ET DES MALADIES HABITUELLES AU TONKIN
Ambulance de la 2 e brigade.
Le médecin principal de 2 # classe chef de [ambulance à M. le général commandant la 2 e brigade.
Mon général,
Vous m'avez fait l'honneur de me demander quelles maladies menacent plus particulièrement nos soldats pendant leur séjour au Tonkin, et quelles dispositions peuvent être prises pour en atténuer la fréquence et la gravité. Mes observations personnelles sont insuffisantes encore pour me permettre de répondre d'une manière définitive. Voici du moins ce que j'ai pu constater, ou apprendre de mes devanciers.
Et d'abord il est manifeste que, chez les indigènes, l'inobservance des règles les plus élémentaires de l'hygiène est l'habitude. Les habitations, aussi bien dans les villes que dans les villages, sont généralement repoussantes de saleté, l'alimentation paraît laisser beaucoup à désirer, les vêtements sont insuffisants, et les précautions prophylactiques sont inconnues.
Il n'en faut assurément pas davantage pour expliquer leur état de débilité organique, la rareté de la longévité et l'effrayante mortalité des enfants, à peine compensée par le nombre fort élevé des naissances.
D'autre part, le climat est très débilitant, notamment pendant la saison chaude, c'est-à-dire depuis le mois d'avril jusqu'au commencement de novembre. Non pas, cependant, que la température soit habituellement très élevée. À ma connaissance, elle n'a pas, dans le delta, dépassé 41 degrés (le 19 mai à Hanoï). Mais à partir du mois d'avril jusqu'à ce jour (29 octobre) le thermomètre, vers le milieu du jour, ne s'est pas abaissé au-dessous de 23 degrés
(18 octobre, au lendemain d'un orage). Il résulte des observations des médecins de la marine, notamment de celles du docteur Borius, qu'à partir du mois de mai, le thermomètre n'a pas accusé plus de 33 degrés et, toujours vers le milieu du jour, ne s'est pas abaissé au-dessous de 22 degrés, la moyenne des maxima étant de 28°, 5 et celle des minima de 17 degrés.
Il paraît que le mois de mai est, dans le delta, le plus chaud; et le mois de février, qui est aussi le mois le plus humide, relativement le plus tempéré. Mais il faut redouter alors les brusques écarts de température, qui parfois, dans une même journée, atteignent près de 20 degrés, de cinq heures du matin à cinq heures du soir.
D'antre part, et même aux périodes de beau temps, dans les mois de novembre et décembre notamment, bien qu'ils soient relativement les mois de la plus grande sécheresse, l'air est véritablement saturé d'humidité. Et dès qu'arrive la saison chaude, à partir du mois de mai, il est en outre chargé d'électricité, au grand détriment, semble- t-il, de ses éléments les plus vivifiants. Alors, le Tonkin devient la véritable étuve humide; l'état hygrométrique se maintient entre 90 et 95, les vents du sud-est sont à peu près constants, et la pression barométrique, en dehors des périodes d'orage, demeure à peu près invariable entre 760 à 763.
Avec la période des chaleurs coïncide celle des orages, à peu près quotidiens à partir du mois d'avril jusqu'à la fin d'octobre, et parfois aggravés de formidables bourrasques, typhons ou cyclones qui causent de véritables désastres. L'échauffé uunt de la terre saturée d'eau devient alors tel que les nuits sont elles-mêmes fort pénibles et sans sommeil.
Telles sont, mon général, les influences cosmiques qui favorisent l'évolution des germes morbides constitutifs de la plupart des maladies. Il faut reconnaître que, malgré les précautions prises, malgré les nombreuses périodes d'un repos obligatoire, nos soldats, en raison des fatigues, des privations, d'une installation provisoire insuffisante, sont, actuellement, particulièrement disposés à en subir les redoutables effets. La lutte est temporairement inégale. Il n'en sera pas de même dans l'avenir, alors que pourront être prises les dispositions nécessaires de protection.
