Vie intérieure
Chez les Lo-lo, la famille est tout entière sous l’autorité du père, mais c’est une autorité tout-à-fait patriarchale. La femme, quoique semblant ne pas s’occuper des affaires extérieures, est toujours consultée par son mari. Elle compte donc dans la famille, et n’est pas quantité négligeable. Son action sur les enfants, même sur les fils, est aussi grande que celle du père. Le mari aime ses filles à l’égal de ses fils, quoique celles-ci seront davantage près de
leur mère.
L’amour des enfants pour leurs parents est sincère, et cet amour durera jusqu’à la plus extrême vieillesse.
Vers l’âge de 50 à 60 ans, les vieux se désintéressent des affaires extérieures, confiées alors au fils aîné. Celui-ci les dirige de concert avec ses cadets. Mais même alors, les avis du père et de la mère ne seront pas dédaignés.
La fille, par son mariage, quitte définitivement sa propre famille pour entrer dans celle de son mari, où ses parents la suivront de toute leur sollicitude. Là, le proverbe chinois: Lao nioa ngai tch’e len ts’ao est tout-à-fait inconnu.
Veuve, elle restera soumise à ses beaux-parents, qui ne la remarieront qu’avec son consentement.
Si le père n’a pas de fils, il choisit un gendre qui épouse une de ses filles. Il prend le nom patronymique du beau-père" et hérite de ses biens.
Si l’on n’a aucun enfant, on adopte le fils d’un frère.