‹ Auber, biographie critiqueChapitre 7 sur 18 · A. NOURRIT · texte numérisé non relu

A. NOURRIT

(Le Dieu etlaBayadère, Gus tave III, la Muette de Portici, le Philtre, le Serment, Vendôme en Espagne.)

J.-B. CHOLLET (Les Chaperons blancs, la Fiancée, Fra Diavolo'..

H.-B. DABAniE L. FÉRÉOL

[Gustave III. la Muette (Fiorella, Fra Diavolo,

de Portici, le Philtre, le Ser- lu Marquise de Brinvilliers).

ment, Vendôme en Espagne).

PRINCIPAUX AUTISTES AVANT CRÉÉ LES O U V li A li E S d' A U B E 11

Interprètes : Nourrit iGuillaume. garron de lerme', Uabadie ^.lolicoeur. sergent). I^evasseur (docteur Fontanarose, charlatan), Elie (valet du charlatan) ; 31"'^ Dorus et M'^^'- Damoreau (Thérézine. jeune fermière). M"" .Tawurek (Jeannette, blanchisseuse).

Mauléon, xviii'" siècle.

Livret agréable qu'a repris depuis Donizelti pour rE//.'>ï/'c'(ra?/(0?¥. Partition aimable et spirituelle que lOpéra-Comique aurait dû adjoindre à son répertoire. Morceaux à citer ."couplets militaires de .folicœur : « .Te suis sergent », rondo-boniment du charlatan, air de (iuillaume « Philtre divin h, grand air de Thérézine ' La coquetterie fait mon bonheur ». ouverture et final du premier acte.

.loué sans interruption de 1831 à 1849. 184 fois; deux reprises, de 1852 à 1859, 46 fois, et de 1861 à 1862, 13 fois. Total des représentations : 243.

XXI. La Marquise de BrinrUllcrs, drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe et (lastil-Pilaze. Salle Venladour. 31 octobre 1831.

Interprètes : .Moreau Sainti ^Arthur de Saint-Brice). Boulard (M. de Vernilhac, fermier général), Féréol (Galifard, intendant de la marquise), Alfred (M. de Coulange), Louvet (le premier du Koi), Cliarles (valet de Vernillac), Duchenet (domestique de la marquise) ; .M"' Prévost (la uaarquise de Brinvilliers'. M""' Pradher (Hortense

de Montmélian. femme de Vernilloc', M Boulanger (.Madelon,

sœur de lait d Hm-tense).

Versailles, 167:').

.Musique due à la collaboration de neuf compositeurs, Auber. Balton, Berton, Blangini, Boieldieu, Carafa, Gherubini, Ilerold. Paër. La part dWuber se bornait à un duo, d'ailleurs remarquable, au troisième acte.

Joué d'abord en deux ans, 32 fois; reprise en 1836, Il fois. Total des représentations : 43.

XXII. Le Serment ou les Faux iiionnajjeurs. opéra en trois actes, paroles de Scribe et Mazéres. Salle de la rue Le Peletier, (''octobre 18o2.

Interprètes : Nourrit Kdiuond. jeune fermier, puis cokmel!, Dabadie (le capitaine Jean, chef des faux monnaveurs), Derivis fils et Levasseur ^maitre Andiol, aubergiste), Ferdinand Prévôt (brigadier de gendarmerie). Trévaux (un officier); .M'"" Damoreau (.Marie, fille d'Andiol).

Toulon, 1800.

Livret assez ingénieux, musique habile, mais sans inspiration. A citer l'ouverture, l'air d'Kdmond : « En avant conscrit », l'air

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dAndiol : « Le bel état que celui d aubergiste » et surtout le grand air à vocalises de Marie <' Dès lenfance », qui longtemps a servi aux concours de chant du Conservatoire.

.loué de lb32 à 18+9. sans interruption, mais sans le troisième acte le plus souvent. Tolal des reiirésentations ; 102.

X.\III. Gustace lll ou le Bal manqué, opéra historique en cinq actes, paroles de Scribe. Salle de la rue Le Peletier. 27 février 1833.

îrUtrprétes : Nourrit Gustave 111, roi de Suède, Levasseur (comte dAnkastrom). Uabadie de Horn\ Alexis Dupont (Warling). Massol Christian, matelot . Trévaux un chambellan", Ferdinand Prévôt iiiinistre de la .luslicp . Wartel ministre de la Guerre, Hens (un domestique': M"' Falcon Amélie, femme d'Ankastrôm, ^jme Dabadie (Arvedson. devineresse . M"'- Dorus Oscar, page).

