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LA JEUNESSE RURALE

Bref résumé d'un discours prononcé devant le Congrès DE l'A. C. J. C, tenu à Ottawa, le 24 juin 1910

Nous empruntons le résumé qui suit à la brochure: Le Congrès de la Jeunesse, à Ottawa.

''L'Orateur suivant est M. C.-J. Magnan, directeur de V Enseignement Primaire de Québec. Nous regrettons de ne pouvoir donner ici qu'un faible aperçu de la brillante improvisation qu'il a servie au public.

''L'orateur s'excuse d'abord de n'être pas artiste. Il aurait voulu faire vibrer cette lyre admirable qu'est l'âme de la jeunesse catholique canadienne-française.

"Ce congrès à Ottawa, dans Ontario, a été une idée lumineuse. A Québec il fait bon défendre sa foi et son patrimoine national. Mais à Ottawa c'est plus difficile, et pourtant c'est nécessaire. Car il faut crier dans Ontario comme dans Québec et prouver par nos actes, '^que catholiques nous sommes, que Français nous sommes, et que tous les deux nous resterons". {A pplaudissements . )

"Votre programme, messieurs de l'A. C. J. C, dénote une maturité intellectuelle qui ne le cède qu'à votre zèle pour le réaliser. Vous voulez conserver votre langue au Canada, et déjà vous avez su faire loi. Les parlements ont cédé à votre énergique ténacité, et vous avez accompli ce que les vieux patriotes et nous-mêmes avions rêvé. Vous voulez qu'on étudie notre histoire pour en perpétuer la tradition. Et voici que vous êtes en train de semer par le pays des bronzes immortels, qui apprendront à nos enfants ce que vaut l'héroïsme de nos premiers pionniers sur cette terre. (Applaudissements). Vous voulez le respect de notre religion catholique, et voilà

que vous l'avez fait triompher de ses ennemis les plus acharnés. Voilà que la jeunesse reprend le mot de Pie X, et veut triompher par TEucharistie.

^'M. Magnan nous parle d'une manière toute spéciale de TA. C. J. C. et de la jeunesse rurale; il faut aller aux jeunes de l'enseignement primaire. Que votre association gagne seulement une dizaine de nos braves jeunes Canadiens dans chacune de nos douze cents paroisses. Cela vous fera déjà douze mille adhérents, et ce sera un formidable bataillon. Et que fautil faire pour intéresser ces jeunes gens ? Leur parler de questions qui les touchent, et de questions économiques surtout: amour du sol, de la patrie, du travail, du capital même, en vue du bien; les faire devenir une élite de cultivateurs, d'ouvriers. Et aux jours de tourmente nationale, nous pourrons compter, non sur des machines passives, mais sur une levée de vaillants dont l'intelligence ira de pair avec l'énergie. {Applaudissements),

'Téhcitations et honneur à vous, les '^Camarades" de l'Association Catholique de notre Jeunesse! Vous êtes entrés dans la carrière avant vos aînés: ceux qui ont grisonné ne sont pas jaloux, car vous êtes le progrès. Vos ancêtres, les Dollard, que vous voulez rendre à la postérité, furent surpris à dire le chapelet; ils avaient communié. Plus heureux, vous serez, vous, la génération nouvelle, si, alliant à votre ardeur la même foi religieuse et le même désintéressement, vous y ajoutez l'étude saine et approfondie que vous avez mise si sagement à votre programme ; surtout, si, dominant les intérêts mesquins, et les attaches de coterie, vous savez demeurer au-dessus des partis, par l'Association catholique et nationale qui remplit d'espoir nos cœurs émus. (Applaudissements répétés).

^'En terminant M. Magnan souhaite à Ottawa de continuer l'exemple, dans son encouragement pour les œuvres socia-

les. Elle est en train de devenir une ville de congrès. Celui de la Jeunesse catholique Canadienne française n'aura pas été le moindre. {Applaudissements répétés,)

'^M. Magnan a établi entre son auditoire et lui une chaude sympathie."

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