TRAQUET. PL
ment dits. Us nichent au milieu des pierres, dans les crevasses des rochers, sous une motte de terre, et souvent aussi entre les racines des buissons.
La mue n'a lieu qu'une fois Tannée.
Toutes les espèces connues sont de l'ancien continent
ESPÈCE
LE TRAQUET œUREUR. 8AXIC0LA CURSORIA
(PL s, fig. i).
S. vertice rectrioibusque lateralibus albis ; corpore, ails, pectore, gulâ, rostro, pedibus nigrîs.
Stnontm. Le Troquet coureur, Sylyia cursoria. Vibill., Tableau encyclopédique, pag. 493.
Le Troquet coureur. Levaill., Oiseaux d'Afrique, planche 190.
Le dessus de la tête, la queue, qui est étagée, et les couvertures inférieures sont d'un blanc pur; tout le reste du plumage est d'un noir mat; le bec échancré à sa pointe ; les pieds et les tarses sont pareillement noirs; les tarses sont allongés; les yeux sont d'un brun-noir.
La femelle ne diffère du mâle que par la taille, qui est un peu moindre, et par le noir, un peu plus rembruni que celui du mâle.
Le traquet coureur est rusé et très-méfiant; on ne peut l'approcher qu'en le surprenant. Il habite les plaines brûlantes et les plus arides de l'Afrique méridionale. Monté sur de longues jambes, il court avec une grande vitesse en poursuivant les insectes,
particulièrement les sauterelles, dont il fait sa principale nourriture.
La propagation n'est point connue.
Genre FAUVETTE
(Curruca, Cuv., Bbiss. ; Sylvia, Yieill., Tehh., Lath. ; Motacilla, Lih.). Caractères principaux»
Bec grêle, subulé, à base un peu comprimée chez certaines espèces, un peu déprimée chez d'autres, étroit à son extrémité; mandibîde supérieure rarement entière, échancrée à son extrémité; Vinférieure droite; Tiarines basales, latérales, ovoïdes, garnies en dessus d'une membrane.
Langue cartilagineuse, lacérée à sa pointe.
Bouche ciliée.
Pieds tétradactyles.
^rois doigis devant, un derrière; V extérieur soudé à sa base à celui du milieu.
Queue composée de douze rectrices.
C*est dans ce genre nombreux que se trouvent les espèces qui ont été le plus favorisées de la nature sous le rapport de la voix : à l'exception de celles qui vivent sur le bord des eaux, et qui se plaisent dans les lieux aquatiques, toutes ont un chant cadencé plus ou moins mélodieux. La plupart sont de passage dans les pays qu'elles habitent. Les unes se nourrissent uniquement d'insectes, de vermisseaux, dont elles s'emparent en voltigeant de branche en branche^ de
roseau en roseau, et en visitant chaque feuille ; d'autres joignent à cette nourriture les baies et les fruits Bucculens. Elles nichent deux et rarement trois fois l'année, dans les buissons, sur les arbrisseaux, au milieu des roseaux, à terre et dans les trous. Les petits naissent ayeugles, et ne quittent le nid que lorsqu'ils sont en état de voler. Les fauvettes se rencontrent dans toutes les parties du monde.
La mue n'a lieu qu'une seule fois Tannée.
ESPÈCES