‹ Au sortir de l'école: les patronages: aree une lettre-préface de S. Ém le Cardinal LecotChapitre 98 sur 143 · IV. — Budget · texte numérisé non relu

IV. — Budget

La question des ressources ne doit pas effrayer à Tavance. Les plus actives parmi les jeunes conférences ont le plus souvent fort peu d'argent. D'ailleurs, le budget sera proportionné au chiffre des familles visitées. Que Ton commence par un petit nombre de pauvres, Tœuvre se développera en môme temps que l'esprit de charité et de prière. — Une conférence qui visite douze familles à Paris compte environ vingt membres actifs et se règle sur un budget de 300 francs. Elle donne chaque semaine à toutes ses familles un bon d'un kilogramme de pain; six ou sept fois dans l'année, aux grandes fêtes, elle y joint un bon de viande. Parfois, elle accorde un secours extraordinaire; c'est une paire de galoches ou de chaussons, c'est une chemise, c'est un fagot pour faire flamber l'âtre. Tous les deux ans, au jour de la saint Vincent de Paul, elle invite d'ordinaire tous ses pauvres à un repas de famille servi au patronage par les confrères. Gomment trouve-t-elle ses ressources? La quête hebdomadaire rapporte environ 1 franc, cela fait déjà le sixième du budget annuel. La chapelle du patronage abandonne la quête de l'un des offices du dimanche, soit 3 francs par jour et 150 francs par an. Pour trouver 100 francs encore, on s'ingénie de mille manières : on donne au patronage une soirée payante qui rapporte au moins 50 francs, ou bien l'on fait une loterie minime à fr. 10 le billet ; ou Ton obtient quelques souscriptions de membres honoraires. Ailleurs, on consacre à la conférence les profits d'un buffet de consommation, établi le dimanche au milieu de l'œuvre

260 ORGAïaSATlON DES PATRONAGES

et tenu par les confrères. Enfin, en cas de crise financière, on peut toujours s'adresser au conseil central de la Société de Saint-Vincent de Paul, qui, dans la mesure de ses moyens, sera heureux de soutenir la jeune conférence agrégée.

Page 1