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PREMIER CONGRÈS PÉDAGOGIQUE DE LA LANGUE FRANÇAISE EN ACADIE

Discours prononcé à l'ouverture de ce congrès tenu à Saint-Louis de Kent, N. B., le 25 juillet 1911

Mesdames, Messieurs,

Il me tardait de visiter la noble terre acadienne, de serrer la main des vaillants amis de l'idée française et catholique, si nombreux. Dieu merci, au cher pays d'Évangeline. J'avais hâte de sentir battre près du mien le cœur de cette noble et admirable nation qui lutte depuis trois siècles pour conserver intact le double trésor de sa langue et de sa foi.

Enfin, je vois ce que j'ai tant contemplé en esprit: le théâtre captivant où s'ouvrait en 1604 la glorieuse épopée coloniale française en Amérique. C'est ici que les missionnaires, les découvreurs, les laboureurs et les fondateurs de villes commencèrent leur œuvre merveilleuse et que les valeureux soldats de Latour, de Denys et de d'Aulnay versèrent le plus pur sang de France pour la défense de leur nouvelle patrie.

Ah! qu'ils furent grands ces nobles aïeux, laboureurs et soldats! N'est-ce pas eux que chantent ces vers du poète Demers :

"Tous ces hommes voyaient dans leur espérance Sous leur sueur de sang germer une autre France; Et d'un geste que rien ne pouvait retenir, Au sillon du présent, ils jetaient l'avenir.'

D'autres voix plus éloquentes ont déjà traduit l'émotion de l'admirable et poignant passé de votre race, chers amis, chers

compatriotes. Cette âpre terre d'Acadie, cet avant-poste de la France américaine a ses historiens et ses poètes. Les uns ont raconté les gestes chevaleresques qui marquèrent ses origines, les autres ont chanté ses malheurs incomparables; les uns ont rappelé qu'au soir du sombre jour d'épreuves de la cruelle et barbare dispersion tout semblait perdu pour le petit peuple acadien; les autres, pleins de foi en l'avenir, jetaient des notes d'espérance aux échos attristés. Mais bientôt, pour tous, témoins du grand miracle et de la reconstitution du peuple dispersé, le ciel de la patrie s'éclaira enfin et leurs yeux se reposèrent sur une aube de résurrection.

Mais de cette aube de résurrection à la date actuelle, que de luttes, que d'épreuves! De 1760 à 1867, vos pères furent pratiquement abandonnés et de la France et du Canada. Seule l'Église, l'Église, par son vénéré représentant, l'évêque de Québec, veilla sur le peuple martyr. Ici, conmie chez nous, la paroisse religieuse fut le cadre préservateur, et le clocher le phare qui guida dans les nuits sombres des luttes séculaires.

Comme elle est vraie cette parole de René Bazin: ^'La douleur est comme une amande amère qu'on jette au bord du chemin; elle y tombe; elle y germe; quand on repasse au même endroit, vingt ans après, on trouve un amandier en fleurs."

Oui, la douleur a été longtemps le lot du peuple acadien (ne peut-on pas appeler l'Acadie la terre classique de la souffrance?), mais c'est de cette douleur même, vaillamment et fièrement soufferte, qu'est née sa force et sa grandeur, car suivant une très juste pensée d'Emile Augier: ^4a douleur élargit les âmes qu'elle fend."

Mais trêve du passé, si noble qu'il soit. C'est pour préparer l'avenir que ce patriotique congrès a été organisé. Et ici qu'il me soit permis de remercier et de féliciter M. l'abbé Léger, l'âme de cette convention. Je le remercie du fond du

cœur d'avoir associé mon nom à ce congrès, de m'avoir fourni roccasion de fouler ce sol béni de TAcadie, de presser la main de nobles frères qu'il ne m'avait pas encore été donné de connaître. Je le félicite d'avoir compris que l'union, l'association et le travail seuls sauvent les peuples menacés dans leur avenir ; je le félicite de croire en ces trois mots si terribles aux ennemis et si doux pour des frères : ^^ Union, discipline et organisation".

