TABATIÈRE EN BOIS
soixante ans. On comprend cette parole d’un de leurs beaux cantiques, fait parM. E. Casalis: «Aujourd’hui nous sommes des hommes , nous savons prier. »
Les anciens Bassoutos qui , avec leurs armes , boucliers et ornements de guerre, devaient avoir l’air de gros hannetons en colère, seraient profondément étonnés, s’ils revenaient, de rencontrer un de nos chrétiens, ses lunettes sur le nez, lisant la Bible ou le Leselinyana (la petite lumière), journal bimensuel, imprimé à Morija.
Que diraient -ils d’en voir un autre — un de nos instituteurs peut-être — mettant sa montre à l’heure et parlant d’aller porter de l’argent à la caisse d’épargne du bureau de poste le plus voisin ?
Quelle ne serait pas la stupéfaction d’un de ces ancêtres, en entrant dans certaines maisons de ses arrière-petits-enfants, devoir