V. Habitation
en deux, servant de grillage ( shyé-bè ), sur ce grillage, une natte en tins bambous tressés (mo tè ), recouverte d’une couverture en feutre, en guise de matelas (heu-beu ka-tè to). L’oreiller (von k’a do) est un simple morceau de bois, parfois aussi, un sac en toile de chanvre, rempli de son de sarrasin. Pour se couvrir, un simple feutre (heu-beu), parfois aussi une couverture ouatée (meu lo-bo), achetée chez les Chinois.
Au milieu de chaque chambre habitée, non loin du lit, un trou en forme de brasero (kou-tcheu bè-zo), où l’on brûle de grosses bûches.
Nous trouvons encore: deux ou trois petites armoires (djeudè)\ quelques bancs en paille (seu tseu iè)\ des cribles pour les grains (oh)\ des hottes (ka-tcheu)\ des paniers tout petits (ka-ti) en bambous tressés, recouverts d’une couche de boue mélangée à de la bouse, d’autres petits paniers (ké-mè nè ka-ti) bien tressés, non recouverts de boue, servant à déposer le fil de chanvre, les objets de couture, etc., et des paniers à bras (ka-p’eu); des courges vidées en forme des bouteilles (mo p’eu) pour porter l’eau a boire à la montagne, d’autres courges en bouteilles artistiquement revêtues d’un treillage en bambous (mo-k’a ti-to); des paniers (tcheu-tchè) sans rebord d’un côté, servant à ramasser le fumier, les balayures, ou même à puiser les grains, ces mêmes paniers (tcheu-tchè va), servant à laver les légumes; enfin les grands paniers-greniers cylindriques (peu-dou) en bambous tressés, lutés à la boue et à la bouse, sans compter un ou deux métiers à tisser.
Les portes sont fermées à l’aide de cadenas chinois (so).
Les écuries ne sont vidées que deux fois par an, à l’époque où on met les engrais dans les champs. On évite cependant que ces écuries deviennent des fosses à boue fétide, en recouvrant chaque jour le fumier d'une couche de paille ou de feuilles d’arbres, le purin par ailleurs s'échappant facilement.
Les lampes chinoises à huile (a-to teu) très-rudimentaires ne sont pas absolument inconnues. On s’en sert très-peu, surtout dans la montagne, où pour s’éclairer, on fait usage de torches. Pour les soirées, on trouve suffisante la lumière du brasero.
ARTICLE ÏL Moyens d’existence.
1. Généralités. — 2. Division du travail quant au temps et aux personnes. — 3. Différentes espèces de plantes cultivées. — 4. Outils. — 5. Fabrication de l’alcool. — 6. Fabrication de l’huile. — 7. Animaux domestiques. — 8. Chasse. — 9. Pêche.