LA CAISSE DE DÉCÈS
Au moment où la Ligue de l'Enseignement s'efforce de multiplier les caisses scolaires d'épargne et de secours, les œuvres catholiques doivent tenir à honneur de ne pas rester en retard et s'efforcer de présenter à leurs adhérents des avantages analogues.
Nous signalons particulièrement un mode de caisse qui
semble être l'un des plus aisés à faire fonctionner : il est susceptible d'une grande extension, permet de grouper les familles des patronnés et fait de nos œuvres non pas seulement une institution étroite de persévérance, mais encore une sorte d'association qui facilite l'action du prêtre. Elle convient à beaucoup de nos patronages, mais semble surtout devoir prospérer dans les gros bourgs et les campagnes : on la nomme caisse de décès.
Voici à ce sujet un article paru récemment dans la Croix :
« Plusieurs fois, les congrès ont signalé la fondation de caisses de décès, œuvre démocratique par excellence, car elle doit surtout profiter à la classe laborieuse; mais cette œuvre est malheureusement trop peu connue. On l'a dénommée « caisse de décès » parce qu'elle a été, en effet, créée pour donner un secours immédiat à la famille quand elle a perdu un de ses membres. Son organisation est très simple, c'est ce qui lui permet de s'établir partout; et on n'a pas besoin pour cela d'autorisation, aucune formalité n'est nécessaire. Une œuvre sans paperasserie, c'est presque une merveille.
« Disons un mot de l'organisation. Pour en faire partie, il suffit de verser 1 franc entre les mains du trésorier et de renouveler ce versement chaque fois qu'un membre est décédé : car la somme intégrale produite par les cotisations est remise entre les mains des héritiers du défunt, aussitôt que sa mort est notifiée. Ainsi, la caisse de décès qui compte 65 membres a pu verser 65 francs (produit des 65 cotisations), à la famille de M. D., quelques heures après sa mort.
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