‹ Au seuil de l'espoirChapitre 2 sur 3 · L- ftav/lonelS · texte numérisé non relu

L- ftav/lonelS

Dans la fraîcheur adamantine des jets d'eaux,

Dans la subtile odeur exquisement charnelle

Des mangues, — musc floral discret de brunes peaux, —

Le jasmin orangé de la pomme-cannelle

Et la verveine acide et franche des citrons, —

Quel souffle glacial, lugubre et prophétique

Apporta, tout-à-coup, — à travers l'Atlantique

Cette émanation d'heures où nous pleurons, —

Qui monte de la nuit de silence des pierres,

Innomable, sournoise et que nous respirons

Sous Tamère saveur du buis des cimetières?...

Zaza songe : En ses yeux humides, — agathés De fins rais de soleil bruni, — passent des ombres : Oiseaux de deuil planant aux couchants des étés, Cendrons noirs, envolés d'éblouissants décombres?

Sa bouche, pourpre et bronze — et perles de jasmin, Mord une fleur dont la rougeqr de sang se cuivre Près de la chaude ravenelle de sa main ; Son petit pied nerveux et battant semble suivre Le r) thme des marteaux qui sonnent sur le port.

I02 AU SEUIL DE l'eSPOIR

Par les écartements des minces jalousies

Entrent toute la rade, avec l'arôme fort

Des navires, — des monts boisés, — les frénésies

Des rhums brûlés, luttant avec les vétivers, —

L'encens des herbes dans les savanes désertes,

La douceur fraîche qui sort des cocos ouverts.

Le cordial « aiguisé » des flots d'oranges vertes, —

lit la tiédeur sucrée au baume évanescent,

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