. Cartier me:réteur n'a jamais songé. Même | signe pas. Il ne R°<e-même pes “aujourd'hui, 6n' ne dif pas qu'il|de la chose à M. Langevin qui “autait dû 6e rélirer puisqu'il! croit que sep chef ne-fsit ren
CE
A Rem nrarer mat
au
pour l’amnistie et qui n'en rési- &ne pas plus pour tout cela.
Le refus persistant de l’amnistie laisse M. Cartier tien calme.
Mais lo Pôva Ritnhat nan dira ana ONE EV E WI BIENS T VU MALE L, 572
Lord Lisgar et Lord Clinton
. Murdoch ont promis l'amnistie ex sa présence, alors Sir Georges.
bondit et proteste avec véhé-
. mence. Ii écrit en date de Lon-
dres, 8 février 1873, à Sir John A. Macdonald :
Je ie hsureuz de vous envoyer ci-inclus une note de Lord Lisgar dans laquelle il réoonte exactement ce qui s'esè passé entre
‘Ixtet le Père Bitchot on ma présence le 19
mars, Ji n'a jromis aucune amnistie, " .
M. Certier n'ajoute pas Dieu
merci, mais on sent que le mot est au bout de sa plume. Il y a loin de là à le menace de rési-
er, si l'amnistie n'est pss accordée. L'idée, non pas de résigner, mais de promeitre de résigner, ne devait venir qu'à M, Langevin et lorsque la barque ministérielle
‘coulait. En la voyant s’enfoncer
sous l’eau, M. Langevin a crié à Mgr. Teché: Sauvez-moi, et je vous promets de résigner.. plus
tard. . :
Mgr. Taché lui répondit avec une ironis mordante : ‘Vous pouvez promettre comme ont fait vos
collègues.” On sent à la fois dans
. € mot l’amertume de l’homme
dei ei souvent trompé et la clairous pourrions désigner ceux qui, kier, figuraient autour de la khelle Jacques-Cartier dans l’espoir d'y produire un mouvement
. quelcoique ; mais nous leur lais-
sons le soin de se faire connettre eux-mêmes, et de diré de uelle manière ils entendent
s'amuser aveo les appareils de
potence que leurs chefs ont construits à si grande frais dans le cours des quatre dernières années.
voganna mâléa do Aâconût de
homme qui sent qu'on veut letromper encore une fois. L’Archevêque pouvait répéter alors.
ce qu'il écrivait quelques mois.
auparavant au même M. Langevin : io LE Pages.
“ Pour mon compte.et dens Eimipsiaibl.
lité où je suis de. déguiser ra. peñgée, jevous ferai un .spen que. js trouve bien-regretiable, Il y a deux ans an changement de ministère m'aurait paru un grand malheur pour la Puissance en général, pour Québec eb Manitoba en particulier. Au- Jourd’hui, je suis à me demander ce qu'on.
aurait à y perdre, et ai, au contraire, 6n ne pourrait pas y gagner ! Je sens toute la.
portée de ces derniers mots, aussi je ne les prononce qu'avac une peine extrême. ”
Pour qu'un homme comme Mgr. Taché, qui croyait en 1870 qu'un changement de ministère eût été un grand malheur, en soit venu à la conclusion que ce serait probablement un grand bonheur, c’est un signe irrécusable que le parti conservateur avail:
épuisé la patience humaine et divine. Mgr. Taché n'oubliait pas que le chef du nonvean ministère serait M. McKenzie qui, comme membre du gouvernement d'Ontario, avait offert une récompense de $5,000 pour l'arrestation de Riel ; et cependant il disait: ‘ Périsse le ministère qui nous a trompés !”
‘Pour tout homme qui lit le t6-
moignage de Mgr. Taché, il n’y a.pss d'alternative :—il faut,. ou
. ft de tant d'illusions de sa part, “ét dé tant de fourheries de ls part
Fr
‘Sort de ‘la lecture des pièces re-
-la proclamation d'amnistie serait
bien que le prélat ait (nous de- | raïs pas venirici.” Bir Georgen ao diè : mandons pardon de l'expression) | F fsut que vous voyiez le Gouverneur.” menti durant tout le cours de sa | Après une coute stfento, Sir Georges redéposition, ou bien que Sir Geor- vint, et dit que le Gonrernour était prêt à ges E. Cartier l'ait trompé et joug | "° 755555.
