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Le tabac

Les Lo-lo p o font grand usage du tabac (a-keu) qu’ils cultivent eux-mêmes. N’avoir pas de tabac à fumer est une plus

Vie physique des Lo-los.

glande privation encore que celle de l’alcool. Rares sont ceux qui ne fument pas parmi les hommes. Je ne me rappelle pas en avoir jamais i encontre un dans ce cas. Les jeunes gens commençent pailoi.s à fumer dès 1 âge de 10 ou 11 ans, ils attendent cependant généralement, pour ce faire, d’avoir de 16 à 20 ans. Beaucoup débutent par fumer la pipe à eau (choui a-ko) chinoise. Egalement presque toutes les femmes fument.

La pipe (a-ko), composée d’un vulgaire bambou pour tuyau (a-ko veu), et du fourneau ( a-ko heu), suit l’individu partout. On la porte enfilée à la ceinture. On ne s’en sépare que pour dormir, et encore est-elle déposée au chevet du lit. Le fourneau de la pipe' est en fer, ou en cuivre, plus souvent encore en terre cuite. Ce

dernier genre est une spécialité de Yun-nan hien, vendue une sapèque pièce.

Chez les Li-sou, alors que l’enfant tète encore, sa mère lui

donne déjà sa pipe à fumer. J’en ai vu prendre le sein et fumer à la fois.

Comme je 1 ai déjà dit, les fumeurs d’opium sont excessivement rares chez les Lo-lo p o, on se les montre du doigt. Le nombre de ces fumeurs cependant, sans quand même être considérable, est plus grand dans les plaines, où les Lo-lo côtoient les Chinois.

ARTICLE V

Habitation.

1. Le village. — 2. La maison. — 3. L’intérieur de la maison.

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