Vous voulez préparer l'avenir, bien chers amis; comme vous avez eu raison de confier cette tâche à ceux mêmes qui se sont donné pour mission, l'éducation de l'enfance. On a comparé avec raison l'instituteur au cultivateur: le dernier prépare les moissons futures et le premier les générations à venir. "Il faut en agriculture, dit Plutarque, un bon sol, un habile cultivateur, des semences bien choisies."

Or, dans l'éducation, l'âme c'est le sol, le maître c'est le cultivateur, les préceptes sont la semence.

L'âme acadienne, voilà le sol, chers instituteurs et chères institutrices, que l'on confie à votre sollicitude. Vous en êtes les cultivateurs, c'est dire que l'avenir de votre noble nation est entre vos mains. Et cet avenir sera ce que vous l'aurez fait: à vous donc de jeter en terre une semence choisie.

Voilà pourquoi, durant ce congrès, vous allez étudier ce qui fait le bon instituteur, le bon éducateur; ne l'oublions pas, l'instruction et l'éducation sont deux rayons qui sortent du même foyer: l'âme du maître. On ne saurait donc les séparer. Si la première se propose de développer les facultés intellectuelles, la seconde se plaît à former les facultés morales.

On a dit depuis longtemps: 'l'instruction meuble l'esprit, 'l'éducation le cœur; l'instruction donne l'essor à l'intelligence, l'éducation donne de la vigueur à la volonté; l'instruction enrichit la mémoire et fait briller l'esprit, l'éducation donne de la certitude au jugement; l'instruction prépare et

forme rhomme savant, la femme instruite, Téducation prépare et forme l'homme loyal, la femme dévouée; l'instruction donne le savoir qui flatte, l'éducation élève le caractère et le plie aux exigences de la vie."

Aussi, pas d'éducation complète sans l'union de l'éducation et de l'instruction. Ce n'est que par le développement de l'intelligence, la formation du cœur et de la volonté que l'âme se forme et que l'homme devient ce que Dieu veut qu'il soit: un chrétien vaillant, un citoyen utile.

Quand un Romain devenait père, on déposait à ses pieds son enfant nouveau-né.

Si de ses mains, il le relevait de terre, l'enfant devait vivre, grandir, et devenir comme lui, un citoyen de Rome qui commandait au monde. Si l'enfant était laissé à terre, il devait mourir.

'Tarents chrétiens, s'écrie l'auteur des Paillettes d'or, après avoir cité le trait qui précède, vous dont le cœur est haut et les destinées sublimes, quand Dieu vous donne un enfant, prenez-le vous aussi dans vos bras, élevez-le vers Dieu, notre maître et le sien, faites-le regarder le ciel, but de son terrestre voyage; et que cet acte d'obligation spontané soit pour lui, comme pour le jeune romain, l'emblème de la vie, mais de la véritable vie, de celle qui ne finit point!

^ ^Bientôt alors commencera une autre élévatioriy celle dont la première, faite au seuil de l'existence, n'aura été que l'image: l'éducation.^'

Et cette éducation, règle générale, les parents ne peuvent la donner seuls, ils ont alors recours à l'instituteur, à l'institutrice. L'on comprend donc pourquoi le choix des éducateurs est une affaire importante, pourquoi ces derniers doivent mériter la confiance que l'Eglise et la famille mettent en eux.

Aussi les congrès pédagogiques qui vont de plus en plus se multipliant, sont-ils de mieux en mieux appréciés, c'est qu'ils contribuent au perfectionnement professionnel des maîtres.