Dans l'état actuel, sous l'action de fatigues qui seraient subies sans inconvénient sous un climat tempéré, le corps demeure cons-
tamraent en sueur. C'est Y indispensable émonctoire, mais d'autre part une cause certaine dTépuisement. Et cependant, malgré les insupportables éruptions de bourbouilles et de furoncles auxquelles elle donne lieu, la transpiration est sûrement, ici, la meilleure garantie de la santé. Malheureusement, pendant que la peau fonctionne ainsi pour débarrasser l'organisme des toxines qu'il crée normalement, la sécrétion urinaire, cet autre indispensable émonctoire, diminue d'autant. D autre part, il semble que l'oxygène atmosphérique, saturé d'humidité, peut-être aussi d'électricité, devient insuffisant, tant aux oxydations et combustions internes qu'à la régénération des globules sanguins. De fait, alors, l'amplitude respiratoire, sinon le nombre des inspirations, de même que la tension vasculaire paraissent diminuer. Et, malgré la sueur, malgré la fréquence des battements du cœur, les accumulations de toxines se font dans tout l'organisme.
Chez les plus résistants, cela se traduit, à la vue, par une pâleur de mauvais aloi, ou par un rapide amaigrissement; chez d'autres, par des congestions viscérales passives, notamment par un engorgement du foie, qui est l'organe chargé autant de la rénovation cellulaire que de la destruction éliminatrice des éléments usés ou des déchets toxiques provenant de l'alimentation. Alors aussi, l'innervation subit un état d'alanguissement parfois coupé de courtes périodes d'une excitation pénible; les meilleurs organismes n'y résistent pas. Puis encore, et de même que la sécrétion urinaire, les sécrétions gastriques, épuisées par l'exagération fonctionnelle de la peau, sont d'autant diminuées, ce dont il est journellement facile de se rendre compte par le besoin qu'éprouvent tous les estomacs, après quelque temps de séjour au Tonkin, de rechercher, dans l'absorption des condiments les plus pimentés, une excitation factice, qui épuise autant qu'elle paraît temporairement nécessaire.
Telles sont les influences climatiques, celles contre lesquelles il faut sans cesse réagir, non pas, je crois, dans l'espoir légitime de s'acclimater complètement, ce qui me parait bien improbable, mais du moins de pouvoir longuement résister.
Il apparaît, en effet, que la prédisposition morbide d'origine climatique est d'autant plus redoutable que la nosologie médicale du pays y démontre un plus grand nombre de maladies endémiques.
Quelles sont donc les maladies endémiques au Tonkin, celles
contre lesquelles il importe de prendre des précautions spéciales?
À n'en pas douter, ce sont surtout la fièvre et la cachexie palustres, la diarrhée, la dysenterie et les congestions du foie. Viennent ensuite la variole, qui décime les enfants, la scrofule et la tuberculose, l'ulcère annamite et la syphilis. Il faut redouter encore les insolations et coups de chaleur, se garantir du rhumatisme, et éviter la lèpre.
Et d'abord, la fièvre palustre : elle est véritablement le fléau du Tonkin ; elle s'y montre sous les aspects les plus divers, à tel point qu'on peut véritablement dire qu'il n'y a pas, dans le pays, de maladies qui ne soient aggravées par le poison palustre.
