‹ Au pilori: la trahison des chefs conservateurs démontrée par les témoignages recueillis devant le Comité du nord-ouest: (extraits de l'Evénement)Chapitre 5 sur 8 · TER DES POURSUITES QUI, INÉVI · texte numérisé non relu

TER DES POURSUITES QUI, INÉVI

TABLEMENT, PEUVENT REPLONGER LE PAYS DANS DES DIFFICULTÉS DONT NOUS NE SOMMES PAS EN- CORE SORTIS, Pourquoi ns pas dire carrément el franchement que le passé, ce qui ne lombs pas sous La juridiction. d'Ottawa, est encora soins du ressort .de Manitoba crééner Otianaf Comment les sutorités ici peuvent-ellss être investies d'un pouvoir que vous n’aves pas ? ” -

Ainsi, d'après Mgr. Taché, M.

Cartier lui avait d’abord laissé croire que les tribunaux de Manitoba n'avaient pas juridiction pour juger Riel et ses amis. Que disons-nous ? il le lui avait dit formellement. Mais on Chambre son langage change, et le prélat n'hésite pas à lui dire que, dans les paroles qu'il y a prononcées on trouve tout ce qu'il faut pour exciter les vilains à tenter des poursuites.

Les paroles de Sir Georges de.

vaient être entendues. Clarke,

sa créature, les écoutait et devait”

en faire son profit. On vit plus

tard les fruits de ces tristes dis-

cours, Mgr. Taché avait senti le danger qui ne devait éclater que pjus tard. “Pour mon corupte, ja vous assure que je suis profondément affligé, Je maj épargué ni peines, ni fatiguss, ni dépenser, ni humiliations pour rétablir l’ordre et la paix, et j'en auis à recevoir de mou peuple ls reproche sanglant que. je l'ai trompé indignement. Toutes les semaines les journaux d'Ontario, comme le " Witness, de Montréal, traînent mon nom dans la boue ; les organes du gouverne:

ment ont bien pris garde de ne me défendre que le plus superfciellement possible : “de.

mon côté j'ai gardé le silence esecce plus scrupuleusement pour ne point faire surgir de diflicultés ; mais je dois avouer que si lamuistie ne vient pas dan vif; vi, surtout le gouvernement de Manitoba

laisse faire quelques arrestations (comme il seuible disposé à le fuire,) ators je par- Israi devant le pablic, je dirai ce’ que je

sis; cs qu'on m'a dit—0os qu'on m'a

Gerit, sr enfin c'est sesez que nos ennemis m6 viipeñdeut; joue puis {olérer que mou peuple me soupçonne de l'avoir + trahi, Si nous derons être reslbeuroux, nous le serons ensemble ; je puis souffrir @vec ceux. qui me sont oonBês, ai j'ai leur confiance : avec leur mépris, je ne puis vivre, parao que je ne-puis plus les servit, | -$ Après une crnells maladie dus aux souffrances et aux privaliocs, Riel est rénré dans ses foyers depuis trois jours.

It-est encors souffrant, malade et épuisé.

Sos amis et mêmo d'anciens. adversaires politiques vont le voir en foule. Aussitôt que'ceîte nouvelle sera connue des: Onya ils vont recommencer l'escita-

: 4 Vous payes (N. N.) ot suires qui ont éiéles eeuls véritables auteurs de nos troubles, qui ont tus trois citoyens deln Rivière: Rouge, Parisien, Goulet et Farmer, où VOUS TRAITEZ DE MEURTRIERS esux qui, ponr ss protéger, ont su Îles maélbeur ds. faire uns victime, l'infortuné Scoti.?

Ainei,.ce n'est pas M. Dorion qui a, traité ‘Riel et Lépine de MRUBTRIERS, c'est M. Oartier.

Nous avons sur ce point le témoignage décisif de Mgr. Taché, tandis que pour incriminer

. M. Dorion nous n'avons que des assertions contestables et. péremptoirement niées par nous et

ar d'autres auditeurs. Il reste

ouc acquis que c'est M. Cartier et non M. Dorion qui a traité en pleine Chambre Kiel de meurtrier. Lea presse conservatrice r’en ira pas moins répétant que c'est M. Dorion.

” Ces vrais auteurs des troubles

ue l'on payait, c'était d'abord

| Schultz à qui l'on donnait $80,000"

d'indemnité. Plus tard, à son tour, lorsqu'il aura jeté le masqneet pris parti contre Riel Clarke recevra de M. Langevin le titre de consailler légal du Lientenant-Gouverneur de Manitoba, ce qui lui apportera un traitement de $1,000 par année en sus de ses appointements.