Suède. 1792.

Livret assez intéressant puur avoir été remis en musique par Verdi dans II Ballo in maschera. Partition inégale dont on peut citer louverture, lecho'iir des matelots, la scène chez la sorcière et surtout la scène du bal qui ttiminc I niivre avec son galop qui fui longtemps populaire.

.Toué de 1833 à 1853, sauf quelque.- interrn[ilions. Total des représentations : 168.

-WIV. Lestocq uu ilntri'jue el l'AinoUr. op. comique en quatre actes, paroles de Scribe. Salle des Nouveautés (place de la Bourse , 24 mai 1834.

Interprètes : Thénard (Lestocq, médecin français). Révial (Diniitri Lapoukine. officier russe), Henri Golofldn, ministre de In police), Deslandes JStrolof, serf de Golofkin), Genol (Samoïef, officier , Louvet Voref. aide de camp de Golofkin : M"" Pradher ^Elisabeth, fille de Pierre le Grand , M"' Peignât JEudoxie, femme de Golofkin , M"'^' Massy Catlicrine. serve de Golofkin'.

Russie. 174-1.

Livret diffus et invraisemblable : musique plus travaillée qu'inspirée. Bons ensembles et cbaruiante ouverture.

Joué en deux ans, 82 fois; reprise en 184U. 10 fois. Total des représentations : 92.

XXV. Le Cheval de bronze, opéra féerique eu trois actes, paroles de Scribe. Salle delà place de la Bourse, 23 mars, 1833.

Interprètes : Féréol Tsing-Sing, vieux mandarin . Révial prince Yang, fils de l'empereur de Chine;, Inchindi Tchin-Kao, fermier), Thénard [Yanko) ; M^^'^ Pradher Péki, fille de Tchin-lvao), M'^'^ Pon-

chard (Tao-Jin, femme de Tsing-Sing', M""' Casimir (Stella), M"'' Fai'gueil (Lo Mangli;.

Cliine, époque ancienne.

Livret amusant, partition charmante, dont presque tous les airs seraient à citer, notamment la Jjallade de Péki « Là-bas sur ce rocher sauvage », la chanson de Lo Mangli « Tranquillement il se promène ». et dont les ensembles sont remarquables, surtout ceux du premier acte et le final du second, sans oublier le duo spirituel « En croirai-je mes veux ».

Joué la première année 84 fois, et la seconde 22. Total des représentations : 106. (Repris à lOpéra, voir XLIV.)

XXVI. Actéon, op. comique en un acte, paroles de Scribe. Salle de la place de la Boiu'se, 23 janvier 1836.

Interprètes : Inchindi (le prince Aldobrandi;, Kévial (le comte Leonij; M""' Damorcau-Cinti (Lucrezia, princesse Aldobrandi). .M"'' Camoin (Angèle, sœur du prince). M""' Pradher (Stefano, sigisbée de la princesse).

Sicile, xviii'^ siècle.

Agréable lever de rideau primitivement destiné à lOpéra et écrit pour la voix agile de M'"'' Damoreau. L'air à vocalises « Nina, jolie et sage » peut passer pour un modèle du genre, et l'on peut citer encore un remarquable quatuor syllabique.

.loué sans interruption de 1836 à 1838, 37 fois; reprises en 1847, 26 fois, et en 1832, 29 fois. Total des représentations : 92.

XXVII. Les Chaperons blancs, op. comique en trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 9 avril 1»36.

Interprètes : ChoUet (Louis, comte de Flandre^ Henri ((iillterl, grand écuyer), Uicquier (Vanderblas. droguiste), Thénard (Gauthier, apprenti), (jénot (un seigneur). Deslandes (Berghem), Victor (Arnoult, soldat), Léon (Pettersen, garçon armurier); M"" Prévost (Marguerite), .M"'' Mousel (Ursule, femme de Vanderblas).

Gand, 1383.

Livret absurde que nulle musitiue ne pouvait sauver. Partit inn dont le premier acte entier est des plus remarquables. .\ signaler encore Louvertiu-e et au troisième la chanson de (iaulier « -Moi je connais une maîtresse ». l'ensemble de la conjuration et la scène (iiiale.

