‹ Au Tonkin, 1884-1885: notes, souvenirs et impressionsChapitre 185 sur 216 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

peaux et leurs morts, abandonnant, en outre de deux batteries Krupp et de plusieurs canons de divers modèles, d'immenses approvisionnements de vivres, de munitions et de matériel. La lutte a duré dix jours. Ils sont enfin vaincus, obligés d'évacuer le Tonkin. Et si lourdes que soient nos pertes, soixante-quinze tués et trois cent quatre-vingts blessés, le général en chef peut enfin annoncer le triomphe. Il le fait simplement :

a Officiers, sous-officiers et soldats,

« Vous avez arboré le drapeau national sur Lang-Son. Une armée chinoise dix fois plus nombreuse que vous a dû, entièrement en déroute, repasser la frontière, laissant entre vos mains ses étendards, ses armes et ses munitions. Elle a été réduite à vous abandonner ou à disperser dans les montagnes le matériel européen sur lequel elle avait tant compté pour s'opposer à votre marche.

« Gloire à vous tous qui, successivement, vous êtes mesurés avec elle, dans les combats de Taï-Hoa, de Ha-Hoa, de Dong-Son, de Déo-Quao, de Pho-Vy, de Bac-Viey et de Lang- Son, et l'avez chassée, malgré sa vigoureuse résistance, des positions formidables qu'elle occupait.

a Honneur aux officiers chargés des convois de vivres et de munitions! Grâce à leur dévouement, à leur infatigable énergie, vous avez pu vivre et combattre. Nos progrès n'ont pas été longtemps retardés.

« Au nom de la France, je vous remercie tous. *

Gela vaut mieux que l'emphase républicaine du général Millot.

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