‘5 Vous saveë de connaismence certaine que deux soldats :ont. contribué à faire.

noyer la paarre Goulet. Çes horpmes sont.

dans les rangs, is sont connus et-rien,abeo-: lumené rien, pour. ce crime commis après:

le transfert ! La liste: serait longue, ai je voulais énumérer touk de qui s'est fait de répréhensible. et d'impuni depuis. Es voilà qu’en dépit de ls promesse le p'us formelle, on revient sur un des faits ranihedreux qui ont précédé. ls trassfert st qu'on Isise dans l'oubli d'euires tout aussi rogrettablés Pourquoi ainsi deux poids ot deux mseures?— Pam gueles forcenés ærient très-fort et que vous avons on la disorétion de nous taire. .

Songes à l'excitation ques nous aurions.

pueréer daus le Bss-Canade, si nous.

avions dit. toué ce que: nous savons, Si. |

nous erions fait connaîire tout ce qui à.

été fait, Vousavres asses de œfdit pour. obtenir qu'on ftiende. ea promssss ;.

forces ceux qui l'ont faite à is garder, s&.

nous aurons Île paix, Je comprends tout

ce-que mes paroïes poureni avoir de p£.

nible pour vous ; mais, d'un autre côté, je sais. qu'il vaut mieux prévanie les raaux que d'avoir à les réparer. : :.

“ Exousezmci ; j'ai le cœur trop plein pour écrire -convanablement, A-:dire:

vrai, je ne serai astisfait cu même soulagé:

que lorsque j'aurai écrit l'histoire du:

transfert du Nord Ouest à la Poisssnos du Cauade, ‘ ic

# Comme l'amnistie me semble !n clef” de tout ca myslère, j'attends encors

pour savoir dans quelle note entonner mos chant. -

44 Agrées l'hommage de mon respect et d’on dévouement qui, pour être siccère, n'on est pra muius c0mpiet.

4 Votre, ste, eto., ‘5 (Siguë,) ALex, s Erêque de St. Baniface "”

M. Langevin prit en l'absence de Sir Georges E. Cartier la direction des affaires. et Mgr. Taché sentit bientôt qu'on n'avait fait

ae changer de traître. Î1 reprit alors la plume, et de même qu'il avait buriné l'arrêt de condamnation de Sir Georges, il burina l’arrêt de M. Langevin.

L'Areherèque Techa à l'Honorable H. L co Langevin, CB.

% St. Bonifacs, 27 janvier 1873 i Hon. H. L. Langevin, ‘ Ministre des Travaux-Publies.

‘6 Honcrable et cher monsieur,

St Quelque désagiéable que soit l'habituds des récriminations, je me trouve de noëwveau dans 18 pénible àfcassité d'écrire sur des sujets qui ne peuvent causer aucun plaisir. Îl me serait bien plus doux de dirs des choses aimables ; néanmoine l'intér$t que je porte: À mos pays me prive de cette satisfaction et m'imposs le sacrifice d'être pout-êire maussade. . .

# Je joins à la présente is liste de coux qui sdmiuistrent, dans Manitoba, les différents départements qui relèvent directement du zouvernement de la Puissance. Tout le monde ne vous dira pas, mais tout le monde iei sent quelle injuate préférence constate ca tableau.

Quatrevingie nominations ont été faites à Gtiawa. Sur ce nombre, cing seulement sont des Mélis, douze seulement portent des norss français, Le gouveracment d'Otilewa nepouvail pas faire autrement, s'il avait entrepris de justifier les appréhensions qui

nn en pq

ont provoqué les résistances de 1889, Vous cotprenss ssies que puisque lo gouver nement sttend son support, en grando partie, de la provinces de Quibes, il devait davantage ménegor les justes ous:

coptibilités de la représentation frauçaise de csite province. Iei le mésontentement s'accrolt tous les jours ; non.

seulement il est génêvai parmi ls population française, mois. la populstion soglaise ue se montrs pas plas satis-.

faite. ” :

Sur 80 employés nommés par le gouvernement fédéral, il n'y avaitque cinq Métis et douze portant des noms français. Voilà comment M. Cartier et Langevin prenaient soin de nos natlonaux ! Cela n'empêche pas que tous les jours on nous dit: Ab si M. Cartier était là, les Canediens-français obtiendraient davantage. Fausseté que tout cela :.

jemais les Canediens-Rrançais n'ont moins obtenu que sous M.

