BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DE PATHOLOGIE EXOTIQUE
tion générale peut être très précoce chez les petits Rongeurs inoculés dans le péritoine avec L. tropica. Dans l'expérience n° 5, du 12 février 1915, 14 rats de case, Mus concha, sont inoculés, dans le péritoine, avec le produit de broyage de foies et de rates de rats infectés par ZL. tropica; chez ceux de ces rats qui sont sacrifiés du 21 février au 3 avril 1915, on trouve en général des Leishmania nombreuses ou très nombreuses dans le péritoine, rares dans le foie et la rate; pas de parasites dans la moelle osseuse. Il n’est pas question de lésions localisées à la périphérie. Cette expérience semble témoigner en faveur de Popinion émise par le D' Bouizziez puisque des infections générales, sans localisations à la périphérie, ont été notées déjà au bout de 9, r2 et 17 Jours, mais 1l y a une cause d'erreur. Quand on autopsie un petit rongeur qui a des Lershmanta nombreuses dans le péritoine, et qu'on fait des frottis de la rate et du foie, il y a de grandes chances pour qu'on trouve, dans ces frottis, des Leishmania, alors même qu'il n y en a pas dans les parenchymes de ces viscères, attendu que des parasites sont accolés à la surface péritonéale et que, la petilesse des viscères étant donnée, il est difficile de tailler un lambeau en excluant toutes les surfaces tapissées par la séreuse; même en réussissant cette dissection, on ne serait pas complètement à l’abri de la cause d'erreur car les ciseaux, Le scalpel ou les pinces peuvent entraîner des Leishmanta.
Dans un cas, M. Bouirurez fait remarquer que les Leishmanta vues dans les frottis du foie, provenaient peut-être du péritoine, cetle remarque peut s'appliquer aussi aux autres cas.
Lorsqu'on injecte la matière virulente, non dans le péritoine, mais dans le tissu conjonctif péritesticulaire, on évite la cause d'erreur en question, et l’on constate, au moins chez les souris, comme dans l’observalion qui suit, que les accidents locaux se développent avant qu'il y ait infection générale. Je n’ai jamais observé, pour ma part, chez les souris inoculées avec L. tropica dans le péritoine ou dans le tissu conjonctif sous-cutané, d’infections générales aussi précoces que celles qui sont signalées par M. Bouizxtez dans quelques-unes de ses expériences (9, r2, «7 jours après l’inoculation).
Une souris blanche, adulte, est inoculée le 15 décembre 1916, dans le tissu conjonctif sous-cutané de l’aine droite, avec le produit du broyage
de la tumeur testiculaire d’une souris infectée par L. {ropica. Le 3 janvier 1917, on sent une induration très netteau point d'inoculation, cette indu-