COR SERA PIRE
Ke
Clarisse a parlé comme sen curé, mais l’oncle Jean, qui a l’esprit de contradiction fortement enfoncé dans sa jugeote, n’a pas été gagné cette fois encore à dire oui.
Évidemment
le moment des
‘ accordailles ”
n’est pas proche.
L’oncle à tout le
monde n’aime pas qu’une femme, ût-ce Clarisse, et surtout Clarisse, ait raison contre lui.
Aussi, ce matin-là, prenant d’un geste déterminé, sa vieille pipe entre le pouce et l’index
Ni —
de la main droite et la pointant, comme un apache son revolver :
— Oui, oui, pour ça tu as raison : qu’on ferme les buvettes, le monde va marcher tout ainsi...
— Et bien plus à plomb, remarque Clarisse, triomphante.
—“ Mais tu sais bien que les ivrognes qui veulent avoir de la boisson vont en avoir tout de même, et ils en boiront plus. Cariln’ya rien comme une défense pour exaspérer ceux “qui ont ça dans le chignon ”, et pour les pousser aux excès.
“Tu as connu le grand Frédéric, le forgeron du Coteau. Tu sais bien son histoire. Sa femme le fit interdire, un beau jour, par main de notaire. Tu sais: ‘“ A tous ceux qui la présente verront, savoir faisons : il est interdit de vendre, procurer, donner, sous quelque prétexte que ce soit, aucune boisson enivrante à M. Frédéric C..
“Le samedi soir suivant, le grand Fred s’amène au village avec sa petite cruche vide.