Cartier. Il.ne les plaçait que lorsvil y était forcé eten temnêtant.

ombien, par exemple, en. a-til placé sur le Grand-Tronc? il était aussi incapable de s'occuxer des autres que de ‘cesser un ins tant de s'admirér lui-même, - *..

“ Puis, cette promesse d'amnistis qu'on prétead aujourd'hui n'evoir jamais faite, quel désagrément ns nous cauastelle pas ?: Cette Frômesce « 6t5 faité non seulement aux délégués, mais à moi méme. Onnu’a pas le courage d'avsüer ses acte: dens la crainte de mécontenter Ontario, Sir John À. MaëDonald s'oublie - Jusqu'au point de fuüire choris quec les plus violents, Qu'est-ce que la cabinet « gagné.

à cette politique de ssrgiverention ? Das Ontatio, le gouvernement, dit-on, est en minorité, et jo crois que le tmmjorité -de.

Québec serait bien vite réduite, ai l'on nous forçais à rendre pablics true les

griefs dout nons avons À nous plaindre.

Pour mon compie et dans l'inmpoerbilité où éguiser ma pensée, je nous ferai

Se ie 3. 2 79 FOIE GB UOYymecur reve Berre

tn aveu que je trouve bien regraltable, *

Avant de lire ce qui va suivre, qu'on n'oublie pas qu'à cotte époque il y avait déjà longtemps que le gouvernement d'Ontario dont M. McK enzie était membre, avait offett $5,000 pour . l'arrestation de Riel. Ce fait auquel on fait semblant d'attacher si grande importance, n'empêchait pas Mgr.

Taché d'écrire ces paroles significatives: |

“Ily a deux ans, un changement de minisière m'aurait pars un grand malheur . pour da Pulssance en général, pour. Québec

et Manitoba en particufi AUJOUR:.

D'HUI JE SUIS À ME DEMANDER CE QU'ON AURAIT A Ÿ PERDRE, ET SI AU CONTRAIRE, UN NE POURRAIT PASY GAGNER. JE SENS TOUTE LA PORTÉE DE CES DERNIERS MOTS, AUSSI JE. NE LES PRONONCE QU'A.

VEC UNE PEINE EXTRÊME. Dans Ontaric, les conservateurs ont forcé Îles catholiques à se joindre aux grits ; il serait bien. pénible: que dans la Puis “sauce, les catholiques fassent réduits à s'écrier : ‘ Salutem ex inimicis nostris ” Je suis étonné de constater le changement d'opinion à cet égard,-parmi ceux su milieu desquels je vis, surtout depuis ” Jes 6lections. Les efforts de {0 18 genres flite pour l'élection de Sir G. E: Cartier,

nous avaient fait espérer quel ue chose

de mieux. : | “À Ottaws, on ne sait pas oœ qui se passe ici ét en nous gouverne pour faire Plaisir aux fanatiques d Ontario. La pureté “des motifs qui. m'animent, me justifie à . tes prôpres poux de la liberté excessive que je prends. Puissent ces mêmes motifs me jostifier aussi dans voire propre OT SITES 5 à : :

BE Eit 4

(t Agréez l’essurence de mon profond t, # Votre tout dévous serviteur, #4 (Signé) ÂLEXANDES,

‘Arch. de St Bonifacs.

HéNors.—Rion daus lé réponsp à cette lettre n'était de nature à modifier mics impressions, :. ©: © ‘0:

rs. 28 (Signé 5: KArch, de St Boniface.” Après la lectaro de ces deux Let.

tres : vraiment écrasantes, écrites par ‘us hommé-sussi connu pour | ses opinions conservairices que Mgr. Taché et qui n'hésitait pas à dire,:qu'avant d'avoir vu de. près ‘la perversité des chefs conserva. teurs, #n: changement de ininistère lui aurait paru un malheur, nons croyons avoir le droit de demander à nos adversaires d'inscrire en tête de leurs coionnes un aver-

tisssment ainsi conçu : .

Cousidérant que nos chefs, Sir John 4. Macdonald, Sir Georges E. Cartier et M. Langevin, ont fait preuve dans Îles affaires de Manitoba de la plas insigne mauvaise foi et de la plus cynique déloysuté, nons croyons devoir,

l'osnas 225 mass du | paru séatimeont

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