Cf. SaUetin de la Ligne de Venseignement^ novembre i8g
su Cf. Balletin de la Ligue (août, septembre, octobre i8g6). Ce
patronages scolaires ! Encore une belle institution, mais il faut que nous soyons modestes : ce n'est pas nous qui Pavons inventée, ce sont nos adversaires; ce sont eux qui ont créé ces patronages autour des établissements que TÉglise protège, suscite, développe et défend. Il leur a semblé que c'était une bonne manière de maintenir à Tombre des grands murs de l'église les enfants élevés par eUe, que d'aplanir pour eux les conditions d'apprentissage et de placement, de leur faciliter par tous les moyens les débuts de la lutte pour la vie. Un certain nombre d'industriels, de grands commerçants, sont entrés dans ces associations comme patrons, et les jeunes gens ont trouvé là la chance d'être pris, employés et d'avoir une carrière assurée pour l'avenir. On conçoit que ces patronages se soient rapidement multipliés. »
Ainsi donc, voilà qui est indiscutablement établi : les catholiques, les premiers, ont organisé des œuvres postscolaires.
Ayant fait cette constatation, les partisans de l'école neutre — ceux qui croient par cette neutralité loyalement pratiquée assurer le respect de toutes les opinions, aussi bien que les intolérants ayant exclusivemenl en vue dans cet athéisme officiel le triomphe de leur sectarisme, — tous ont été unanimes à déclarer qu'il y avait « quelque chose à
numéro contient d'aiUeurs le compte renda détaUlé du con^s de Rouen, où Ton 8*est principalement occupé des œuvres postscolaires. On peut également trouver le texte que nous citons dans VÉdacation de la Démocratie française, pages 198 et 199 (Edouard Gomély, éditeur, Paris, 1897). Ce volume est un recueil de discours prononcés par l'ancien président du conseU, et tous relatifs aux questions d'enseig^iement.
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faire » pour compléter et prolonger l'action de l'enseignement primaire.
Cette conclusion ressort très clairement de l'enquête dont le ministère de l'instruction publique a chargé récemment M. Edouard Petit, professeur au lycée Janson-de-Sailly, et dont les résultats ont été publiés par le Journal Officiel * : « L'impression générale qui se dégage de cette enquête, dit M. Edouard Petit dans son premier rapport*, c'est que, partout, au Nord comme au Midi, dans les agglomérations urbaines comme dans les commnunes rurales, dans les centres agricoles, commerciaux, industriels, la nécessité de donner son lendemain à l'école est apparue nettement aux yeux de tous,,. On s'est rendu compte, même dans les cantons les plus arriérés, que l'action de l'école s'arrête trop tôt, que trop tôt l'enfant est ressaisi par la paresse et l'incuriosité '. On a estimé, et à raison, que le progrès général, les difficultés de l'existence dans cette dure mêlée des intérêts où chacun combat à son rang, exigent actuellement un ensemble