HIRONDELLE
Tautre appâtent leurs petits dans le nid : ceux-ci ne le quittent qu'en état de voltiger, et sont encore nourris par le père et la mère quelque temps après en être sortis. C'est parmi eux qu'on trouvé les espèces qui montrent le plus dlndustrie dans la structure de leur nid, et celles qui ont la voix la plus cadencée et la plus harmonieuse. Leur nourriture consiste en grains, fruits, insectes, petits oiseaux, I)oissons, suivant que leur bec est plus fort ou plus long. Les oiseaux de Tordre des passereaux placent leur nid sur les arbres, dans les trous des murailles et des vieilles tours, dans les creux des arbres, dans les buissons ou au milieu des roseaux.
D'après M. Cuvier, l'estomac des passereaux est en forme de gésier musculeux. Ils ont généralement deux petits cœcum : leur sternum n'a d'ordinaire qu'une échancrure de chaque côté à son bord inférieur; cependant il en a deux dans les rolliers, les martins-pêcheurs, les guêpiers ; on n'en aperçoit plus chez les martinets et chez les colibris.
Genre HIRONDELLE
(HirundOt Cuv., Vibill., Temm., Bbibs., Lnr., Lath.).
Caractères principaux.
Bec court, déprimé, large à sa base, triangulaire, étroit à sa pointe; mandibule échancrée et courbée à son extrémité; narines basales, oblongues ou arrondies, en partie fermées par une membrane.
Langue courte, large et divisée à sa pointe.
Boucha très-fendue.
H.N. xxin. 22
Pieds tétradactyles.
Trois doigta devant, xm derrière; les extérieura réunis à leur base.
Caractères accessoires.
Ailes longues.
La première rémige la plus longue de toutes.
Queue le plus souvent fourchue, égale chez quelques espèces, et à rectrices terminées en pointe.
On trouve des hirondelles dans toutes les contrées de Funivers. Elles sont sédentaires dans les climats où la température n'est si\jette qu'à de faibles variationSy en Egypte, en Ethiopie, en Lybie, et dans les pays sHués entre les tropiques ; elles sont de passage dans les régions froides ou tempérées, qu'elles quittent en automne, et oîi elles reparaissent au printemps. Ce sont des oiseaux insectivores, dont Taîr semble être l'élément par excellence, qui mangent et boivent en volant Les lieux humides sont ceux que préfèrent les hirondelles, sans doute à cause de la plus grande abondance de cousins, de mouches et autres insectes ailés qu'elles y trouvent et qu'elles saisissent avec une extrême adresse. Elles rendent de grands services à l'^tgriculture en détruisant plusieurs insectes, qui font de grands dégâts dans les campagnes, et dont elles sont très-friandes. Les nids formés par toutes les espèces de ce genre sont d'une construction solide, faite avec art, et composée de substances dures ; l'intérieur est tapissé de matières molles : quelques-unes nichent deux fois dans l'année, et placent leur nid dans les cheminées, sous