CAISSE DE DÉCÈS
« Demain, les 65 adhérents verseront de nouveau 1 franc entre les mains de Tadministrateur de la caisse, et cette somme restera en dépôt jusqu'à ce qu'un nouveau décès se produise dans la société. On voit par cet exemple l'utilité que pourraient avoir des œuvres de ce genre, si elles se multipliaient, et surtout si les adhérents devenaient plus nombreux. Si, au lieu de 65, les ouvriers du cercle, membres de la caisse de décès, avaient été 200, c'est une somme de 200 francs qui aurait été versée aux héritiers du défunt. Quand on pense à la misère noire qui s'abat sur les familles ouvrières quand le père ou la mère vient à disparaître subitement, on regrette que ces institutions ne soient pas plus nombreuses.
« Pourquoi des hommes de cœur, qui ne manquent pas, n'essayeraient-ils pas de provoquer des organisations du même genre, dans les différentes paroisses? — Si la somme de 1 franc parait trop lourde, on pourrait se libérer par quatre versements de 25 centimes, et mettre ainsi la caisse de décès à la portée de toutes les bourses. »
« Nous n'ajouterons qu'un mot, dit le Bulletin des Patronages auquel nous empruntons cette citation* :
« Nous venons de recevoir une lettre fort intéressante d'un vicaire de paroisse rurale. Depuis deux ans déjà, il s'efforçait de réunir les enfants le dimanche après vêpres. Son œuvre était prospère, mais il se plaignait vivement du manque d'assiduité et d'une certaine hostilité sourde des parents. Il eut l'idée d'annexer à l'organisation de celte association de persévérance une caisse de décès, une caisse