I. Cf. p. i5a et p
a. Cf. BaUetin des Sociétés de secours mutaelSf juin 1896.
280 ORGANISATION DBS PATRONAGES
C'est donc, en réalité, i fr. 3o ()a'il ajoute à la somme de I fr. 3o versée par nous, de sorte que le montant total des cotisations payées par Tenfant se trouve intégralement reconstitué et souvent augmenté par les cotisations des membres honoraires. Enfin, tous nos versements réunis au montant des subventions profitent de Tintérét exceptionnel de
4 i/a o/o concédé par la loi du i*' avril 1898.
Or, si Ton consulte les tables et les tarifs au moyen desquels on peut calculer ce que sera la pension de retraite produite pour chaque âge et à raison de la somme versée, on constate que si on dépose i franc sur la tête d'un enfant de trois ans, on lui assure pour Page de cinquante-cinq ans une rente viagère de i fr. 73, c'est-à-dire presque double du versement effectué. Si l'on répète chaque année ce versement pendant les dix années de la scolarité, soit de trois à treize ans, la rente assurée ne sera pas inférieure à i3 francs. Or, comme ce n'est pas i franc par an que l'on verse, mais bien
5 francs par an, y compris la subvention, c'est donc on minimum de 65 francs de rente viagère que l'on peut assurer pour l'ftge de cinquante-cinq ans à chacun des enfants entrés dans la société dès l'âge de trois ans. Cette somme paraîtra d'autant plus énorme qu'en ces dix années le sociétaire n'aura effectivement versé qu'une somme totale de 5a francs dans la caisse de la société et qu'il aura été secouru en cas de maladie.
Nous ne faisons pas de promesses, disait en terminant M. Gavé, nous ne prenons pas d'engagements, mais si par cette bienfaisante loi nous pouvons compter sur le taux de 4 i/a, nous pouvons sans nous abuser nous tenir ce raisonnement. Lorsque le capital rapportait 4 i/a» nous aurions obtenu ce résultat de la caisse des retraites, ne pourronsnous pas faire ce que faisait la caisse des retraites ? Nous le pouvons, car la loi nous offre de grands avantages, et... nous devons avoir confiance en nous-mêmes ! En effet, en dehors du produit des intérêts composés, les tables dont nous parlions tenaient également compte des chances de mortalité. Nous le savons, mais ne pourrons-nous pas, nous aussi, en formant d'importantes unions, prévues d'ailleurs par la loi nouvelle, assurer à nos associés les chances de survie? Nous le ferons d'autant plus facilement dans le département
LES MUTUALITÉS SCOLAIRES 281
de la Seine que tous les présidents des sociétés scolaires sont très disposés à s'entendre sur les questions d'intérêt commun.
Loi du !«'' avril 1898 relative aux Sociétés de secours mutuels
Nous reproduisons in extenso le texte de la loi du l**" avril 1898, qui modifie très heureusement la législation en matière de sociétés de secours mutuels : quiconque veut fonder ou diriger une mutualité scolaire doit connaître les nouvelles dispositions légales.