‹ Au temps des PharaonsChapitre 45 sur 87 · J. Gerstang, Mahâsna and Bet-!(kçiUâf, 1Q · texte numérisé non relu

J. Gerstang, Mahâsna and Bet-!(kçiUâf, 1Q

six mastabas, de taille décroissante, construits l'un sur l'autre, et l'invention se réduirait à un développement par superposition de l'élément de base. En fait, la conception est plus hardie. D'abord, les architectes ont substitué la pierre à la brique ; puis, au lieu de construire une première terrasse, sur laquelle ils en auraient élevé cinq autres, ils ont disposé tout l'appareil par tranches parallèles de maçonnerie, allant d'un seul jet du sol au sommet, et s'arrètant, sur les côtés, à des hauteurs calculées pour ménager des degrés étages*. Il n'y a plus ici de tâtonnements : les ouvriers ont eu clairement la volonté, ou ont reçu l'ordre précis, d'élever un édifice sortant de terre et orienté vers le ciel (PL VII, 1).

Progressivement les degrés qui marquent, comme autant de « repentirs », des ruptures d'élan, diminuèrent d'amplitude. Un des successeurs de Zeser, Snofrouï, éleva sur le site de Meïdoum * (au sud de Sakkarah) une pyramide d'un type analogue ; mais la largeur de chaque degré est moindre de moitié, ce qui rend plus sensible le mouvement ascendant de la masse (PI. YII, 2). Plus tard Snofrouï accentua encore cette ascension dans une deuxième pyramide qu'il construisit à Dahchour. La base de cet édifice offre à peu près l'inclinaison des parois d'un mastaba; puis, sans degrés intermédiaires, les

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