du commencement à ia fin de ses | “ Er me rendant à la chambre de Son relations avec lui. Ajontons que
Excellonce, je le trouvai se tenant debout, pour tout esprit impartial, il res. | Près do le porte. Î manifosta beanconp do
répugnance à parler de ces questions. Avant de ini aîresser un mot Îl me dit : ‘“ Jesuppose que vous ne vous èkeg pas 1ondu ici pour parler politique” Je loi dis: “Je euis convainou qua vous connalasoz le bué do mon voyage. J'ai quittés Montréal, non d'après mos désire, mails à in demande de voire ministre. Et je auppose que 8ir Gcsrges vous à dit pourquoi jo suis venu.” IH répliqua: “Ily a beonsoup de dificul.
tés au sujet de toutes ces questions, je no désire pasen conférer” Je lui dis: 8! Votre Excellence n'est pes en position de traiter ce aujat, je suis prét À me retirer,
& 11 me demande alors de prendre Da siége et il commença à parler des, afaires dela &ivière-Rosge. J'attirai natarellement Pattention de Son Excellence aur la ques.
tion de l'Amnistio, Après m'avoir fait part de sa répugnanes à parler de cette question, Îl me sigualn se proclamation de 8 déceme bre, qui était sur la table, et dit: « Voioi ms procismstion ; elles règle tonte 1s ques.
tion T1 sjonta : “ Voyez Sir Ges, Custier, ii connaît mes vues sur co sujet, et il vous dira tout.” Je pris cougé alors de Son Excelleacs. Sir Georges le vit, et Feus es.
suite rns entrovus avec Sir Goorgos Il me dit qu'il regrettait de ne pouvoir mo don.
ner d'autres explications que celles dont li m'avait déjé fait part. J'en conclus que ce que m'avait dis Sir Geciges à Montréal était exectement la vériés, Je fla voie slots à Sir Georges ls nécessité d'envoyer quel.
ques informations à la Rivière-Mouge, re que les journaux nisient que l'amnistie eût été accordés, Nous rédigeñmes alors où.
semble une dépêche, croyant qu'elle calme.
rails le population dans le ons où {1 exlsée- ‘ rait du malaise. Le téligramme fut. en.
voys. Je ne me rappelle pas de son 56m.
tenu, mais il tondait à fairé coupesedre
teolllies, que ce n'est pas Myr.
Faohé qu est l2 tromjeur, Ei Ke le jagoment terrible, qu'à la
de ceux qu'il considérait ses meilleurs amis, il porte sur lès chefs conservateurs, n’est que trop mérité, Ê
Nous allons faire voir per un nouvel exemple comment Sir Gheorges E. Gurtier s'y prenait poar tromper Mgr. Taché qui, malgré qu’il en eût reçu d’abord affront, avait conservé en lui cette aveugle confiance que le clergé a reposée si longtemps dans les cheïs conservateurs.
En juillet 1870, M. Cartier avait ét6 jusqu'à promeltre que
lancée dans quelques: semaines, et jusqu'à ajouter que: si. Mgr.
Taché se rendait à Niagara au-
rès du Gouverneur-Général
ord Lisgar, celui-ci lui donnetrait la même assurance, Nous laissons la parole à Mgr. Taché, La scène.est étrange comme on va le voir:
“ Je me rendis à Nisgara, Sir Georges paraisscit mal à l'aise à mn arrivée, Il ms dit que des nesemblées d’'indignation avaient on lien à Torontc et qu'elles avaient causé beaucoup de malaise à Son Excellencs. Je lui dis : (‘Je puis m'en retourner maintenant ; vous savez que je ne dési-
oo 1
que la promesse qui avait 6t6 faiie n'avait Mer. T'eché repartit avec 06
pas été révoquéo." .
La chose n'est que trop claire :
Lord Lisgar répugnait à tromper Mgr. Taché. Il ne voulait pas consentir à lui donner des assurences évasives, à double entente. Il refusait de jouer le rèle qu'on lui avait assigné dans cette odieuse comédie. .Ïi remettait Mgr. Taché à Sir Georges en disant à celui-ci: Arrangez cela comme vous poutrez, je ne m'en
miêle pas. Sir Georges arranges |
cela à ss manière et rabattit de plüs en plis le bandeau sur les yeux de Mgr. Taché. Meis le secrétaire particulier du gouvernevr faillit tont perdre 8i brouiller les cartes. Ecoutez encore Mgr. Taché :
u Peu aprés mon entrevue avec le Gouvernour; pendant que je causais avec plu.
siours messionrz, le secrétaire privé de Son
* Buoellencs, K, Turvilie, fit une insianstion que j'entendis vou: le preinière fois, allant à dire qu'il faudrait probablement faire une distinction à l'égard de céux qui étaient. concernée daus les troubles de 1a Bivière-Bouge. . l'attirai l'attention de Sir Georges Cartier sur cette observation de K.
