CHAPITRE IV
l.\ Gl I RRE I 11 \N< (i-\|.| I M \M)I i oN I IM I IN \ I - \( I -L0RH \IM
.!«■ rentrai pour l'hiver à Paris et les sou-
,ouii- de mon automne lorrain ne tardèrent
embrumer. Ce petit duel aurait pu
me laisser quelques éléments pour nies con-
■ lions, par exemple un joli récil [>i tto-
esque. Mai- je m'aperçus très vite que le-
cens .1 qui je le racontais concluaient à la
germanisation de l'Alsace, ce qui m'amenait
i des discussions énervantes. Moi-même,
(1 ailleurs, bien que je continuasse «à blâmer
I injure faite à des annexés, qui son! des
- «le la Krance en Allemagne, je pensais
()() Al SERVICE DE L'ALLEMAGNE
avec déplaisir que maintenant M. Ehrmanr était coiffé d'un casque à pointe. Je demeurais dégoûté de Le Sourd, mais j'avais perdi mon premier zèle pour mon client.
Je continuai mon livre. Les notes qu( j'avais recueillies chez les notaires lorrains se rapportaient surtout à la vie rurale. Elles montraient un effort conservateur et aristocratique pour reconstituer les autorités socia les, notamment par des libertés de tester, e une tendance à rétablir la vie provinciale, er laissant certaines initiatives à des groupe ments (syndicats, caisses de crédit agricoles! Mais, d'autre part, je voyais que le despotisme de la Prusse met des obstacles, er Alsace-Lorraine, au jeu des institutions qu servent la prospérité des autres provinces d< l'Empire. Pour continuer mon enquête e mieux soupeser les chaînes des vaincus, ai printemps de 1903, je vins à Strasbourg.
' \ \l S ii I -J.' IRR MM 67
I arrivai à la fin d'une très belle jouri. et tout de suite, j'allai déposer mes lettres d'introduction chez des juristes et des industriel-, .le parcourus ainsi plusieurs fois fameux trottoir de gauche, qui va du Broglie à la place (iutenber^ et qu'ornent Les magaplus luxueux de la ville. Ce qui frapp» oécessairement un étranger dans ce coin de Strasbourg, où, de cinq heures à huit, la foule est la plus élégante et la plus st la moi des innombrables
officiers. Comme ils marchent raides et droi léranger, fùt-ee pour les femm< Quelle magnifique tenue sans aisance '. Quel -ueil sans gentillesse! as de
e. mais surtout des vainqueurs sur le sol <!«• leur victoire. Constatation qui réconforte un ucais plus qu'elle ne l'attriste, car il voit
qu'an es trente trois u\ - ddats demeurent des maîtres étran
\u milieu de Ja ville, au-dessus des vicissitudes, la noble cathédrale veille et demeure; sa continuité me rassure contre des couleurs éphémères ; elle est, au-dessus des passagères puissances germaines, une haute pensée de chez nous, le témoignage d'une conception d'ordre et de beauté, fleurie d'abord dans le bassin de la Seine.
J'allai de la cathédrale à l'Université. Ses vastes bâtiments m'inquiétaient autant ou plus que les casernes. La pensée germaine ne s'arrête jamais de faire la bataille. Ne peut-elle pas ruiner ce qui reste de la France dans nos anciens départements ? Les professeurs ne valent-ils pas pour discipliner des Ames sur qui ces officiers arrogants n'auraient, je le crois, aucune prise? Mes études autour du nouveau code m'avaient obligé à reconnaître certaines puissances de la raison allemande, et, comme il arrive si nos facultés
LA GUERRE CONTINUE in \Imi l.-l.01tH\IM
sont ébranlées par une ('motion, ma prome-
solitaire dans Strasbourg me laiss sentir, avec une extrême force, l'embarras dr cette nation alsacienne à qui Ton pro]
t outre deux idéals. Tout d'un coup, je pensai à M. Ehrmann, comme à un navigateur perdu sur la vaste mer. De nouveau, je le jugeai un personnage énigmatique.
