‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 75 sur 143 · DANS UN PATRONAGE · texte numérisé non relu

DANS UN PATRONAGE

Dans Tan des premiers numéros du Bulletin de la Corri' mission des Patronages, M. Félix Kérivan a fait un piquant tableau des deux journées du dimanche et du jeudi dans Tun des plus anciens patronages de Paris ; nous ne croyons pouvoir mieux faire, pour donner à nos lecteurs une impression vraie, que de reproduire ces quelques pages, d'une peinture si exacte et si vivante ^ .

I. On Ura avec intérêt deux articles publiés récemment par VU' niçers : dans le premi^ (oS juin 1896), M A. de Séjour raconte une visite qu*U fit au patronage Saint-Gervais ; dans le second (16 avril

208 OBGANISATION «ES PATRONAGES

La maison ouvre de bonne heure : sept heures en été, sept heures et demie en hiver; les jeunes gens arrivent les uns après les autres ; mais, à mesure que Theure de la messe approche, Taffluence augmente. A huit heures, il y a déjà une longue file de patronnés attendant leur tour pour défiler devant les trois guichets du contrôle. Dans rintérieurde la petite salle, derrière les guichets, trois dignitaires reçoivent les carnets de présence des arrivants, les livrets d'atelier où le patron inscrit chaque samedi les notes de la semaine, enfin les dépôts à la caisse d'épargne, petites économies le plus souvent, mais qui répétées et augmentées de l'intérêt régulier de 4 0/0, donnent à l'apprenti des habitudes d'épargne, en môme temps qu'elles lui assurent pour plus tard le capital nécessaire à un premier établissement. Enfin, chaque nouvel arrivant reçoit une « présence de messe », qui lui donnera droit à une collation au sortir de la chapelle.

A huit quarante le contrôle est fermé. Les quelques retardataires qui arrivent encore doivent passer désormais par l'entrée de la chapelle qui donne directement sur la rue: un dignitaire leur distribue une présence de messe écornée qui pourra être échangée contre une collation, mais ne sera pas récompensée par des bons points comme celles que leurs camarades plus exacts ont reçues au contrôle tout à l'heure. Cependant dans la cour la cloche sonne.

1897), ^' François VeuiUot retrace les origines du patronage Saint- Joseph de la Maison-Blanche et met en lumière Finfatigable dévouement du directeur de cette œuvre, M. Paulin Enfert.

Sur l'organisation d'un patronage, on consultera avec fruit la Méthode pratique d'une œuçre de jeunesse, par l'abbé Mury ; Paris, X. Rondelet, éditeur, 1898.

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