œurville. Je Vaprelat à Fécert et je Ini die : “ Qu'est-co que cela veut dire?” S£ir Georges répondit : ‘M. Turville est on excellent homme, mais'il ne connaît réen sur ces matières-lè, de surte que ce qui dit me doit
vous mettre nai à l'aise. -Oole me convainquit que l'émnistie m'avait pas êté retirée, mais joctto amertion me: cas quelque à, Plus fard, lorsque je rancontrai de nouveau Sir Georgeu, je 1ni rap.
peisi l'observation de M. Turvilie;'et il me $t encore à pou prés la même réponse, mauurant quon ne devait craindre buoun danger pour ceux qui éiaisnt impliquée dans les troubles. IL m'essurn également que lamaistie ne tarderaiÿ pas à venir ét guelis serait, dun caractère abtolu ei gê« nérel®
illusions pour Manitoba, Pour comprendre la forcs et la persistance de ces fllusions, il faut songer à ce qu'étaient encore à cetts époque les chefs conservateurs aux yeux du clergé : des défanseurs de la foi, des gens dont:
chute eût 616 sn gramd sa comme disait Mgr. Taché même. LE Ayant une entière co dans les promesses du go mont canadien dont leur faisait part, les Métis
bas les armes et les troupes firent"
leur entrée sans coup férir à Fort
Ici se place an trait de hant comique srqui montre que Sir Geor- E. Cartier prenait Mgr. Leché pour uu crédule personnage qui acceptait : pour mot d'Kvangile tent ce qui ini disait ef à qui on pouvait faire nrendre des vesaies pour des lanternes. .
. Dons la lettre. annonçant l'expédition militsire, M: Cartier écrivait à Mgr. Taché : - - WE/éxpédition ‘est uts expédition de:
paixei le bataillon de Guéboc. comprend
ur grand nombre de ncsamis, entramrente
Père Royer! ue No dirait:on pes que le Père Royer sert comme soldat dense le bataillon et quele betaillon se compose sn grande partie d'Oblats comme ini M. Cartier invitait, ur ainsi dire, Riel ä sller an evant du Père Royer. Bien a pris Riel de. noue y aller. Il eût 6t6 reçu par Wolscloy. Le Dans ses letires de cette époque, M. Cartier ne fait que parler à Mgr. Taché de la nécessité de faire de bonnes élections.
Dites à votre peuple, écritil, de ce | qur ocrtsias polnts. D’en autre côté, sous tronver à con posis pour faire de bonnes éeo- | forme de confidénce, il m'n montré une dietions pour votre Chambre lovals ef Ia Cham- | positicu qui non-soclemont m'aflilge, mass bre dos Communes.” qu me bless dune manière sangiants. Il
5 6 ET doit vous coinruniquer ce qu'il m'a dit Hans Wné BRIE 1er. relafivoment à crisis re que
| S J'espère que vous ferez de donner Sie. | Lord DuSerin sureît roçues d'Angisterre. tome.” | # 8ila choss est telle qu'on me l'a dite,
Le gouvernement provisoire | il ne pent pas y avoir de éeperie plus foren foite, les troupes maîtresses de nelle, Al les choses tournant einei, J'aurais Manitoba, les bonnes élections faîtes, diéjoud d'une manière indigne. On ne s'est M. Cartier ne se gên & plus. donc servi de moi que peur tromper et at. cvs tendre ls moment où uno vengeance pour-
- Vos traites de wavarammss, lui écrivit | sait s'exercer plus facilement, : Mer ais; oeuzx qui pour se protéger, ont | ü fans parler du feux calcul que l'on fait
Pire msibeur de faire que viotime, l'infor- | à ce dernier point de ve, ms conduite à
“Beutk - toi, est bien clairement tracts. Je ne puis
Mgr. Taché devait apprendre | que metére devant le pablio en général et
lus tard de la bouche même de | les membres de 1 Chambre en jaticalier,
ir John A. Macdonald que ce | LE JEU DONT PAUEAIS ÉTÉ La VICqu'on entendait par amnistie,