Ah! je comprends pourquoi, instituteurs et institutrices de TAcadie, vous êtes accourus ici de tous les points de votre belle petite patrie. C'est que, conscients de vos devoirs, convaincus de la grandeur de votre mission, vous désirez augmenter votre savoir et parfaire vos méthodes. Apôtres de la foi, dont la race française est la plus fidèle gardienne en Amérique; apôtres de la langue que nos pères apportèrent au XVIIe siècle du noble et beau pays de Charlemagne, de saint Louis et de Jeanne d'Arc, vous rêvez de rendre la jeunesse acadienne digne de ces héros qui colonisèrent l'Acadie, grâce à des efforts inouïs, la défendirent au prix de leur sang, et après la lâche et honteuse dispersion, la reconquirent par le sacrifice, par le miracle de la souffrance.

L'histoire de l'Acadie, enseignez-la avec amour et dans la langue française, la seule digne de raconter les hauts faits dont elle est remplie. Et cette langue française, la nôtre à tous, Acadiens et Canadiens, elle qui nous fait frères, qui nous rappelle notre commune et glorieuse origine, gravez-la bien dans le cœur des enfants, imprimez-la sur leurs lèvres, et apprenezleur qu'elle confère un titre de noblesse à ceux qui la parlent. Dites-leur bien, à ces chers enfants, que les Français d'Amérique ont le droit de marcher le front haut sur tout le vaste territoire canadien; que dans les terres de l'Acadie, sur les rives du bassin des Mines, aussi bien que sur le roc de Québec et dans les plaines fertiles du Saint-Laurent, ils sont bien chez eux et non des parvenus ou des tolérés.

Enseignez-leur, enfin, à vos élèves, espoir des triomphes futurs, que notre langue doit vivre, se développer et prospérer

par tout le Canada, afin qu'elle devienne de plus en plus le lien indestructible qui rattache intimement les uns aux autres, tous les groupes français d'Amérique.

Et tous portons-la bien haut dans nos cœurs: vouons-lui le culte de Tamour au pied de la croix qui brille au faîte de nos clochers, dans l'azur du ciel. Ne séparons jamais la Foi de la Langue, c'est pour nos deux nationalités sœurs le gage de la victoire et de l'immortalité.

— 4il — L'ÉCOLE ET LA FAMILLE RÉSUMÉ d'une conférence donnée à Saint-Casimir,

COMTÉ de PoRTNEUF, SOUS LES AUSPICES DE LA

Commission scolaire (1) -

U Ecole et la Famille

Monsieur le Curé,

M. le président.

Mesdames, messieurs

L'École et la Famille ne sont pas étrangères l'une à l'autre. La famille est la première école de l'enfant, et l'école est le prolongement providentiel de la famille.

Elles ont toutes deux pour but, Véducation de l'enfant. L'école est donc subordonnée à la famille, qui a le droit de choisir les écoles auxquelles elle juge bon de confier l'éducation de l'enfance. Et l'école et la famille doivent collaborer de concert à l'œuvre de l'éducation de la jeunesse; ce n'est que par une parfaite unité de vues et une parfaite unité d'action qu'elles obtiendront un plein succès dans l'œuvre de l'éducation.

L'éducation de l'enfant commence dans la famille, dès le plus bas âge. Dans ce sanctuaire, né d'un sacrement ^^grand dans le Christ et dans l' Église", les parents désirent faire de ceux

(1) Dimanche, le 15 novembre 1914, sur l'invitation du distingué président de la commission scolaire du village de Saint-Casimir, M. Henri Grandbois, nous donnions une conférence sur "l'Ecole et la Famille", en présence d'un grand nombre de parents, du personnel enseignant du village et de la paroisse et des enfants des écoles, du collège et du couvent. La conférence, grâce à la délicate bienveillance de M. le curé J.-G. McCrea, a été donnée dans l'église.

que la Providence leur confie des hommes et des femmes tels que Dieu les veut: des chrétiens. Voilà l'idéal sur lequel l'école catholique se mettra d'accord avec les parents.