Le marais et la forêt broussailleuse, non la rizière, en sont les principaux foyers. Il est certain, en effet, que les formes graves sont plus rares dans le delta, où la culture intensive constitue un véritable drainage du sol, que dans la région inculte des plateaux et des forêts. C'est de tout temps, du reste, que la rude expérience a montré l'action néfaste des eaux stagnantes et des décompositions putrides d'origine végétale. Les indigènes ne redoutent pas le delta, où la population atteint une densité qu'on ne rencontre peut-être pas dans la campagne française; ils ont une véritable terreur des montagnes incultes qui avoisinent le delta. Le pays au delà d'Hong-Hoa, sur le fleuve Rouge, et de Lang-Kep, sur la route de Lang-Son,est redouté pour sa notoire insalubrité. Quelle que soit, du reste, la région, les travaux qui exigent des déplacements de terre sont pernicieux. Les terrassements de Hai-Zuong, de Phu-Li, de Phu-Lang, de Lang-Kep, de Chu, ont fort malmené nos soldats, et plusieurs ont subi un redoutable état cachectique. De même, l'action des premières pluies et des chaleurs orageuses est manifeste, comme aussi toutes les causes débilitantes, notamment la fatigue et les excès. Le poison est évidemment le même, l'incubation varie suivant le degré plus ou moins grand de résistance organique. Mais que l'intoxication soit subite, progressive ou retardée, la diversité de la manifestation n'est rien qu'une question de résistance individuelle. Que tels individus fassent des accès quotidiens ou tierces qui sont l'habitude dans le delta, que tels autres soient atteints de manifestations algides syncopales, ou comateuses, délirantes hémorrhagiques ou bilieuses, la diversité du symptôme n'est en réalité qu'un modus d'action, en rapport autant avec l'énergie de l'attaque qu'avec l'énergie de la résistance. Les formes graves sont fréquentes dans la zone des
montagnes brousailleuses. Les indigènes les décrivent sous le nom de fièvre des bois, généralement précédée, disent-ils, d'un état gastrique très prononcé, mais présentant, en outre de l'intermittence caractéristique, les stades habituels, frisson, chaleur, sueur, et généralement suivie, quand elle n'est pas d'emblée mortelle, d'un état cachectique avec œdème fatalement mortel pour tout Européen qui s'obstine à la lutte. Le miasme terrible, disent les indigènes, ne s'étend pas très loin au delà des régions broussailleuses incultes. C'est, disent-ils, un miasme lourd, maintenu sur place partout où la couche argileuse du sol inculte présente une végéfation touffue. Parfois l'intermittence est peu prononcée, et la fièvre simule les débuts d'une fièvre typhoïde. C'est la forme à laquelle a succombé mon collègue le docteur Claude, à son retour de la désastreuse colonne de Bac-Lé.
Les indigènes opposent au poison paludéen un grand nombre de remèdes, parmi lesquels, notamment, la poudre de noyaux d'aréquier mélangée des racines d'une espèce de chicorée, la scorsonère ; les feuilles et racines d'un arbrisseau, Dichroa (Shuong San), réputées très efficaces dans la fièvre hématurique, puis l'Aralia palmata (Ngu-Gia-Bi), ou racine de ginseng des Chinois, que j'ai vu conseiller souvent pendant monséjourà Phu-Lang-Tuong. En réalité, la quinine est le seul remède efficace actuellement connu. Et je n'hésite pas à la conseiller, même à titre préventif, par petites doses de 15 à 20 centigrammes. J'en ai personnellement fait l'expérience ; je demeure convaincu que c'est grâce à cette pratique que j'ai pu, malgré mon état de débilitai ion, résister, jusqu'à ce jour, à de véritables accès. Le sulfate de quinine, à titre préventif, me paraît devoir être très recommandé aux colonnes en marche, ou en résidence obligatoire dans les régions suspectes. Il est, d'autre part, certain que l'état cachectique impose le rapatriement rapide, au moins à défaut de la possibilité de séjour suffisant dans un sanatorium de montagne. Les changements d'air et de climat sont, dans l'état cachectique d'origine palustre, la seule garantie du rétablissement de la santé. Le sanatorium actuel de Quang-Yem me paraît insuffisant; et, du reste, dans une région qui n'est pas, elle-même, à l'abri des miasmes palustres.
