‹ Au service des idées et des lettresChapitre 37 sur 43 · XXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVIII INTRODUCTION

tan ; — la flexibilité insinuante de Jules Simon, son spiritualisme dogmatique et oratoire, sa conscience de philosophe servie par une éloquence à modulations... Il fit de la peinture aussi et parfois de la gravure à l'eau-forte. Pour peu, en effet, que les originaux l'intéressent par une caractéristique pittoresque, il accuse en vigueur son dessin, et ses figures semblent mordues à l'acide : Grémieux, un « tout petit homme, camard, aux paupières lourdes sur des yeux ternes, à la face glabre, aux cheveux crépus... »; — Ernest Picard, « court et rond, avec une tète d'ange bouffi sur un corps de silène... et ne gardant d'aigu que la langue » ; — Jules Favre, « les cheveux et la barbe négligés et couleur de cendre, le teint meurtri par l'extra vasion d'un sang bleuâtre... les yeux tristes et la bouche douloureuse, le visage sillonné de rides profondes comme des blessures... ». — Il a peint d'une autre touche Aimée de Coigny. '

Le goût d'étudier la personne humaine dans îles exemplaires de choix devait le conduire à écrire des biographies. On connaît son introduction aux Mémoires de la femme célèbre que

Page 1