Dans quelle mesure était-d Français ou MIemand '} Et tous les jeunes bourgeois «IV I — Lorraine, les dirigeants de demain/ .l'eus puni, de \oir le monde des écoles.
l'appris .1 mon hôtel <pie. le samedi, les étudiants passaient volontiers la soirée, avec leurs maîtresses, dans un café-concert nommé (es \ ariétés.
I \ entrai vers neuf hem
Comme je traversais les couloir-, un grand diable ^*x ieune homme ù casquette et l\ cicatrice, un Ulemand pour sûr, aborda
tout auprès de moi l'agent de police et lui dit :
— II y a dans une loge un individu qui fume à la dérobée. Je suis assesseur. (C'est-àdire qu'il avait fait sa quatrième année de droit.) Je veux que la loi soit obéie.
Une telle démarche est fondée en raison ; elle peut se défendre du point de vue social, et je m'en chargerais, puisqu'il y a Pascal, qui, en dénonçant et poursuivant le frère Saint- Ange, agissait à peu près comme ce jeune légiste, mais, tout de même, je fus rempli d'un vif dégoût, d'un dégoût si excitant qu'il atteignait à l'allégresse.
Je pris place. Sur la scène, une chanteuse disait en français ce Les petits cochons », et tout autour de moi le parterre applaudissait furieusement, tandis que le balcon huait. I ne Allemande succédant à la Française, les huées et les bravos changèrent d'étage. D'où
LA GUERRE CONTISUl E> ILSACE-LORRAINE ~l
je conclus que les spect.it. in oupaient par
nation et que j étais assis en France. ■' a\ pour \<>i-in de fauteuil un fort beau gaillard, tri ssif et placide, un blond a la peau
blanche et à l'œil bleu. Il s'occupait avec amitié maîtresse. \ cela on reconnaissait
un li .ut on. Il me dit avec orgueil
qu'il était un Haut-Rhinois, de l'Alsace <>ù l'.'n boit du vin. \}u'\< il commença de me
s< n doigt tendu les des allemands.
tient de l<>n ù pêche
idaient des liai saurs, qu'ils prome—
lent devant le< figures des gens du parterre, et puis, de temps a autre, ils jetaient kl anale.
\ is l'un d cu\ r le bord de -
les pieds dans le vide; il avait sur ses
iou\ un s ment ! ait
une ùtelette dont la sauce dégouttait but le
~2 \l SERVICE DE L'ALLEMAGNE
public. Parfois, un demi-ivrogne se levait et d'une voix formidable, en tendant soi verre de bière, criait : ce Prositl un tel! » K celui de qui il portait la santé, il ne le dési gnait point par son nom, mais par un sobri quet. \ quoi le camarade ainsi honoré répon dait de l'autre bout de la salle par un» lourde indécence.
Ces jeunes Ulemands manquaient de goû dans leur entente du plaisir, comme, tout ; l'heure, ce juriste dans son sentiment d devoir. On eût dit des jeunes betes qu s'ébrouent. Mais précisément la jeunesse, Tar deur adolescente colorent, enlèvent, font un noblesse, et le spectacle n'était tout a fait dégoûtant que si Ion ne voyait pas les ligures, naïvement iières de leurs sottises. D'ailleurs mon voisin et sa petite compagne, encore qu'ils protestassent, s'amusaient fort, et quand je leur dis que je voulais m'en
]\ GUERRE CONTINUE in 1L8ACE-LORRAINJ "3
aller, ils répondirent : c< Ça va devenir intéressant », d nu ton si convaincu que je me rappelai ce que fait chanter notre Berlioz d'après Goethe, dans la taverne <l Vuerbach : i Observez d abord! La bestialité x ; * se manifester dans toute sa candeur. » Et, ma foi, ce lui une bestialité telle qu'aujourd (mm encore, je ne puis me la représenter sans quelque émotion de joie.
