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VI. Moyens cî’existenee

3erae lune. — On inonde les rizières (bè di k’i), on laboure (mi mo ), on herse (mi k’yé), et on repique le riz (mi tch’eu).

4eme lune. — On laboure et on sème le maïs ( cho-peu dieu ), on sème le sorgho (lou dieu), on sème le millet (ts’eu dieu), on plante les haricots (no-pi t’cheu), et les courges (a-peu tch’eu), et on sème le tabac ordinaire (a-keu dieu).

5eme lune. — On sarcle le maïs (cho-peu mi kè), etc.

6eme lune. — On va à la cueillette du ho-ts'ao , ké-mè ga.

7eme lune. — On coupe le riz (tsè vi) et on le bat (tsè koua). On récolte les haricots et de nouveau on prépare les terrains pour la petite culture.

8eme lune. — On plante les fèves (no tch’eu), on sème l’orge (zeu cheu), le froment (cho cheu), l’opium (a-keu cheu), on plante les pois (no-va t’cheu).

9eme lune. — * Récolte du tabac ordinaire, du maïs (cho-peu kè), du sorgho (lou-tsè).

10eme lune. — On coupe les bois pour la construction des maisons (hi veu), on coupe l’herbe pour couvrir les maisons (cheu-hè vi), on coupe la provision de bois pour l’année (seu dè).

Ijeraë ej- jgeme 1 une. — On fait la provision des torches (cho-bo ngeu), on apporte à la maison le bois (seu beu) précédemment coupé à la montagne, et on construit les maisons.

Les femmes travaillent avec les hommes, ‘mais certains travaux reviennent en principe aux hommes, d’autres, aux femmes.

Les travaux de labour et de hersage, le battage du riz, le port des matériaux de construction, la coupe du gros bois de chauffage, la coupe des torches: sont du ressort des hommes.

Le repiquage, le nettoyage des rizières, la coupe du riz: sont du ressort des femmes.

lous les autres travaux sont faits en commun par les gens des deux sexes.

Pour le port des charges, les hommes emploient généralement, un bâton (ta-kè t’i-mo), servant à porter (pi) les fardeaux en balançoire sur l’épaule. La charge est attachée directement à chaque

Bibliothèque Anthropos. I, 5: Lié tard, Au Yun-nan. 6

Vie physique des Lo-los.

Figure IV. (a-pè.)

extrémité du bâton, contrairement à ce qui a lieu chez les Chinois du Yunnan, qui laissent pendre la charge presque à terre.

Les femmes, elles, portent toujours sur le dos (beu). A cet effet, elles se servent d’un plateau en bois (a-pè) qui se place sur les épaules, en offrant au cou une échancrure. Un trou de chaque côté de la planchette laisse passer une corde-ceinture dont le haut repose sur le front de la porteuse, tandis que le bas sert à accrocher

la hotte (v. fig. IV et fig. V).

Pour le port de certains objets, du fumier, par exemple, les hommes se servent également de cette planchette, mais eux, font reposer tout le fardeau sur les épaules et non sur le front.

Les Li-sou se servent également de cet instrument pour porter les palanquins, dont les brancards sont attachés de chaque côté de la planchette.

Pour le port du bois dans les montagnes, les femmes se servent en plus d’un autre instrument, appelé (vè-ka). Il se compose 1 0 d’un châssis formé de deux branches verticales, réunies horizontalement par des battants dans lesquels est enchâssé un treillage en Flgme V’ bambous pour protéger le dos:

de la planchette (a-pè), 2 de deUX trlngles volantes

d’après un dessin chinois. fixées en bas du châssis, et

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