‹ Au service de l'AllemagneChapitre 2 sur 40 · II AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS

moral n'est lui-même qu'une scène dans la longue tragédie qui se joue sur le R/iin entre le Romani s me et la Germanie.

Au Service de l'Allemagne représente un moment dans la vie éternelle de nos Bastions de l'Est.

Les populations d'Outre-Rhin ont envahi vingt-huit fois la France ; un homme vit assez pour assistera quelques engagements,, mais quelle qu'en soit l'issue, il ne peut rien préjuger quant au résultat d'une guerre dont l'origine appartient à la préhistoire.

Cette querelle pour la possession du Rhin ressemble assez à la lutte entre le soleil et la pluie qui se perpétue d'alternative en alternative.

Il peut arriver, par telles ou telles vicissitudes de la politique, que des maîtres d'un sang étranger nous soumettent, mais il ne dépend

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point des vainqueurs que le sang du vaincu soit modifié.

Les épisodes <\uc je publierai successivement feront voir la constance du caractère de nos marches sous les changements de physionomie que leur impose lu fortune guerrière.

Ceci dit, on comprendra pourquoi nous avons donné tant de développements aux chapitres sur la montagne de Sainte-Odile. J'aurais pu les intituler ouverture, si ce titre n'avait risqué de paraître prétentieux. Ils président à toute lu suite de ees petits volumes dont Us iment pur avance l'esprit.

Je crois de moins en moins ù l'efficacité 'tes explications didactiques. Quand un logicien de grand talent nous oblige à Yécouter, il nous

a m ruine de su supériorité plutôt </u'it ne nous

persuade. Il faut mettre dans les esprits des germes des faits si forts <ju%ils grandissent

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d'euaymêmeSj après (pie nous nous sommes lus. Si l'on veut sentir ee qu'il y a de réel dans l'idée de pairie, de (juelle manière notre nation française s'est constituée et comment elle pourrait périr, quels services elle rend à chacun de nous et jusqu'à quel point sa diminution diminue le plus modeste citoyen, qu 'on jette les yeux sur cet ouvrage.

Je n'y parle de rien que je ne connaisse.

J'aurais pu donner çà et là, dans mon récit, un coup de pouce pour produire, de l'effet ; je respectais Irop mon sujet pour chercher rien d'autre (pie la justesse (lu sentiment et du mot .

Si les Allemands me font l'honneur de me lire, ils sont prévenus (pie l'auteur, étant un Lorrain français, juge nécessairement toutes choses par rapport à la Lorraine et à la France.

Aux frontières de l'Est, ma petite nation, à

WANT-PROI'M-

travers les siècles, a jour un rôle principal dans cet antagonisme de races où je suis à mou tour un modeste combattant. J'écrivais, il y a quelques années : « Ce sera ^honneur de ma carrière d'écrivain si je puis, un jour, apporter plus de lumière sur les magnifiques luttes rhénanes, lutte entre les intelligences et dans chaque intelligence, »

( haï ines-sur-Moselle, 191

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