\ peine mon aimable Maul-lUiinois avait— il prononcé sa phrase vraiment prophétique (et cette coïncidence un peu comique contribua, je pense, à l'exaspérer) que du premier étage in gros pain tomba, qui atteignit et renvi le chapeau de sa jeune femme. Toute l1 V I le— ne se mit à rire. Quant à lui. il dépouilla sa placidité, plus vite qu un homme u'ôti veste, el bondit hors des fauteuils. En moins d'une seconde, ru-dessus de nous, dans une loge, nous entendîmes sa voix furieuse
— Lequel de vous a jeté le pain?
La salle commença de se lever. Il y eut dans la loge un concert de ricanements. La voix alsacienne reprit :
— C'est d'ici que le pain est parti. Que celui qui l'a jeté se présente. Je le dis une dernière fois.
Nouveaux ricanements. Puis, tout d'un coup, un cri de détresse. Un homme, du balcon, c'est-à-dire d'une hauteur de trois à quatre mètres, venait s'abattre sur nous tous. L'Alsacien avait précipité l'un des Allemands.
On eût dit qu'il avait fâché une ruche. Toute la salle tournoya, les Allemands courant pour assommer l'audacieux et les Alsaciens pour le soutenir ! Quelle mobilisation ! Ah ! ce fut rapide pour que les deux nations se reconnussent et se classassent !
Deux vagues agents essayant d'intervenir, par la même occasion on leur tapa dessus.
1 \ (.1 ERF ilMI IN \l 5ACE-LORB \IM ~
Derrière les loges et sur l'escalier, la bataille fut magnifique. Klle parut défavorable aux Allemands. 11- se replièrent peu a peu vers la sortie. Dans une sorte d'élan héroïque, les jeunes descendants des Cello-Komains basent la horde germaine.
( )n est toujours émerveillé du peu de dégâts tragiques que font ces grandes luttes Bans armes. C'est qu'on se bat dan> une * cohue qui fait comme de I étoupe.
Les Allemands, d'abord expulsés, cherchèrent à rentrer: mais ils étaient empêchés, paire <pie le scandale ayant Interrompu le concert, chacun se pressail pour r \<x
Moi-même, j alla itteindre, quand
loudain, du dehors, un gigantesque Pomérauien bouscula le- choses et II os, empoi-
et leva le fauteuil classique., en velours grenat, de la caissière qui fuyait en hurlant. i dans son effort le Lustre du plafond, et.
sous une pluie de verreries, précipita l'énorme meuble sur trois jeunes guerriers alsaciens, qui, seuls, dans l'écart de tous, lui barraient le passage. L'un d'eux s'abattit. Le furieux allait redoubler ; mais un héros le surprit d'un bond prodigieux, lui mit au cou les deux mains et, roulant à terre avec lui, sous une volée de coups de canne, s'efforça consciencieusement de l'étrangler.
J'eus un cri d'admiration. Qui venais-je de reconnaître ? Mon jeune client de Lindre- Basse, M. Ehrmann. Ah ! par exemple, qu'il fût officiellement au service de l'Allemagne et, dans le privé, un volontaire de la France, qu'il parut l'avant-garde germaine et se conduisît comme une arrière-garde française, j'en fus enthousiasmé, et, ma foi, comme toute ma « nation », je m'élançais pour le dégager, quand, du fond de la salle même (où sans doute ils avaient pénétré
I \ (.1 l l'.i! CONTINU! in iLSACl -LORB MM ~
par la scène), les agents de police survinrent.
Nous lûmes tous jetés dehors. Je vis M. I.hrmann, qu'un agent voulait entraîner Mais un jeune homme saisit et tordit les bras du policier et commença à crier :
— Pas loi ! File! File!
Je compris hien ce qu'il voulait dire. <|iie le cas d'un volontaire serait particulièrement ve. M. Fhrmann hésita, puis disparut.
