CHAPITRE II
LE MOUVEMENT D' c APRÈS L'ÉCOLE ». — ORIGINES ET RÉSULTATS
Le mouvement d'Après Vécole n'est pas de date très ancienne*, il remonte à quatre ou cinq ans à peine. Lancée par MM. Bourgeois et Buisson, dans un congrès tenu à Nantes par la Ligue de TEnseignement, cette idée des institutions post-scolaires non confessionnelles (ou trop souvent anticonfessionnelles) est expliquée, précisée, étudiée en 1895, d'abord au Havre par une assemblée des sociétés d'instruction publique ', puis quelques jours plus tard à Bordeaux, au congrès annuel de la Ligue. Enfin, en 1896, à Rouen, et en 1897, à Reims, les « ligueurs » ont fait la publique constatation des résultats déjà obtenus. Cet examen, nous allons le reproduire après eux.
I. On peut consulter sur ce mouvement les rapports de MM. E, Yédie (Patronage^ mai 1897), Griffaton (Compte rendu de la Journée des Patronages) et D' Michaux (Bulletin de la Société générale d'Éducation et d'Enseignement, ^uhi 1897).
a. Au Havre, M. Bourgeois essaya de faire patronner son mouvement directement par le ministre de l'instruction pubUque ; c'était le plus sûr moyen d'en assurer le succès en obtenant des suppléments de traitement pour les instituteurs qui réuniraient les enfants en dehors des heures de classe. Mais le ministre d'alors était M. Poincarë, qui répondit à ces avances par un discours sur les bienfaits de l'initiative... privée. C'était une spirituelle fin de nonrecevoir.