‹ Au temps des PharaonsChapitre 55 sur 87 · D'après les vignettes de papyrus funéraires · texte numérisé non relu

D'après les vignettes de papyrus funéraires

AV TEMPS DES PHAIIAONS ^^^^p^

mêmes accidents et sensibles aux

iniiuences : les habitants du ciel sont sans

3 nce plus durable; mais ils ne devien-

ux qu'après avoir surmonté l'épreuve

rt; ils ne connaissent la vie éternelle que

qu'Osiris leur en a révélé les secrets.

)mme qui bénéficie des rites osiriens se juge

(] êtres supérieurs qui n'échappent à la

[TU aue par ces mêmes rites : les textes des

ent h satiété que le défunt agit et

a on, dès lors, prier les dieux? Les textes

de l'an i empire ne renferment point de prières;

l'homme n'y supplie pas les dieux ; il leur demande

leur concours, leur aide amicale; étant devenu un

Osiris, il se dit de leur sang et veut être reçu

comme un frère. Et si les dieux sont hostiles,

l'homme a les moyens de briser leur résistance.

La magie lui enseigne les rapports secrets des êtres

et des choses; les lois qu'elle en dégage seront

inéluctables au ciel comme sur terre, puisque dieux

et hommes sont de même nature et soumis aux

mêmes besoins. Or cet Osiris, h qui l'homme

s'identifie, doit sa résurrection k la magie ; depuis

qu'on lui a rouvert la bouche et les yeux, il

possède le pouvoir créateur du Verbe et la puissance

fascinatrice des yeux. Pareil aux Démiurges qui

on t créé l'univers en voyant les êtres, et les choses en

les nommant, le son de sa voix engendre tout ce

; qu'il désire et détruit tout ce qu'il hait. Aussi, quand le mort se présente au ciel, peut-il déclarer à tout venant que sa force est égale et même supérieure à celle de tout autre dieu. Par précaution, l'officiant lisait, le jour des funérailles, une incanta-

■ tion où le défunt apostrophe les habitants du ciel et prétend les courber sous des menaces terrifiantes : « Le ciel fond en eau, les étoiles se battent, les sagittaires font leur ronde, les os des Akerou (constellations) tremblent lorsqu'ils ont vu Ounas qui mange les hommes et se nourrit des dieux... Les

^ génies ont lacé les dieux pour Ounas, ils les ont liés, ils ont fendu leurs gorges, vidé leurs entrailles et les ont fait cuire dans leurs chaudrons brûlants. C'est Ounas qui dévore leurs magies et mange leurs esprits, et les grands d'entre eux sont pour le repas d'Ounas au matin, les moyens d'entre eux sont pour son rôti, les petits d'entre eux sont pour le repas d'Ounas au soir, les vieux et les vieilles d'entre eux sont pour ses fours... Car Ounas est un grand puissant parmi les puissants; ce qu'il trouve sur sa route, il le mange avidement,... il a mangé la sagesse de tout dieu ^ j>

Quel dieu résisterait à cet ogre dévastateur? Cette puissance formidable, chaque homme, pour qui les rites ont été exécutés correctement, la croit en lui, et il s'en vante dans ses épitaphes : « Je suis

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