Son sauveteur, moins heureux, resta aux mains des agents. Et 1 un d eux lui disant :
— Tenez-vous tranquille, espèce de voyou !
— Comment, moi, un voyou ! répliquait il, je suis le fils du maire de T cl je roua défends bien de m'insulter.
On le traîna au poste, avec une dizaine
d'autres. L'importance «pic ce jeune homme
lissait aii.ic! ci à sa qualité sociale, en me
féjouissanl , me délivra de mon 6XCe88il en-
■y 8 \U SERVICE DE L'ALLEMAGNE
thousiasme. Nul doute, me disais-je, que monsieur le fils du maire ne soit en ce moment vigoureusement passé à tabac. Mais je vis, au scandale de quelques personnes, qu'il n'avait pas invoqué un titre sans poids, et l'on m'assura que ces jeunes gens, sitôt leur identité constatée, allaient être relâchés, sans que la police leur rendit un seul des coups qu'elle avait reçus.
Les journaux, le lendemain, parlèrent négligemment d'une rixe d'étudiants. C'est aujourd hui le système oiïiciel de ne rien laisser transpirer qui puisse donner des doutes sur la germanisation du pays. On veut en haut lieu qu'il n y ait plus de question d'Alsace-Lorraine.
L'incident m'avait ému, plus qu'il ne semblera peut-être raisonnable. Mais il s'agit bien de raison ! C'est la déraison de ces jeunes soldats attardés qui éveillait mes sympathies
1\ GUERR1 (')NMMI IN ILSACE-LORRAIN1 7g
fraternelles. Je m'informai, j'appris que 1 autorité judiciaire n'engagerait rien, sans en ;i voir référé au recteur, et que le Sémit académique, c'est-à-dire le Conseil de 11 nivcrallait entendre les jeunes batailleurs.
Strasbourg esl une petite ville. 11 me fut aisé d'avoir un rapport exact de cette séan On me raconta comment, dans une v salle, avaient été convoqués les étudiants mis en cause par la police. Beaucoup de leurs
ma rades les accompagnaient, à qui il plai-
I de \cnir dire: .1 en étais, voici comment la ch< st passée. Derrière une table i
merle d'un tapis vert, les professeurs entouraient leur recteur. Celui-ci tenait sa main dans sa redingote ; il portait des che-
i\ assez I o 1 1 u - une grande barbe presque blanche et des lunettes d or. \ i ec un air digne e1 un.* figure très pâle, il commenta les iccusations de la police
80 AL" SERVICE DE l'aLLEMAGNE
— Vous vous êtes conduits comme des gens communs, dune façon indigne de disciples de Y Aima mater, Vit ce qui est le plus grave, c'est qu'on vous accuse de vous être colletés avec des agents et de leur avoir opposé de la résistance.
Quand il se fut assis, un jeune homme s'avança et dit :
— Je dois rendre attentif monsieur le recteur que les agents ont commencé de nous insulter. Vinsi l'agent qui m'a appréhendé m'a traité de « voyou ».
Le recteur se leva, les deux mains sur le tapis :
— Ce que vous dites là, pouvez-vous le prouver ?
D'autres Alsaciens se mirent en avant :
— Nous l'avons entendu, nous sommes prêts à témoigner de la vérité.
Le vénérable recteur renversa sa tête en
i\ CUEHR1 CONTINUE i\ LL8ACE-L01UIAIN] s!
arrière et assura sa main dans sa redingote. Personne autant (ju'un Allemand ne ^e rengorge dans l'exercice d'une liaule fonction. Il se tourna vers ses collègues :
— Messieurs, dit-il, ce que nous apprenons dans cette minute est très grave. Nous sommes à notre poste, en premier lieu, pour Faire respecter notre sainte et aimée Aima mater et ses disciples, el il c'est pa^ possible que nous tolérions à leur égard les insultes d'un agent. Je vous propose, messieurs, de congédier ces jeunes gens pour que nous délibérions.