Diarrhée et dysenterie. On peut dire que presque tous nos so 1 dats, et aussi les officiers, ont été, peu de temps après leur arrivée au Tonkin, atteints de diarrhée, ordinairement de courte durée
quand elle est immédiatement traitée. Malheureusement la plupart négligent de se traiter dans le début, et la diarrhée devient alors chronique. Elle s'observe très fréquente surtout pendant les mois d'avril, mii et juin, déterminée, presque toujours, par un refroidissement du ventre. Mais Peau du pays en parait la cause la plus habituelle. Les indigènes se contentent de l'eau des puits ou des rivières, qu'ils ont l'habitude de clarifier à l'aide d'un nouet d'alun. Nos soldats, quand ils sont en résidence fixe dans certains cantonnements, se servent de filtres très primitifs, futailles garnies de charbon et de graviers, qui sont utiles à la clarification, mais impuissants à la purification. De fait, il faut le reconnaître, les eaux du Tonkin sont généralement suspectes. Le pharmacienmajor Worms a constaté le faible degré hydrotimétrique de celles qu'il a pu analyser en cours de route; cela ne suffit pas pour affirmer leur bonne qualité, eu égard surtout aux analyses non inoins précises de l'aide-major Manget, qui signale, dans presque toutes, l'abondance des matières organiques à l'état d'azotites. J'ajoute qu'il faut se méfier aussi de leur contamination possible par les plantes vénéneuses, parfois très abondantes sur les bords de certains ruisseaux. Je vous ai signalé déjà, mon général, les accidents observés dans notre colonne en marche au delà de Lang- Kep, le 7 mars dernier. La marche fut longue et la chaleur très pénible. J'eus alors l'occasion de vous rendre compte que les coolies de l'ambulance, considérant l'eau limpide et fraîche des aroyos rencontrés sur notre route comme étant dangereuse, lui préféraient l'eau boueuse des rizières à peine clarifiée. De fait, et malgré vos avertissements, plusieurs de nos soldats, après avoir bu F eau fraîche des aroyos tributaires du Song-Thuong, notamment à proximité de Lam, furent atteints de vertiges et de nausées, de fourmillements dans les membres et d'une extrême prostration. Ces accidents, dont furent atteints également quelques officiers, parmi lesquels le lieutenant-colonel Duchesne, furent activement combattus, et n'eurent pas de suites graves. Ils sont à signaler cependant, et m'ont paru attribuables, peut-être» à la contamination, par une luxuriante végétation de solanées diverses, constatée sur les bords. Dans tous les cas, et je ne saurais trop insister à cet égard, il paraît indispensable, au moins jusqu'à garantie sérieuse, de n'utiliser, pour la boisson, que Veau préalablement bouillie, ainsi débarrassée des nombreux germes qui la rendent, sinon toujours dangereuse, du moins fort suspecte. La décoction légère de
thé parait, à cet égard, la meilleure préparation, et doit être maintenue autant qu'il est possible.
Très habituellement, la diarrhée ne résiste pas longtemps aux précautions usuelles; mais il n'en est pas de même de la dysenterie, qui en devient parfois la conséquence, quand très souvent elle n'éclate pas d'emblée, ou n'est pas transmise, de proche en proche, par une évidente contagion. Eu la dysenterie est, après la fièvre palustre, la maladie qui fait le plus de victimes au Tonkin. Elle est très fréquente, même dans le delta, parfois manifestement compliquée d'i ni paludisme; elle nécessite alors un rapatriement, qui est peut-être le seul moyen d'éviter l'évolution ultérieure d'un abcès de foie. Elle est, du reste, après des améliorations passagères, sujette à de fréquents retours offensifs qui, souvent, aboutissent à la gangrème du gros intestin, et à la mort dans l'algidité. A vrai dire, ces retours offensifs si dangereux m'ont paru, souvent, la conséquence de quelque imprudence dans l'alimentation des malades. J'ai eu, à plusieurs reprises déjà, l'occasion d'appeler votre attention à ce sujet. Le régime lacté, malgré la difficulté de son emploi (il n'y a au Tonkin que du lait concentré de réserve, qu'il est même parfois difficile de se procurer), nous a rendu de grands services. Mais les malades s'en dégoûtent, et parfois, malgré les recommandations, ils commettent des imprudences dont ils ne comprennent pas le danger. Ainsi s'explique la grande mortalité occasionnée parmi les hommes du corps expéditionnaire par cette terrible maladie qui, je le répète, impose de grandes précautions, tant préventives que eu rat iv es, et nécessite un prompt rapatriement.
