SCÈNE III
FRÉDÉRIC, seul.
Où mon oncle peut-il être allé de la sorte? Ma foi, je n'en sais rien. — Que le diable l'emporte! Il était près de moi... — Mais qu'avait-il besoin De toujours me quitter pour regarder au loin ?
(11 va s'asseoir à gauche.)
Ouf! Asseyons-nous là sur ce tapis de mousse.
Voici, pour reposer, la plaee la plus douce.
C'est un lit... Quel bon somme on ferait là, mon Dieu
(La musique reprend en sourdine. Regardant le feuillage el le eicl.
Ces rideaux verts font bien avec ce plafond bleu !
(Il s'assoupii pet! à peu.)
Ah! je voudrais savoir où mon oncle se cache...
— Qu'elle est belle '....Mon cœur de plus en plus s'attache Au prestige élégant de sa chaste beauté.
— J'aime sa gaucherie et son air de bonté.
— Rosine... le beau nom!— Un jour viendra, peut-être...
— Mon oncle Thomassin, vous êtes un grand traître I
— Que le ciel est bleu !... bleu, j'aime cette couleur.
— Ses yeux sont bleus aussi... — Mon oncle est un coureur ! Ah! je suis contre lui d'une colère extrême...
— Ne la verrai-je pas ? 0 mon Dieu ! que je l'aime !
(Il t'endort. — Rosine entre à droite. Elle a l'air de chercher; elle est tout inquiète. — La musique cesse.)