L'ENSEIGNEMENT SOCIAL DANS LES PATRONAGES
Nous avons dit * que, dans la « Journée des Patronages », tenue le a juin 1896, on s'était partieulièrement occupé de la question de la formation sociale et civique dans les œuvres de jeunesse.
Nous croyons que nos lecteurs seront heureux d'avoir quelques extraits de rexcellent rapport présenté sur cette question par M. E. Védie, vice-président de la Commission des Patronages *.
« Que doit devenir le gamin de dix ans qui franchit le seuil d'un patronage pour la première fois? Un chrétien, un chrétien pratiquant, plus tard le chef d'une famille chrétienne. C'est à la formation religieuse et morale dispensée dans notre œuvre à lui donner cette trempe. Ce doit être un ouvrier intelligent et habile dans son métier ; c'est à ce double besoin que répond la formation intellectuelle et professionnelle que nous devons mettre à sa disposition. Mais ce n'est pas tout, Messieurs : cet enfant deviendra un citoyen de la grande patrie française, il sera appelé à déposer dans Vurne un bulletin de vote, qui aura la même valeur que le vôtre; il doit donc connaître ses devoirs envers la société, envers ses supérieurs et aussi ses droits; tout cela s'appelle l* enseignement civique et social, et nous faillirions à notre tâche si nous avions le malheur^ par pusillanimité ou pru-