SCÈNE m
ROSINE
Je ne le comprends pas. C'est étrange...
MADAME DESTOURVILLE.
En effet 1 Si par malheur un homme, un homme t'embrassait... — Comprends-tu? — S'il osait te faire cet outrage, Si sa lèvre maudite effleurait ton visage... Tu mourrais...
ROSINE, plus c'tonnce qu'edrayëe.
Je mourrais?
MADAME DESTOURVILLE.
On n'en réchappe pas.
Allons, baisse les yeux, et donne-moi le bras.
|Uusii)ue. Rosine, après avoir pris son lilet, donne le bras à sa mère ; mais elle la quitte aussitôt pour courir après un papillon. — M"* Destourvillc rouvre gravement son livre et reprend sa leciurc en marchant. — Puis toutes les deux elles disparaissent au (ond du bois, à ùroile. — Frédéric entre aussitôt par la gaucke; il a l'air de chercher . — La musique cesse.)