‹ Au régime de l'eau [microforme]Chapitre 7 sur 30 · US · texte numérisé non relu

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A la buvette sont les flâneurs qui “ espèrent ” un coup: Frédéric entre, portant sous son bras sa cruche de terre :

‘Ma petite “ vache ” est tarie. Donne-lui du meilleur pour qu’elle chante son glou-glou..…

la semaine a été rude, j'veux du pas baptisé, ES

entends-tu ? ”

— Je ne le peux pas, dit timidement l’hôtelier, rapport à ce papier qu’ôn est venu afficher

Et il montre à Fred, placardée à la cloison,

à gauche du comptoir, la formule de l’interdit.

Le grand Fred laisse échapper un juron, saisit sa cruche et s’en va.

Quand il revint de St-Paul, à 9 heures du soir, sa petite jument noire était blanche d’écume. :

La forge en vit de belles, cette nuit-là, à ce qu’il paraît.

C'était de “ l’esprit ”, qu’on lui avait vendu au village voisin. Et tapant le fer comme un déchaîné, il forgea et but, jusqu’à minuit.

Sa femme et ses enfants, craignant les effets accoutumés de sa fureur, s'étaient réfugiés chez les voisins.

Je n’ai pas besoin de te dire le resie : com-

ment le grand Pierrot à Pierre a trouvé Fred,

. couché sur le ventre à côté de sa cruche, raide mort, le dimanche matin.

Le coroner a dit à l'enquête : “ Mort in- .toxiqué ”. Ça doit bien vouloir dire que le grand Fred est mort par une espèce d’apoplexie d’avoir trop travaillé...

—$i c'était d’avoir trop bu, dit Clarisse.

—Pour ça, peut-être que oui, parce que ce whiskey ne sortait pas de l’hôtel à X., qui, du moins, le vendait baptisé comme il faut.

Mais mon opinion reste fixe, les ivrognes, quand on éloigne trop les buvettes, en vont chercher plus à la fois et en boivent plus, dit l'oncle Jean.”

—“ Etils meurent commeils ont vécu, conclut Clarisse. Et ils vivent mal parce qu’ils ont contracté l'habitude de boire à la buvette.

Qui a raison, amis lecteurs ?

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