Insuccès complet et immérité. Tolal des représentations: 12.

XXVIII. L'Ambassadrice, op. couii(iuc en trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bnnrsc, 21 (li'cembre 1830.

Interprètes : Moreau-Sainti (duc de Valberg), Couderc (Bénédict, comédien), (Hoy Forlimalus, imprésario): .M""-' Damoreau (Henriette, prima donna), M'^'^' Jennj-Colon (Cliarlotte, actrice), M'"'-' Boulanger (M'"'- Barneck, tante d'Flenriette), ;\1"' .Mousel (comtesse Augusta de Fierschemberg. tante du duc).

Munich et Berlin, époque de la Bestauration.

Livret ingénieux et agréable, partition écrite pour M""' Damoreau, et riche en vocalises, comme il convient à une prima donna. Morceaux à citer : complainte d'Henriette « Il était un vieux bonhomme », son grand air « J'aurai des titres », sa leçon de chant au second acte, avec les couplets du « sultan Misapouf ». ses deux duos avec Bénédict, l'air boutre de Fortunatus « Che gusto ! que mon sort est beau! » les couplets de Charlotte « 11 est, diton. un beau jeune homme ». Ensembles excellents, et point de chœurs.

.Toué de 1836 à 1860, sans interruption, 361 fois ; reprises en 1865-68, 42 fois, et en 1873, 14 fois. Total des représentations :

XXIX. Le Domino noir, op. comique en trois actes, paroles de Scribe. Salle delà place de la Bourse, 2 décembre 1837.

Interprètes ; Couderc (Horace), Moreau-Sainti (.Tuliano), Grignon (lord Elfort),Boy (Gil Ferez) ; M'"»^ Damoreau (Angèle), M"'-' Berthaut (Brigitte), M'"'^ Boulanger (Jacinthe), M"« Olivier (Ursule), •M'"'' Roj (Gertrude, la tourière).

Espagne, époque de la Bestauration.

Pièce célèbre où, par la légèreté, lélégance et l'esprit, le livret et la musique s'accordent pour réaliser un chef-d'œuvre en son genre, un des types les plus réussis de l'opéra comique. Presque tous les morceaux sont à citer, comme devenus populaires : l'ouverture, la romance d'Angèle « Le trouble et la frayeur», ses couplets « Qui je suis ? une fée, un bon ange », son dialogue avec Juliano « D'où venez-vous ma chèi'e », l'aragonaise « La belle Inès fait tlorès », le grand air « Ah! quelle nuit », la scène du souper au premier acte et celle du couvent, au troisième.

Joué depuis 1836 jusqu'à l'heure actuelle, sauf pendant les années 1858, 1877-79, 1892-93, 1899-1900, 1908-09. Total des représentations : 1209.

XXX. Le Lac des Fées, opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Mélesville. Salle de la rue Le Peletier, 1"' avril 1839.

Interprètes : Duprez (Albert, étudiant), Levasseur (Rodolphe de Cronembourg), Wartel (issachar, marchand juif), Ferdinand Pré-

vot et Alexis Dupont (Fritz et Conrad, étudiants), ^lolinier (Pikler, truand) ; M'"" Sloltz (Marguerite, aubergiste), M"" Nau (Zeila, jeune fée), M'^'^ Elian Barthélémy (Edda et un jeune pâtre).

Allemagne, région du llarz. 1500.

Sujet légendaire el féerique, traité par le musicien avec une certaine grâce poétique et un certain souffle dramatique. A citer l'ouverture, la cavatine d'Albert « Gentille fée )>, la scène des fées. l'air de Zeïla « Mes sœurs, attendez-moi », et sa complainte « (l'en est donc fait », le grand air de Rodolphe « Avec adresse », le chœur des étudiants « Vive la jeunesse ». la fête des Hois avec son chant de Noël et ses danses, la scène de la folie d'Albert au quatrième acte et le gracieux chœur des fées.

Le succès a été surtout grand en Allemagne, où la pièce s'est toujours maintenue au répertoire. Joué à Paris, sans reprise. Total des représentations : 30.

XXXI. Zanetta ou jouer avec le feu, op. comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges. Deuxième salle Favart, 18 mai 1840.

