‹ Au Sujet De La BiopsieChapitre 20 sur 31 · POSE · texte numérisé non relu

POSE

Biopsie le 21 juin : longue et profonde incision sur la partie la plus proéminente de la tumeur où la peau est amincie.

Résultats de l'examen histologique : sarcome à cellules polymorphes.

Dans les jours qui suivent l'opération, il se produit une vaste désunion de la plaie qui s'infecte. Impossibilité d'entreprendre le traitement.

Nécessité de pratiquer une amputation le 3 juillet.

La complication semble ici imputable à l'acte opératoire (incision trop large au point le plus saillant, où la peau était le plus fragile). ce

La stérilisation préventive d’une tumeur par la

radiothérapie est donc très difficile à réaliser pour permettre une biopsie dans de bonnes conditions.

2° Biopsie au cours de l'opération. Elle a surtout été préconisée par les Américains et les Anglais. En France, plusieurs chirurgiens la font pratiquer dans leur service, Champy en particulier l’emploie dans le service du professeur Jean-Louis Faure avec de bons résultats (1). C’est une assez bonne méthode, mais, quoique le procédé Champy soit relativement simple, elle ne peut être exécutée que par un histologiste très compétent et par conséquent, ne peut être utilisée que dans de grands centres chirurgicaux. En province, la très grande majorité des chi: rurgiens ne peuvent pas avoir auprès d'eux, lorsqu'ils opèrent, un histologiste suffisamment entraî-

(1) 3. MEaBe Osvarno. — Diagnostic précoce du cancer du sein.

Thèse Paris, 1922. »

né à ces méthodes rapides pour profiter des avantages d’un examen histologique extemporané. Par ailleurs, nous avons déjà vu que toute biopsie ayant un résultat négatif ne permet pas de conclusions, il y aura donc des cas où le doute subsistera.

Sur 62 cas de biopsie au cours d'opération pour tumeur du sein, rapportés dans le travail de Osvaldo, il y eut une seule fois erreur ; il s'agissait d’un adénome du sein en voie de transformation maligne en un point seulement et le prélèvement avaitété fait en dehors de ce point. Cette cause d'erreur est inévitable. Lorsqu'un examen histologique pratiqué au cours d'une opération donne un résultat négatif, il est impossible de faire deux ou trois autres examens de 15 minutes chacun avant de prendre une décision ! C’est pourquoi cette solution en ap PALQNSE | si séduisante ne nous satisfait pas.

La conduite à suivre, la plus simple, la plus pratique, la moins dangereuse pour le malade nous parait être la suivante :

Chaque fois que l’on est en présence d’une tumeur dont l’exérèse chirurgical est possible, on procède, sans biopsie préalable, à l’extirpation de cette tumeur. Si le diagnostic clinique en est douteux, on fera au cours de l'opération un examen macroscopique de la tumeur qui bien souvent pourra imposer un diagnostic avec une certitude quasi-absolue si l’on croit la tumeur bénigne, on fera une opération aussi peu étendue que possible : si on croit la tumeur maligne, on fera une exérèse aussi large

Se

que possible avec ablation des ganglions. En ças de doute, on agira suivant les cas : soit opération radicale immédiate ; soit simple exérèse, envoi de la pièce au laboratoire et, sil le faut, opération plus large en un second temps.

Dans tous les cas, la pièce opératoire doit être envoyée à un laboratoire où l’on vérifiera, par un examen histologique, la nature de la tumeur. ;

Ne faut-il done jamais faire de re sur une tumeur interne ? On peut en faire dans les cas suivants

a) Lorsque le traitement d’une tumeur relève de la radiothérapie ou la curiethérapie (tumeur inopérable par exemple). k

b) Lorsqu'on pratique la biopsie en vue de recherches scientifiques.

Encore faudra-t-ii que dans ces 2 cas, l'acte biopsique ne présente aucun danger immédiat pour je malade, soit du fait de l'intervention, soit du fait de la nature de la tumeur CR mélanique par exemple).

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