‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 51 sur 143 · I. Journal Officiel^ ii août i8g6 et ag jumet · texte numérisé non relu

I. Journal Officiel^ ii août i8g6 et ag jumet

a. Cf. Journal Officiel, 11 août i8g6, p. 4601. , 3. En une seule ligne, dans son premier rapport, M. Edouard Petit avait mentionné les < patronages confessionnels », sans laisser soupçonner leur nombre, leur développement, l'ancienneté de beaucoup d'entre eux, et les sacrifices de toutes sortes que les catholiques se sont imposés pour compléter l'œuvre scolaire. U y avait là une omission qu'aucun esprit vraiment libéral ne pouvait approuver. Il est juste d'ajouter que M. Edouard Petit a voulu réparer, au moins partieUement, cet oubli, puisqu'il a tenu, dans son second rapport, à résumer nos études sur les patronages parues dans la Quinzaine, (Cf. Journal Officiel du ag juillet 1897, p. 4346-) Nous lui savons gré assurément de son aimable courtoisie, mais ton amabiUté à notre égard ne saurait nous faire oublier l'hostilité dont U a encore fait preuve envers les œuvres post-scolaires catholiques.

de connaissances dont l'assimilation est seulement possible à Tâge de Tadolescence, à Theure où le cerveau s'ouvre aux idées générales, où Ton éprouve vraiment et fortement le besoin d'apprendre, où l'on veut et où l'on peut profiter du savoir acquis. On a pénétré aussi la pensée des promoteurs du mouvement actuel, qui est non seulement d'instruire, mais surtout d'élever ces milliers d'écolières et d'écoliers de la veille, qui, bnitsquement, sont saisis par la ferme, la boutique, l'atelier, et en qui l'apprentissage du métier doit se doubler de l'apprentissage du caractère. »

Malheureusement c'est une association profondément et très habilement hostile aux idées religieuses — et non pas simplement neutre, comme elle le prétend — qui a su confisquer, ou à peu près, la direction du mouvement dont parle M. Edouard Petit : entre les mains de la maçonnique Ligue de l'Enseignement*, l'ensemble des institutions et fondations connues sous le nom général de Après Vécole a pris et prendra de plus en plus, sous prétexte de « neutralité », un caractère perfidement antichrétien*. Ce n'est

I. La direction de la Li{^e de l'Enseignement appartient aux francs-maçons, qui la subventionnent, dont eUe sert et exécute les projets, au point que son président a pu dire, dans une assemblée générale de la Ligue qui se tenait au Grand-Orient de France : « Ici la fille est chez sa mère, » Cf. une très intéressante étude de M. Etienne Védie {le Patronage^ mai 1897), et un article nourri de faits de M. l'abbé Klein sur les origines de la Ligue et son caractère essentiellement maçonnique {Correspondant, 10 août 1897).

a. Si l'on avait des doutes à ce sujet, il suffirait de parcourir les discours de M. Bourgeois, président général de la Ligue de l'Enseignement, et de remarquer qu'en parlant des catholioues, il emploie toi]gours le terme de c nos adversaires » (Cf. p. i56, note a), les citations que nous donnons.) Ce n'est pas là de la neutralité^ mais bien de l'hostilité.

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