"Entendez-le bien, parents chrétiens, disait un jour Monsabré, le baptême de vos enfants doit être pour vous le point de départ et la règle de leur éducation; vous devez vouloir qu'ils deviennent de parfaits chrétiens".

C'est la même pensée, sous une autre forme, que Montaigne exprimait au XVIe siècle: "Il ne faut pas dresser le corps sans l'âme, mais les conduire également comme un couple de chevaux attelés au même char".

Cette éducation chrétienne grandit et perfectionne par des dons surnaturels tout ce qu'il y a de bon dans le cœur des enfants, et les paremts doivent avoir la légitime ambition d'en faire des hommes intelligents et instruits, capables de réussir plus tard dans la carrière où ils seront entrés.

Mais comme la famille n'est pas toujours capable de poursuivre jusqu'au bout l'œuvre de l'éducation, elle s'adresse à l'école. Entre l'école et la famille, il doit donc y avoir communauté d'idées et de sentiments.

L'une et l'autre agiront de concert, et de fréquentes relations doivent s'établir, dans l'intérêt de l'enfant, entre l'école et la famille. L'école inspirera le plus grand respect pour les parents et ces derniers accorderont leur autorité aux maîtres et aux maîtresses. Jamais la famille ne devra entraver l'action de l'école — si elle est ce qu'elle doit être — mais plutôt la renforcer par une action conjointe.

U Education dans la Famille

Avant d'aller à l'école l'enfant a reçu déjà l'éducation de famille.

Comment doit donc se faire Téducation de l'enfant dans la famille? Par l'amour — non l'amour aveugle — la patience, la fermeté, l'autorité et le respect, l'entente des parents, la prière et le bon exemple.

Il faut éviter l'excès de tendresse et l'excès de sévérité. Ne pas faire de l'enfant une petite idole ou un malheureux souffredouleur, quitte à laisser à l'école le soin de refaire une éducation manquée, comme si l'école, suivant l'expression pittoresque du P. Monsabré ' 'n'était qu'une maison de haute industrie, où l'on répare les poupées vivantes dont se sont amusés et qu'ont endommagées des parents maladroits".

^Education dans VEcole

Dès l'âge de six ou sept ans, parfois cinq, l'enfant est envoyé à l'école. C'est là que l'œuvre d'éducation commencée par les parents se continuera, se complétera. Le bon maître se propose de bien élever les enfants, c'est-à-dire, sans oublier les soins du corps, développer harmoniquement l'esprit, le cœur et la volonté de ses élèves, afin de les amener plus sûrement à leur faire connaître, aîmer et servir Dieu, ce qui est encore le meilleur moyen d'en faire de bons citoyens. ''Ce que l'école doit surtout développer dans l'homme qu'elle prépare, dit un éducateur, c'est l'homme lui-même, c'est-à-dire un cœur, une intelligence, une conscience; rien n'est plus exact, à la condition de ne pas oubher que, si cet honune doit être un ouvrier des champs ou de l'atelier, une excellente sauvegarde de la moralité de l'individu, c'est le goût et l'amour du travail qui le fera vivre." De là nécessité d'enseigner, dès l'école primaire, outre les matières classiques proprement dites, des notions propres à faire aimer le milieu où l'enfant grandit. C'est

ainsi, qu^à Técole rurale, renseignement agricole a sa place marquée, et que dans toutes les écoles de filles l'économie domestique et la science ménagère doivent être en honneur.

L'enseignement agricole à Técole primaire peut être aidé par les leçons de choses, les devoirs, les lectures, et surtout par le musée et le jardin scolaire; cet enseignement doit s'appuyer essentiellement sur des expériences simples relatives au développement des végétaux, aux opérations culturales les plus usuelles et sur les règles élémentaires de Fhygiène des animaux domestiques.

Cet enseignement doit surtout viser à faire aimer la vie des champs aux enfants de la campagne, à leur en faire admirer la douce indépendance.

