‹ Au sud de l'AfriqueChapitre 43 sur 77 · DESSIN-ÉCRITURE (DAMARALAND · texte numérisé non relu

DESSIN-ÉCRITURE (DAMARALAND

des bois — ont été, dans le temps, traqués et détruits comme des bêtes sauvages, tant par les

Médaille d’argent. 147

Blancs que par les Noirs. Ce sont, disait Levaillant 1 , un de nos compatriotes qui a parcouru le sud de

PEINTURE (CHASSE A L’ÉLÉPHANT) (D’après une copie conservée au Musée de Bloemfontein.)

l’Afrique il y a un siècle, « de vrais pirates de

1. Voyage dans V intérieur de l'Afrique et au cap de Bonne-Espérance. x79°*

terre, abandonnés à tous les excès du désespoir et de la misère ».

Il y a cinquante ans, le zélé missionnaire Th. Arbousset pouvait encore dire1 2: « La seule vue d’une face blanche les jette dans des transes de frayeur. »

Aujourd’hui, ils ont à peu près disparu du pays; j’en ai rencontré parfois un ou deux vivant très misérablement, mais il faut aller très loin pour en rencontrer des groupes un peu importants.

Leur nom indigène est Baroa et est encore une grave injure parmi les Bassoutos, car il est synonyme d’êtres méchants et dégradés.

Quant à leurs peintures, puis à leurs flèches empoisonnées, qui leur avaient valu le surnom d 'hommes-scorpions1, elles prouvent que ces méprisés étaient plus développés que toutes les autres races qui peuplent l’Afrique du Sud... Il est à observer que les Bassoutos eux-mêmes essaient d’imiter des dessins de ceux-ci pour orner des calebasses ou des cannes, comme celle dont nous donnons plus loin une reproduction détaillée.

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