ÉCONOMIQUES
« ... On a dit souvent que ce qui rend si difficile la formation d'associations de tous genres, c'est le manque absolu d'esprit d'association après un siècle d'individualisme complet. Il est du devoir du directeur de patronage de songer
nés, Paris) ; la Sociologie catholique (Montpellier) ; le XX* siècle (Poussiel^e, éditeur, Paris), et la Démocratie chrétienne (rue Nicolas-Leblanc, a5, LiUe). Quant aux manuels d'économie politique, on lira avec f^ult : Manuel d*Économie sociale du R. P. Antoine, de la Compagnie de Jésus (GuiUaumin, éditeur) ; Manuel du R. P. Dehon (maison de la Bonne-Presse, 8, rue François I*'); Notre Œuçre sociale, par M. Pabbé Naudet (Tolra, éditeur) ; Le Pape, les Catholiques et la question sociale de M. Léon Grégoire (Perrin, éditeur), qui est une exceUente introduction aux études sociologiques ; Autour du Catholicisme social, de M. 6. Goyau (Perrin, éditeur) ; Philosophie morale et sociale, du R. P. de Pascal (Lethielleux, éditeur) ; Études sociales, de M. l'abbé Élie Blanc, professeur de philosophie aux Facultés catholiques de Lyon (Lyon, Emmanuel Vitte, éditeur ; et Paris, Jules Vie et Amat, éditeurs). Il est inutile de dire que l'Encyclique Rerum noçarum doit être la base de l'enseignement doctrinal donné dans les cercles d'études sociales. On en trouvera une très bonne traduction soit à la librairie Poussielgue, Paris, soit à l'imprimerie Marseillaise, ag, rue Sainte, à MarseUle. Cette dernière édition, avec les divisions en marge, est particulièrement commode à consulter. Il sera également très utile de lire le commentaire de l'Encyclique publié par le R. P. de Pascal (Lethielleux, éditeur) et celui du Cardinal Manning {La Question ottçrière et sociale, par le Cardinal Manning ; Tolra, éditeur).
à Tavenir et d*inculquer de bonne heure cet esprit d'association aux membres de son œuvre. Pour cela, il est aisé de grouper en des sections spéciales les apprentis d'une même profession ou de professions similaires.
«... c:;es groupements sont-ils susceptibles de devenir jamais des syndicats sérieux, ayant une réelle portée, une véritable action sociale, suivant l'esprit de l'Encyclique sur la condition des ouvriers? Il faut avoir le courage de dire la vérité,, et de répondre : non ! Le cadre est trop étroit; il ne s'applique qu'à une poignée d'apprentis et d'ouvriers, répartis en vingt métiers différents... C'est donc un embryon de corporation que l'on peut fonder dans un patronage, mais non un syndicat assez fort et assez nombreux pour vivre de sa vie propre ; et en pareille entreprise, le nombre est un facteur important... »
Après avoir énuméré les institutions économiques (sociétés de secours mutuels, caisses d'épargne, caisses de chômage, caisses de loyers, caisses de décès, coopératives, etc.) que Ton peut avoir dans un patronage, M. Védie ajoute :
« Mais, à mon humble avis, il est nécessaire que nos patronnés gèrent eux-mêmes leurs affaires, qu'ils aient la charge de recouvrer les fonds, d'en tenir la comptabilité, d'en décider l'emploi, sous le contrôle vigilant et sage des directeurs et des confrères. C'est à cette condition qu'ils prendront goût à ces caisses de prévoyance, qu'ils s'y intéresseront et, qu'en dehors de l'appui pécuniaire, ils trouveront dans ces institutions l'instrument d'éducation qui en est le but moral. »
LES vœux
Après IsL lecture très applaudie du rapport de M. Védie,
l'ORGAIOSATION PROFESSÎOIHNELLE 269
les congressistes ont discaté les diverses questions soule- Tées par cette étade, et ont finalement adopté les vœax suivants dont rimportance n'échappera à personne :
lo Le congrès émet le vœu que des cercles d'études sociales soient fondés dans les patronages ;
2o Qu'à l'instar de ce qui a lieu en Allemagne, on organise à Paris des assemblées annuelles générales en faisant appel aux plus hautes autorités de la science sociale pour y fixer les points de doctrine les plus essentiels ;
30 Que l'on encourage les jeunes gens des patronages à former des sociétés de prévoyance et des syndicats professionnels.