GOÉLAND 00 MOUETTE. PL
La première et la deuxième rémiges à peu près de même longueur.
Queue à pennes d'égale longueur, ou un peu fourchue.
Ce sont des oiseaux lâches et Toraces qui abondent sur toutes les côtes; ils volent avec rapidité, se reposent indifféremment sur le rivage ou sur les eaux : leur nourriture consiste principalement en poissons, voiries et coquillages. Ils nichent sur le sable et sur les rochers des bords de la mer, ou au milieu des herbes dans les terrains marécageux. La ponte est de deux ou trois œufs. La livrée des jeunes est différente de celle des adultes ; elle varie jusqu'à la troisième mue. De là est venue la confusion qui existe dans la nomenclature. Les sexes ne se distinguent que par la grosseur : la femelle est ordinairement plus petite que le mâle.
La mue est double; les changemens produits par la seconde s'opèrent principalement sur la tête et le corps.
ESPÈCE
LA MOUETTE DE DORBIGNY, LA RUS DORBIGNYI^ (PL 9, fig. 3).
L. occipite, nuchâ, dorso, alisque caudâ fusco-cinereo-cœrulescentibus ; fronte, genis, collo et partibus inferioribus albis ; caudâ parimi furcatâ ; rostro nigro ; pedibus rubris.
L'occiput, la nuque, le dos, les ailes et la queue sont d*un brun-cendré tirant au bleuâtre ; cette cou-
^ M. Dorbigny, jeune natnra- toire naturelle de Paris, «t actuelleliste, membre de la Société d'his- menten voyage au Chili et au Pérou.
' leur est plus claire sur les couvertures des ailes et sur les barbes extérieures des grandes rémiges; le front, les joues, le cou et toutes les parties inférieures sont d'un blanc pur; la queue est un peu fourchue; le bec est noir ; les pieds sont rouges.
Cette espèce est la plus petite du genre; elle se rapproche, tant pour la taille que pour le plumage, de rhirondelle de mer épouvantail {stema nigra) en livrée d'hiver. Ses pieds, toutes choses égales d'ailleurs, sont plus grêles que chez ses congénères; les membranes sont aussi plus découpées et plus courte;^. On peut la considérer comme établissant le passage des mouettes aux sternes ou hirondelles de mer,
La nourriture et la propagation sont inconnues.
Genre MERLE
{TurduSf Cuv., Vieill., Temm., Lut., Lath., Bbibs.).
Caractères principaux.
Bec aussi haut que large à sa base, ensuite comprimé latéralement; mandihule supérieure échancrée et courbée vers sa pointe; Vinférieure droite en entière; nœrines basales
' ovoïdes, en partie couvertes d'une membrane nue.
Langue cartilagineuse fendue à son extrémité.
Bouche ciliée.
Pieds tétradactyles.
Trois doigta devant, un derrière; les extérieurs unis à leur base.
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Porice posé au bas du tarse, et portant à terre sur toutes les articulations.
Caractères accessoires.
Les troisième et quatrième rémiges les plus longues dans le
plus grand nombre d'espèces.
Queue égale ou échancrée, à douze rectrices.
Les merles et les grives se rencontrent dans toutes les parties du monde, nichent sur les arbres, dans les buissons, sur des souches, dans les creux des rochers et à terre; leur ponte est de quatre à six œu& Ils recherchent avec avidité toutes sortes de baies, mais les insectes forment leur principale nourriture, particulièrement dans le temps des couvées. Le mâle nourrit sa femelle quand elle couve, et partage avec elle Tincubation. Les petits, qui ne voient pas en naissant, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent qu'en état de voler.
La mue est simple.
Dans certaines contrées, les merles émigrent; ils. sont sédentaires dans d'autres.
ESPÈCE
MERLE DE ROCHE, TURDUS SAXATILIS (PL 13, fig. I).
T. capite, oollo cœnilescente-cinereis ; alis suprà nîgricantibus ; dorso albo ; pectore, abdomine, caudâ rufis.
Synontm. Lanius iofaustus et minor (senex), Turdus saxatilis (junior aut femina). LiNN. ; Gmel., Syst, ncU,, pag. 310, 11°. 25, etpag. 833, n*. 114.
