‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 13 sur 143 · DEPUIS VINGT-CINQ ANS : PATRONAGES URBAINS · texte numérisé non relu

DEPUIS VINGT-CINQ ANS : PATRONAGES URBAINS

sévérance de garçons, dressée en octobre 1895 par la Commission des Patronages et le Bureau central de TUnion des Œuvres*. Quoique officielles, ces statistiques ne sont pas complètes : beaucoup d'œuvres ont, en effet, négligé de se faire inscrire, aussi bien en 1895 qu'en 1866, mais néanmoins, par leur différence très considérable, ces chiffres d'ensemble, si insuffisants soient-ils, peuvent donner une idée des résultats obtenus. Ces résultats sont remarquables : en 1866, Y Annuaire mentionne^ en défalquant les associations exclusivement composées des élèves et anciens élèves des Frères*, cent cinquante-cinq patronages ou œuvres de jeunesse, tandis que la liste de 1895 (avec les mêmes suppressions) nous en indique onze cent vingthuit : le nombre a donc presque décuplé, et, si nous en croyons certains renseignements qui nous ont été fournis par des personnes éminemment compétentes, c'est à trois mille au moins qu'il faudrait évaluer le nombre des patronages actuels.

Ces trois mille patronages sont très divers d'origine et d'organisation.

On peut d'abord distinguer parmi eux deux grandes catégories : les patronages des villes et les patronages des

]865, i866. — Paris, chez Blériot, éditeur, i866. (Cet annuaire a été, nous Pavons dit, la suite de la revue de patronagpe le Jeune Ouvrier, réduit à paraître ainsi une seule fois par an, faute d^un nombre suffisant d'abonnés.)

1. Cf. le Patronage (Bulletin mensuel de la Commission des Patronages); Gaume, éditeur; numéro d'octobre 1895 (cinquième année^ n* lo).

2. Nous les déduisons dans cette étude consacrée aux patronages laïques ou mixtes; mais nous les retrouverons lorsque nous examinerons les œuvres des Frères.

campagnes ou patronages ruratix. Nous les étudierons successivement.

Les divers types de patronages des villes (en dehors des patronages des Frères des Écoles chrétiennes) peuvent se ramener à trois ou quatre principaux :

1o Les patronages de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, les plus anciens et très florissants dans un certain nombre de grandes villes; à Paris, ils comptent douze maisons abritant deux mille cinq cents apprentis, à peu près autant d'écoliers, avec un budget de plus de 120.000 francs. La plupart de ces œuvres reçoivent des écoliers, des apprentis et des jeunes ouvriers*; elles sont ouvertes le jeudi et le dimanche, mais dans cette étude historique nous ne pouvons indiquer les mille détails d'organisation et de fonctionnement; nous renverrons donc le lecteur curieux de ces questions aux brochures et manuels spéciaux* dont nous donnons d'ailleurs plus loin de larges extraits*.

I. Au sujet de la présence de « Jeunes ouvriers > dans les patronages, U y eut jadis un débat entre l'œurre des cercles catholiques d'ouvriers et les directeurs de patronages : chacune des deux œuvres revendiquait pour elle les c jeunes ouvriers ». On trouvera un dernier écho de ces discussions dans le Compte rendu du congrès de l'Union des Associations ouvrières tenu à Grenoble en septembre 1880, p. 3g6 et sq.

a. Cf. V Action sociale des patronages, par c un vétéran des patronages » ; Paris, au Secrétariat de la Société de Saint- Vjncent-de- Paul, 6, rue Furstenberg. Outre cette brochure très claire, on peut encore consulter^ pour connaître Torganisation intérieure des patronages : le Petit Manuel du patronage dans les çUles, par un membre de la Société de Saint- Vincent-de-Paul, Paris, 6^ rue Furstenberg, et VInstruction sur les patronages, par Pabbé Combes^ Garcassonne, Gabelle, Bonnafous et G*«, imprimeurs de Pévéché.

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