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INTRODUCTION XIII

notre prestige, soit qu'il déclarât son sentiment sur l'alliance franco-russe, mettant en balance les apports des deux parties, dans une entente prévue alors (1), mais non encore signée, supputant avec une sagacité supérieure les avantages et les risques. Plus récemment, la lin de notre différend égyptien avec l'Angleterre lui donnait l'occasion d'un large regard sur la diplomatie britannique depuis un siècle. Il caractérisait avec une justesse frappante cette politique où se combinent l'instinct foncier d'un peuple, un esprit de suite jamais distrait, un superbe égoïsme de race, l'habileté à saisir les rencontres et à les provoquer, « l'économie constante des forces dans la constante poursuite de la puissance... ». Et sur les succès de nos voisins d'outre-Manche il concluait que « jamais il n'y eut moins de hasard dans le bonheur » (2).

Ainsi, les affaires publiques n'ont pas cessé d'occuper M. Etienne Lamy, et il les a suivies avec même attention que si un mandat d'élu lui en avait fait encore un devoir précis.

(1) Revue des Deux-Mondes, 15 février 1888, la France, la Russie et l'Europe.

(2) Voir le Correspondant des 15 septembre, 25 octobre 1905, 25 mars 1906 et 10 septembre 1907.

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