Turdus saxatilis Lath. (senex), Turdus înfaustus (junior aut femina). Lath. Ind, Omith. pag. 209, n^". 33, 32.
Merle de roche. Burr., Histoire naturelle, Oiseaux, planches enluminées, 562. (Mâle.)
Merle de roche, Turdus saxatilis. Cuv., Jtègne animal, tom. I, pag. 351.
Merle de roche, Turdus saxatilis. Vieill., TM, encyclop,, pag. 649.
Merle de roche, Merula saxatilis. Bbiss., Ornith,^ t. Il, pag. 238, n°. 13.
Rock ihrike et Rock thrush, Lath. Syn. i, tom. I, pag. 1 76, n«. 27 ; et 11, tom. i, pag. 54, n*>. 57.
La tête et le cou sont d'un cendré -bleuâtre; la poitrine, les flancs, le ventre et la queue d'un roux rif; les rémiges et les deux rectrices supérieures brunes, finement lisérées de blanchâtre; les couvertures supérieures de Taile sont noires, à reflets bleuâtres; le dos est blanc.
La femelle a le dessus de la tête, le derrière du cou et les deux pennes intermédiaires de la queue bruns, lisérés de blanc; les plumes du dos, des couvertures des ailes, les rémiges sont de la première teinte et terminées de blanc; la gorge, le devant du cou, la poitrine et les autres parties infé-
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rieures sont d'un l)lanc-roussâtre bordé de brun : cette couleur forme un demî-cercle à Textrémité de chaque plume; le bec et les pieds sont binins.
Les jeunes de Tannée diffèrent peu de la femelle. La figure i de la planche 13 représente un jeune ou une femelle ; les vieux mâles sont après la mue et en hiver semblables à la femelle.
Ce merle se trouve en Egypte, en Barbarie, au Sénégal, au Cap et dans l'Inde ; il se rencontre aussi en Europe, sur les hautes montagnes de la Turquie, de la Hongrie, du Tyrol, de la Suisse, de l'Italie, de l'Espagne : il est plus rare vers le Nord.
Son chaut naturel est très-agréable et ressemble à celui de la fauvette à tête noire ; il imite avec une grande facilite le ramage des autres oiseaux. * Sa nourriture consiste en scarabées, sauterelles et baies sauvages.
Les endroits les plus retirés et les plus inaccessibles sont ceux qu'il préfère. Il se pose ordinairement sur les grosses pierres, oîi on le découvre de loin, sans qu'on puisse jamais l'approcher à la portée du fusil. Il choisit les trous et les crevasses des rochers pour y placer son nid, et l'attache au plafond des cavernes. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs d'un bleu-verdâtre sans taches.
Genre TBAQUET
(Saxtcola, Cur., Temm. ; GEnanthe, Vieill. ; JHotacilla, Liir.; Sylvia, Lath., £BIS8.).
Caractères principaux.
Bec grêle, plus large que haut à sa base, très-fendu, à bords droits; arête saillante, s'avançant sur le front; mandihule supérieure un peu obtuse, échancrée iet courbée à sa pointe; narines basales, latérales, oyoïdes, à moitié fermées par une membrane.
Bouche ciliée.
Pieds tétradactyles.
Trois doigts devant, un derrière; V extérieur réuni à sa base à celui du milieu.
Tarses hauts.
Caractères accessoires.
Les troisième et quatrième rémiges les plus longues de toutes.
Les traquets ou motteux sont des oiseaux vifs, méfians, assez hauts sur jambes ; ce qui les rend agiles et habiles coureurs : ils aiment de préférence les terrains en jachères, les bruyères, les endroits arides, pierreux, rocailleux, et les montagnes. On les voit toujours ou perchés sur des pierres, sur des mottes de terre, sur de faibles arbustes, ou bien voltigeant et courant sur le sol à la recherche des insectes dont ils se nourrissent uniquement : alors ils remuent sans cesse la queue. La dépression de leur bec à sa base les lie aux gobe-mouches propre-