Interprèles : Couderc (Rodolphe de .Montemart), Mocker (Charles VI, roi des IJeux-Siciles). Grignon (le baron Mathanasius de Warendorf, médecin et conseiller de Tr^lecteur de Bavière). Sainte- Foy et Emon (Dionigi et Ruggieri, seigneurs de la cour), Haussard (Tschii'cosshire, heiduque du baron); M™" Damoreau (Zanetta, jardinière), M"'^ Rossi (Nisida, princesse de Tarente).

Palerme (Sicile), 1740-44.

Livret impossible; musique où les vocalises abondent, où surtout le rythme de valse est prodigué, notamment dans les finales du premier et du troisième acte. A citer : la ballade « Sur les rivages de Cataae >-, les trois duos, tous assez expressifs, et la charmante ouverture.

Pas de reprise. Total des représentations : 35.

XXXII. Les Diamanls de la Couronne, op. comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges. Deuxième salle Favart. 0 mars 1841.

Interprètes : liicquier (comte de Campo .Mayor, ministre de la police), Couderc (Don Henrique de Sandoval, neveu du comte), Henri (ReboUedo, chef des faux-monnayeurs), Mocker (don Sébastien d'Aveyro), Palianti el Sainle-Foy (Barbarigo et Mugnoz, fauxmonnayeurs) ; M""^ xVnna Thillon (reine de Portugal, sous le nom de la Catarina), M"'- Darcier (Diana, fille du comte).

Coïmbre et Lisbonne (Portugal), 1777.

Pièce invraisemblable, sauvée pai- Ihabileté du librettiste et l'abondance mélodique du compositeur. Acte 1, air de Catarina « Oui. c'est moi ». ballade « Le beau Pédrillo », duo dit « du chocolat » avec don llenrique ; Acte 11. boléro à deux voix de femme « Dans le défilé des montagnes », et grand air avec variations « Ah ! je vais briser ma chaîne » ; Acte 111, cavatine « A toi, j'ai recours ». A citer, comme particulièrement remarquables, le chœur « Amis dans ce manoir », le quintette du troisième acte, et surtout les finales des deux premiers.

.Joué de 1841 à 1849 (sauf en 1844) 186 fois; de 1835 à 1864 (sauf en 1858), 82 fois; de 1877 à 1887 (sauf en 1885), ill fois. Total des représentations : 379.

XXXIII. Le Duc d'Oloane, op. comique en trois actes, paroles de Scribe et Saintine. Deuxième salle Favart. 4 février 18*2.

Interprètes : Mocker (Gaspard de Saavedra, duc d'Olonne). Roger (chevalier de Villardouin), Henri Mugnoz, intendant du duc), Daudé (Ripallo, officier espagnol), Griguon (La Rose, soldat fran';ais), Victor (alcade major). Palianti (alcade du palais) ; M'"'^ Anna Tliillon (Bianca de Molina). M"'^' Hévilly (Marijuito. femme de .Mugnoz), M'"'- Blanchard (soeur Angélique).

Espagne, province d'Aragon. 1710.

Livret romanesque et médiocre; partition plutôt faible et sans personnalité, où Ton ne trouve à rappeler que le contraste des chants de moines et de soldats, la sérénade du ténor et du baryton, aboutissant à un quatuor, et le grand finale du second acte.

Pas de reprise. Total des représentations : 45.

XXXIV. La Part du Diable, opéra comique en trois actes, paroles de Scribe. Deuxième salle Favart, 16 janvier 1843.

Interprètes : Roger (Kafael d'Estuniga). Ricquier (Gil Vargas. son précepteur; ; Grard (Ferdinand VI, roi d'Espagne), Victor (fray .Vntonio, inquisiteur) : M™'' Rossi-Gaccia (Carlo Broschi. rôle travesti), -M""'" .\nne Thillon (Casilda, sa sœur), M"*-' Révilly (Marie- Thérèse de Portugal, femme du roi d'Espagne).

Espagne, environs de Madrid, et Aranjuez, vers 1750.

Livret agréable et ingénieux. Partition où les tendances italiennes se remarquent encore avec l'air de Carlo Broschi '< Le singulier récit » avec le duetto « Amitié, constance et courage », mais où la personnalité du compositeur se montre avec le premier air de Rafaël « C'est elle qui chaque jour ». avec la naïve romance de Casilda « Oui, devant moi ». avec la gracieuse cavatine de Rafaël « (ienlil lutin », avec la joyeuse canzonette de Carlo Broschi

CH. CVTIAILI.E

(La Fiancée du lioi de Garbe,

Marco Spada).

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