Toutes les physionomies graves et honnêtes des sénateurs, toutes cea Ggures appuyées sur toutes ces mains s'inclinèrent en ligne d'assentiment.
Là-dessus, se rengorgeant encore une fois, le recteur s^tdressa aux jeunes gens, Bana bienveillance, mais d un ton plus adouci :
— Messieurs, vous pouvez rentrer chez vous. \ ous serez avertis de la suite que prendra cette affaire.
La suite, ce fut une sévère punition à l'agent de police.
Ce petit événement me renseigna, mieux qu'aucun paragraphe du nouveau code, sur l'esprit aristocratique, exactement, sur l'esprit de classe qu'il y a dans la société allemande. Je compris que cette aristocratie est fondée sur des usages et des tempéraments, bien plus que sur la lettre de la loi. Beaucoup des prérogatives de l'Lniversité s'appuient sur une tradition sans plus : c'est de l'irrégulier et de l'incomplet, menacé d'ailleurs par les envahissements du pouvoir impérial. Il n'est écrit nulle part que l'étudiant relève d'une juridiction spéciale. En fait, cependant, ses petits délits sont d'abord portés au Sénat académique, et celui-ci excuse d'office tout ce qui
]\ GUERRE CONTINU! l\ WLSACE-LORRAJN1 s.i
peut rentrer dans la série des tapages o urne- et des ivrogneries; pour le surplus, il peut trouver des échappatoires.
Formés par notre esprit français, <|ui est égalitaire et qui cherche les solutions simples, Usaciens se plaignent (|ue dans la Loi allemande il \ ait toujours p ht ce pour L'arbitraire.
Qu'ils croient voir de L'arbitraire, cela déjà peut iter. Mais je crains davantage la
ssité pour eux d'être hypocrites. Je ne blâm la manière dont ces jeunes \lsa-
- ont esquivé les conséquences de la lie tics Variétés : je préférerais, toutef que leurs i>o;iu\ instincts de soldais ne fussent sairemenl mêlés d'habilet La responsabilité de cette diminution morale û'incombe pas aux Usaciens, mais tout entière ui\ circonstances où lis virent depuis trenteans. I..i guerre franco-allemande continue
<s | Al SERVICE DE L' V I l.MM VCM
en Wsace-Lorraine. Les misères de la guerre ne sont pas seulement celles qu'a gravées notre compatriote Callot. 11 y en a qui se voient avec les yeux de l'esprit.
I n soir que, pour la centième fois, j'essayais d'établir un diagnostic d'après les notions que j'avais recueillies sur le corps des nations alsaciennes et lorraines, il m'arriva de rencontrer soudain M. Ehrmann, et cette courte vision ajouta encore à mes incertitudes. Le casque sur la tête, le jeune homme sortait de la caserne d'artillerie (sur la place d' Vusterlitz) avec d'autres soldats. \os regards se rencontrèrent ; il ne fit pas mine de me reconnaître, quoique mon premier geste vers lui fut assez sensible ; et certainement il presse le pas. Je m'arrêtai de l'aborder ou même de le saluer. Pourquoi ? Sa gêne, sa hâte, sor casque m'inclinèrent, puérilement, je l'avoue, a rabattre de la haute estime qu'il m'avai
] v GUI RR1 C03 l IM E iv \l SA< l -1 0RBA1M
abord inspirée et où j'étais revenu en le
ut charger l'ennemi.
Le lendemain, je quittai Strasbourg, asse/ ii peine de- petits faits <pie je venais d'amasr. IU complétaient, mais contrariaient mes remières constatations de l'automne. Jug n eux-mêmes, plusieurs principes de la loi llemande m'avaient d'abord paru très pro— à maintenir une société : je voyais ujourd'hui qu'ils ne - rdaient pas tous
l;i culture alsacienne et lorraine ( i >.