CHAPITRE VI
Six mois après le retour de Magloire Sirois au milieu des siens,
la paix et un fait de résignation, d'affection saine et d'espoir *“<ontinuaient de régner à son foyer.
Toutes les recherches faites Pour retrouver le petit Magloire avaient été inutiles ; mais le père et la mère continuaient d’ r malgré tout.
L’épicier avait gagné complètement et définitivement la confiance, l'estime et l'amitié Ge tous, par sa conduite modèle, 1] n'était pas le “bully”’ du village, amis des uns et ennemis des autres, et craint de tous: il était maintenant un bon père de famille, un citoyen paisible et honoré, que l’on saluait avec déférence. Son internement à asile n’avait laissé aucune prévention défavorable contre lui et lui avait au contraire acquis la sympathie due au malheur.
. eorges demeurait toujours avec lui, et Louise Fournier continualt aussi à vivre sous son toit.
La jeune fille avait voulu partir, quelques mois après la mort de son frère, mais Marie, qui s'était prise d'amitié pour elle, l’avait en- £agée à rester, l'avait retenue. :
ges avait été profondement malheureux quand Louise avait parlé de départ. Le malheur et le deuil avaient imposé au jeune homme beaucoup de retenue à l'égard de Louise, mais s’il ne lui disait pas
atténué, quand leur vie aurait repris son cours normal, il confierait à son f ère , . + » . .
tain que Magloire consentirait au = pa 2 et lui aiderait même à
qui ne pouvaient avoir qu’une interprétation, —ils s’aimaient évidemment, comme On aime à vingt ans
soufflé prématurément sur jeurs jeune re en dépit de la mort même,
Ils se marièrent à l'automne, ee Parvenues à leur matürité
Leur joie fut discrète, pou Ceux à qui ils devaient le bonheu au bras l’un de laut tirent qu’un peu du ition de leur fits
Fr,
et Louise descendirent re, souriant à leurs ami gk Oppressait leurs poitri être enlevé.—Cela co
une belle ttait dans !
journée où l'odeur des ‘air en une griserie de
r ne pas froisser les coeurs meurtris de
la grande allée de ire et Marie sennes depuis la dis
nsole de faire cles.