Pour les petites filles spécialement, l'école doit s'appliquer à faire d'elles des jeunes filles instruites, non seulement dans les sciences et dans les lettres, mais aussi dans les choses de la vie, de la tenue d'un ménage, d'un jardin, d'une basse-cour, etc.

Monseigneur Turinaz voulait qu'on enseignât tout d'abord aux jeunes filles et aux femmes des ouvriers et cultivateurs ''les mathématiques de leur avoir et de leurs dépenses, la chimie de la cuisine et la géographie de leur intérieur".

A l'école primaire échoit aussi le rôle difficile de favoriser les vocations spéciales en discernant les aptitudes et les talents dont la Providence a doué certains élèves. A l'école primaire incombe encore la tâche de prémunir la jeunesse contre les méfaits de l'alcool et de lui inspirer le goût de l'épargne.

Mais pour que l'école joue ce rôle si important; il convient d'en confier la direction à de véritables éducateurs. Ce n'est pas tout, il faut aider ces éducateurs à remplir leur tâche difficile en les soutenant de notre autorité, en les réconfortant par notre sympathie et notre reconnaissance.

C'est ici que les commissaires d'écoles ont un beau rôle à jouer, s'ils comprennent bien la noblesse et l'importance de leur mission. Les contribuables ne doivent choisir pour conamissaires que des honMnes de bonne volonté, à l'esprit droit et amis du progrès bien entendu, des hommes de jugement désireux de seconder le curé de la paroisse dans ses efforts pour favoriser l'éducation de la jeunesse.

Enfin, l'école et la famille, sous la direction du pasteur, créeront des œuvres posts-scolaires où la jeunesse se formera aux luttes de la vie, tout en se récréant conformément aux besoins du jeune âge. Des cours complémentaires seront établis pour perfectionner l'instruction reçue à l'école prim^aire et pour orienter définitivement cette instruction vers le métier ou la profession de son choix.

Et le couronnement d'une telle éducation, fruit de l'union intelligente de l'école et de la famille, sera l'épanouissement logique des œuvres religieuses et sociales dans la paroisse. Heureuse la paroisse où une chaude et chrétienne sympathie enveloppe l'enfance et la jeunesse depuis le berceau jusqu'à l'adolescence, où r École et la Famille ne font qu'un cœur et qu'une âme. Dans ce milieu béni, grandiront des générations respectueuses de l'autorité de Dieu, de son Église, des parents et des autorités civiles légitimes; des générations attachées au sol qui les a vus naître et soucieuses de tous les progrès nécessaires: religieux, intellectuels, moraux et matériels.

Avant de terminer, un mot aux enfants. Enfants, aimez et respectez non seulement vos parents et vos maîtres, mais aimez et respectez aussi vos grands parents. Un grand écrivain a dit: ^^On ne peut mieux commencer la vie qu'en aidant ses vieux parents à finir doucement et heureusement la leur.(l)"

(1) Vessiot.

Dans la famille où le grand-père et la grand'mère sont encore entourés d'une respectueuse affection, la bonne éducation des enfants est évidente. Rappelez-vous que '^ne pas aimer ses grands parents, c'est être deux fois ingrats".

Méditez ces beaux vers que Ton vous fit apprendre par cœur, un jour:

"Vous tous, petits enfants, aimez bien vos grand'mêres, Entourez-les; leur âge a des douleurs amères; Ohl formez devant l'âtre une riante cour, Quand votre aïeule vient au cercle de la famille, Chauffer ses membres froids au foyer qui pétille, Son coeur à votre amour".

Hâtez-vous d'aimer vos parents et vos grand-parents, n'attendez pas qu'il soit trop tard,

"Car un jour vous verrez, sur la porte un drap noir; L'aïeule manquera dans le cercle du soir;

Puis, plus tard, votre mère et vos plus fidèles

Nos logis sont des nids, d'abord pleins et joyeux, Mais dont les habitants sont des oiseaux des cieux, Qui tôt ou tard ouvrent leurs ailes."

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