‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 97 sur 143 · III. — Fondation et recrutement des peth-es Conférences · texte numérisé non relu

III. — Fondation et recrutement des peth-es Conférences

L'œuvre de jeunesse la plus simple peut avoir sa petite conférence, des faits innombrables le prouvent aujourd'hui. Que faut-il pour l'établir? Quelques pauvres et quelques jeunes gens ou enfants de bonne volonté. Il est désirable de commencer avec un modeste groupe : cinq ou six membres peuvent suffire. Bien pénétrés de l'excellence et du charme de leur mission, ils l'aimeront très vite, et trouveront bientôt parmi leurs camarades d'excellents coopérateurs. Une conférence de douze à quinze membres

est très vivante. Quand elle en compte plus de vingt-cinq, il est bon de la subdiviser, surtout s'il y a une différence d'âge notable entre les jeunes visiteurs.

Tous les membres doivent accomplir leurs devoirs de chrétiens, mais les habitudes d'une piété fervente ne sont pas requises pour faire partie d'une petite conférence, comme elles le seraient pour entrer dans une confrérie. Toutefois, on fera bien de ne pas y attirer les jeunes gens trop nouveaux dans l'œuvre, et d'écarter soigneusement ceux qui, par un esprit de critique ou d'extrême légèreté, pourraient semer la zizanie dans la conférence, ou lui faire perdre son caractère sérieux. En principe, les enfants ne doivent pas être exclus des conférences ; l'on a vu des jeunes visiteurs de treize à quatorze ans recueillir pour euxmômes et procurer à leurs pauvres les fruits les plus précieux de ces réunions. Seulement, il est nécessaire de les suivre de plus près dans les visites.

Il est bon au début de secourir seulement quelques familles bien choisies. De préférence, on adopte les vieillards, on écarte les familles suspectes, ainsi que les familles même fort honnêtes où Ton trouverait des jeunes filles; on évite les distances qui rendraient la visite difiQcile. Souvent les grandes conférences fournissent directement aux petites les pauvres qu'elles peuvent plus aisément secourir et même leur donnent les bons qu'elles distribuaient. Il est à remarquer que ces pauvres se rencontrent partout; il n'est pas de si modeste bourgade où l'on ne trouve quelques vieillards ou quelques infirmes abandonnés dont les souffrances et la misère seraient admirablement sanctifiées par les visites de la jeune conférence.

LA GHARITé AU PATRONAGE '259

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