Je n'ai pas eu l'occasion de constater de véritables atteintes de choléra chez nos soldats. Et cependant on le dit endémique au Tonkin, où il revêt, parait-il, assez fréquemment, la forme épidémique. Pour les indigènes, les épidémies coïncident généralement avec certaines perturbations atmosphériques. Ils les disent la conséquence d'émanations telluriques condensées parfois sous forme d'épaisses vapeurs, qui, malgré le soleil, se répandent sur quelques régions où de suite éclate la maladie, pour se propager bientôt par contagion.
Maladies du foie. — Elles sont également fréquentes, et de début parfois fort insidieux. Je crois avoir constaté, que les grands mangeurs, les buveurs, notamment les alcooliques et les obèses, y sont prédisposés ; mais il est bien certain que la sobriété
n'est pas une garantie absolue. La congestion du foie évolue, au Tonkin, presque fatalement vers la suppuration, d'une manière tellement insidieuse que le diagnostic demeure indécis. Quoi qu'il en soit, et dès qu'il est soupçonné, le rapatriement parait la seule ressource.
Les congestions, les abcès ne sont pas, d'autre part, les seules maladies du foie qu'on observe au Tonkin. Les missionnaires signalent la fréquence des hydatides. Et j'ai pu savoir que certains médecins indigènes ont fréquemment ponctionné des collections qui, bien évidemment, étaient dues à la présence d'hydatides dans le foie. « Lorsqu'il sort du pus, la guérison est l'exception, mais s'il sort de Ceau claire, elle est presque certaine. » Cette eau claire est évidemment le liquide hydatique.
Les hydatides échinocoques ne sont pas, tant s'en faut, les seuls entozoaires signalés. La multiplicité des remèdes employés par les indigènes contre les vers intestinaux suffit à démontrer leur fréquence, et nos soldats n'y ont point échappé. Les vers lombricoïdes sont habituels, mais les tœnias également. Heureusement, ils ne résistent généralement pas à la potion de pelletiérine, ou à la prise de quelques capsules d'extrait éthéré de fougère. Souvent le calomel a suffi pour l'élimination de certains lombrics.
Variole. — Il suffit de quelque temps de séjour au Tonkin pour constater la fréquence de la variole chez les indigènes. Certaine* ment elle est la maladie à laquelle succombe plus de la moitié des enfants. Jusqu'à ce jour, nos soldats en sont demeurés complètement indemnes, démontrant, une fois de plus, que la vaccination jennérienne est la garantie indispensable à la sécurité de la colonie européenne. J'ajoute, si j'en juge par les dispositions prises à Hanoï, et par moi-même autour de Bac-Ninh, que les indigènes s'y soumettent sans difficulté. C'est ainsi que j'ai pu successivement vacciner tous les coolies employés à l'ambulance.
Tuberculose. — Il paraît certain que la tuberculose classique fait également de nombreuses victimes dans la population indigène, où elle parait très fréquemment propagée par la contagion. C'est la maladie de la misère. Et l'influence débilitante du climat n'est pas étrangère à son évolution, manifestement plus rapide chez les soldats ou coloniaux qui en sont atteints. Tout soldat suspect doit donc être écarté, et immédiatement renvoyé en France.
Scrofule. — La scrofule est également fréquente; elle ne m'a pas paru, cependant, présenter chez les enfants, les signes habi-